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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 12:00

   

Monsieur Le Premier Ministre,


Ma question porte sur la réforme des retraites. C’est un sujet important et c’est un sujet difficile.

Je souhaiterais qu’il soit abordé ici, par le gouvernement et par la majorité, dans le respect de l’opposition.


Quel est le but à atteindre? Mettre en place une réforme juste, efficace, durable et négociée avec trois objectifs :

1/ Conforter le niveau des pensions, en faisant un effort prioritaire pour la revalorisation des petites retraites et des retraites des femmes.

2/ Faire une réforme juste, c’est à dire qui mette à contribution tous les revenus, y compris le capital. Cela passe par le maintien de l’âge légal à 60 ans car c’est une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation et c’est une protection pour les salariés usés par le travail et qui souhaitent partir.

3/ Permettre, dans le cadre de garanties collectives, davantage de choix individuels.
En 2025, quel sera le besoin de financement ? Le Conseil d’Orientation des Retraites prévoit un déficit de 45 milliards d’euros.

Si nous étions capables d’obtenir à partir de 2013 une croissance supplémentaire de 0,5 %, donc moins de chômage, donc plus de cotisations, cela permettrait de couvrir la moitié du besoin de financement prévu pour 2025.


Nous proposons :

1/ La mise à contribution des revenus du capital à hauteur de 19 milliards d’euros.

2/ Une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales à partir de 2012.

3/ L’abondement du fonds de réserve des retraites, en lui affectant un prélèvement sur les banques.

Nous proposons des mesures simples et précises pour permettre le retour progressif à l’emploi de 800 000 seniors en 10 ans.

Une réforme juste suppose aussi, bien sur, une majoration des annuités ouvrant droit à la retraite pour le travail pénible. A 60 ans, un cadre a une espérance de vie de 7 ans supérieure à celle d’un ouvrier.


Monsieur le Premier Ministre, allez-vous discuter sérieusement de ces propositions ? Ou préférez-vous, comme d’habitude, traiter l’opposition par le mépris ?

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:00

 

Il y a divergence entre DSK et Martine, et la position du PS sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ?

Que nenni ! C'est une fable, dirait Sarko !!!

la-girouette-politique.jpg 

Si on veut croire le député socialiste Jean-Marie Le Guen, proche de DSK, "Non, aucunement", il n'y a pas l'ombre d'une différence. 

Vous pouvez aller lire les déclarations sur Rue89, c'est édifiant :

 "Strauss-Kahn n'a fait que dire ce que dit le PS" 

 

- "Dominique Strauss-Kahn est tout à fait dans le sens de ce que dit le Parti socialiste".

- "Il a défendu ce qui est l'essentiel de la position du PS".

 

Voilà, et après on va chercher les raisons de la perte incessante des adhérents, leur désaffection pour les Assemblées Générales en section et pour les scrutins internes ???

 

On a suffisamment accusé Ségolène ROYAL de se démarquer des positions du PS, on l'a assez taxé d'être "de droite" pour qu'aujourd'hui je n'hésite pas ici à relever les chicanes de DSK et de ses proches, qui cherchent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes !!!

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 08:00

logo-PS-invers-.jpg 

Au PS, cela a été martelé : "Le projet d'abord" !

On peut admettre. Mais alors, puisque cela est essentiel, comment interpréter la chute incessante de la participation aux scrutins organisés par Solférino ? C'était déjà vrai le 1er octobre 2009, aux moment du vote sur les 11 questions sensées amorcer enfin la "rénovation" du PS.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les militants ne se sont pas rués vers les urnes pour ce vote du 20 mai.

Ouais, on nous annonce un PS au travail ... mais un PS avec de moins en moins de militants motivés.

Seraient pas un peu écoeurés, des fois ???

 

Lu sur le site du PS  -  le 21 mai 2010 :

Convention nationale nouveau modèle de développement :

le texte est approuvé !

 

Les militants du PS se sont prononcé "très massivement à 90% pour le texte, 3,4 % contre et le reste en abstentions", a annoncé Christophe Borgel, secrétaire national aux élections et à la vie des fédérations. 

La participation se situe entre "50 et 60.000 sur 180.000" inscrits, soit "entre 30 et 33%".

A la mi-journée vendredi, il manquait "encore quelques fédérations" qui pouvaient "faire bouger à la marge", a également affirmé Christophe Borgel.

 


 

Ce ne serait pas les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, quand même ?

Ce serait trop drôle.

Manquerait plus que "la marge" soit de 142 voix, la coupe serait pleine !!!

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 07:00

 

Ca vient de Pierre Moscovici : "DSK ou pas ...".  (ou pas, moi je préfère)

On semble s'éloigner de l'appréciation très élogieuse de Moscovici lorsqu'il évoquait la "candidature naturelle" de DSK !

Le 22 avril en effet, comme on l'interrogeait sur la personnalité la mieux à même d'incarner la nouvelle société qu'il propose dans son rapport sur le "nouveau modèle" du PS pour 2012, Pierre Moscovici avait répondu :

"Si une candidature naturelle se dégageait, il ne faudrait pas la contrarier. La candidature de Dominique Strauss-Kahn peut être celle-là, s'il le veut et en fonction des circonstances. Aujourd'hui, je n'en vois pas d'autre"

Contrariant, quand même, que DSK se différencie très fortement de l'orientation définie par le PS sur l'âge légal de départ à la retraite, une clause importante du projet présenté par Moscovici !

 

70-ans--la-forme.jpg 

"DSK ou pas", Moscovici défend la retraite à 60 ans

Source : nouvelobs.com  -  le 21 mai 2010 

Les propos du député PS interviennent alors que le directeur du FMI a estimé jeudi que si on "vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans".

Le député PS Pierre Moscovici a affirmé vendredi 21 mai que, "Dominique Strauss-Kahn ou pas", il continuait à défendre "l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans", alors que le directeur général du FMI s'est prononcé contre tout "dogme" en la matière.

 

"Dominique Strauss-Kahn ou pas, je défends l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans", a lancé sur RTL Pierre Moscovici. "Je pense que plus la vie s'allonge, plus on doit pouvoir en profiter aussi pour soi et pas uniquement pour le travail", a-t-il ajouté.

Contre tout "dogme"

La veille, sur France 2, Dominique Strauss-Kahn avait réfuté tout "dogme" sur l'âge de départ à la retraite, estimant que si on "vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans".

Interrogé sur une éventuelle candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle soigneusement esquivée jeudi soir par l'intéressé, Pierre Moscovici a répondu : "Je pense sincèrement qu'il est totalement là-dedans (la direction du FMI, ndlr) et que ce n'est le moment ni pour lui ni pour nous de penser à 2012 pour lui".

"Pas sa chochotte"

"Mais j'ai noté qu'il a dit aussi qu'il ne faisait pas sa chochotte, qu'il n'était pas malheureux des sondages" le donnant favori de la gauche pour 2012 et "il a attisé le désir", a jugé le député du Doubs.

La première secrétaire Martine Aubry montre également, selon lui, "tous les signes" d'un intérêt pour 2012. Mais la candidature PS à la présidentielle "ne se joue pas entre eux deux", a ajouté Piere Moscovici, rappelant que pour sa part il y pensait également... "comme d'autres".

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 08:00

 

Tous centenaires !!! C'est super-DSK (l'expression est dans marianne2.fr) qui le dit. 

Ca, c'est une chose. Si je me réfère maintenant au projet du PS (il a bien sa carte au PS, le monsieur ?), il m'apparaît que son "travail d'aujourd'hui" serait plutôt de dire le contraire des orientations récemment annoncées par le parti ...

Prise en compte de la pénibilité ? C'est lui qui est pénible, je trouve !!!

A part ça, donc, il ne parle pas de politique française. 

DSK et M'ame Chabot

 

Strauss-Kahn contre le "dogme" de la retraite à 60 ans 

 

Dominique Strauss-Kahn a réfuté sur France 2, jeudi 20 mai tout "dogme" sur l'âge de départ à la retraite, estimant que si "on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans". "Il y a plusieurs façons de faire les choses : une manière qui est assez évidente dans beaucoup de pays c'est de dire si on vieillit plus longtemps, il faut qu'on travaille plus longtemps", a affirmé le directeur du FMI, dont l'interview enregistrée la veille à Washington a été diffusée jeudi lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

"L'âge de départ à la retraite est très différent selon les individus et les professions", a-t-il insisté. L'ancien ministre socialiste affirme qu'il s'est toujours battu pour la prise en compte de "la pénibilité". "Selon que vous faites des carrières différentes, vous commencez plus ou moins jeune d'ailleurs (...), et selon que vous faites un métier plus ou moins pénible, la justice c'est qu'à l'arrivée vous puissiez prendre votre retraite plus ou moins tôt."

Comme il était interrogé sur un "dogme" de départ à la retraite à 60 ans, position que défend notamment le PS, il a répondu: "Je ne pense pas qu'il faille y avoir de dogme. Le monde change très vite et on vit dans la mondialisation, qui a des avantages, des inconvénients, mais c'est la réalité, il faut tenir compte de cela."

Interrogé sur ses ambitions présidentielles, il a répété qu'il avait une "mission à remplir" et ne demandait "qu'une chose", qu'on le "laisse travailler" à la tête de son institution. Pour lui, "le rôle que le FMI a joué depuis le début de la crise des subprimes est reconnu par tout le monde".  "La politique, si ça a quelque chose de noble, c'est justement d'être capable de se dire "ce qui est important, ce n'est pas mon avenir politique à moi ou l'avenir politique de mon parti l'avenir le dira , ce qui compte, c'est de faire ce dont le pays a besoin", a-t-il glissé.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 13:00

 

Ségolène ROYAL était l'invitée d'Europe1 le mardi 18 mai , et s'est exprimée sur une réforme des retraites juste.

"Une bonne réforme ce n'est pas un réforme qui se ferait à toute vitesse en ne jouant que sur un critère, c'est à dire en remettant en cause un acquis social fondamental, la retraite à 60 ans, ou en allongeant aveuglément les durées de cotisation.

Ce qui compte c'est la justice dans l'ensemble des prélèvements obligatoires" a-t-elle déclaré en conclusion. 

 

Royal : le départ à la retraite à 60 ans est "un acquis social pas négociable"

Source : leparisien.fr  -  le 18 mai 2010

 

, présidente de la région Poitou-Charentes, a affirmé mardi que l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, "un acquis social très important", n'était "pas négociable".
"Ce n'est pas négociable parce que ce serait le recul d'un acquis social très important", a déclaré sur Europe 1 Mme Royal, interrogée sur un sondage selon lequel 54% des Français estiment qu'il faudra à moyen terme reculer l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 65 ans.


Elle a fait valoir que la proposition du de taxer les hauts revenus et les revenus du capital n'était "pour l'instant qu'une annonce" et que "nous (étions) habitués depuis trois ans à avoir beaucoup d'annonces qui ne sont pas suivies d'effet"
"Pour l'instant, je n'y crois pas, j'y croirai avec les Français lorsque l'on verra la loi votée sur les taux de prélèvement, sur la date de prélèvement, sur les rendements auxquels vont aboutir la contribution des grandes fortunes, la taxation sur les revenus du capital", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 12:00

 

Réforme des retraites : Ségolène ROYAL exige du gouvernement

qu'il chiffre immédiatement les recettes attendues de la taxation

des hauts revenus et des revenus du capital

 
 

 

Le 17 mai 2010 à la Maison de la Région Poitou-Charentes,

Ségolène ROYAL réagit suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy

sur la réforme des retraites : 

 
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 10:00

  Source : Le Monde, édition du 18 mai 2010 

 

Sans attendre le bureau national du Parti socialiste, qui doit avoir lieu dans la soirée du 18mai, la présidente socialiste de la région Poitou- Charentes prend position sur le document d’orientation du gouvernement sur la réforme des retraites.

Si elle reconnaît certaines avancées, comme la création d’une contribution nouvelle prélevée sur les hauts revenus et les revenus du capital, elle doute de la validité des projets gouvernementaux qui devraient s’accompagner, à ses yeux, d’une révolution fiscale et d’une nouvelle politique industrielle.

Le gouvernement vient de transmettre aux partenaires sociaux son  "document d’orientation sur la réforme des retraites". Quelle est votre réaction ?

On assiste à un recul inattendu du gouvernement, puisqu’il se dit prêt, pour la première fois, à examiner le volet recettes d’une réforme des retraites. Il parle d’une "contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital". C’était une de nos exigences anciennes et c’est un acquis du rapport de force que nous avons su créer avec lui. Mais il doit annoncer très rapidement quel sera le niveau de ces prélèvements. Avant toute décision sur la dépense, les Français doivent savoir combien on encaisse. Si ces prélèvements sont faibles, cela sera seulement un nouveau tour de passe-passe pour endormir les forces sociales.

Quand le document parle de "réforme systémique", cela correspond- il aussi à vos attentes ?

On peut considérer cela comme un point positif car c’est ce dont la France a besoin. Mais le gouvernement ne met pas tous les éléments sur la table. Qu’en est il de la révolution fiscale qui devrait être le corollaire de la réforme des retraites, le bouclier, les niches? Il doit aussi préciser ses intentions sur la pénibilité de certains emplois, c’est un débat bloqué depuis de longs mois et c’est inadmissible. Il y a des travaux qui aliènent. C’est vrai pour les emplois précaires qui se succèdent en contrats à durée déterminée (CDD), c’est vrai pour certains emplois de France Télécom. Les conditions de travail ne sont pas pour rien dans ce que le médiateur de la République appelait récemment la "fatigue psychique" de la société française. La retraite intervient dans la vie des Français comme un moment où chacun peut suivre le rythme de sa vie personnelle. Ce serait une grave erreur de réduire la réforme à la hausse de l’âge de départ à la retraite et à la durée de cotisation.

Pourtant, si on en croit les termes de la "consultation populaire sur la retraite et la fiscalité" que vous avez lancée sur votre site Internet desirsd’avenir.org, l’augmentation de la durée de cotisation n’est pas un sujet tabou.

Si le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans n’est pas négociable, la modification de la durée de cotisation, elle, ne pourrait intervenir qu’en dernière instance. Tous les paramètres internes et externes doivent d’abord être considérés et, si nécessaire, à la fin, et seulement à la fin, la question de la durée de cotisation pourra être posée. Pour que nous l’acceptions, il faudrait que des garanties aient été apportées sur le montant des pensions et que le gouvernement accepte d’établir un calendrier précis pour ré-abonder le Fonds de réserve que nous avions créé en 1999, en imaginant des recettes nouvelles.

Préconisez-vous aussi, comme l’aile gauche du PS, une nouvelle taxation sur les bénéfices des banques ?

J’y suis tout à fait favorable. Plus largement, la question de la réglementation de l’activité bancaire n’a pas été réglée. Sur le terrain, on vit le contraire de ce que dit le président de la République. C’est tout demêmeincroyable que les régions soient obligées de garantir les prêts bancaires et que l’Etat ne fasse rien.

Quel bilan faites-vous des trois premières années de la présidence de Nicolas Sarkozy ?

Il aurait fallu qu’il sache pourquoi il était là. Trois ans passés, et pas le début du commencement d’une politique industrielle. Le tournant de l’investissement massif dans la croissance verte n’a pas été pris ; rien n’a été fait pour recadrer l’activité économique et remettre en ordre les aides aux entreprises. Nicolas Sarkozy n’a jamais réuni, par exemple, les responsables de la filière automobile pour essayer de mettre fin à la vaine concurrence qu’ils se mènent alors qu’ils devraient concevoir ensemble la voiture électrique de demain. Angela Merkel l’a fait en Allemagne et ils sont en train de nous passer devant…On assiste aussi à une incroyable démobilisation des territoires. Nicolas Sarkozy n’a jamais réuni les présidents de région pour esquisser un travail commun entre l’Etat et les collectivités. La droite est partout défailllante, elle manque de volonté et d’imagination.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 22:00

  montpellier---noir-et-blanc.jpg 

La crise européenne appelle des décisions plus fermes

contre les banques et les spéculateurs.

Il faut construire les Etats-Unis d'Europe

Ségolène ROYAL  -  le 11 mai 2010

 

Après bien des atermoiements, l’Europe s’est enfin dotée d’un vaste plan de secours de 750 milliards pour soutenir les pays en difficulté dans la zone euro et enrayer la contagion née de la crise grecque. Un plan tardif et très incomplet.

Un plan qui ressemble à un rempart érigé à la dernière minute pour protéger l’Union des prédateurs financiers.

En revanche, pas un mot, pas une ligne dans l’accord final sur la lutte contre les spéculateurs, et aucune mesure coercitive contre les banques.

Car au delà de cette bouée de sauvetage lancée en urgence, nous savons bien que cela ne suffira pas et que c’est bien l’ensemble du système financier qu’il faut revoir.

Il y a dans la crise grecque comme les prémices d’une tragédie européenne si nous ne changeons pas radicalement de voie.

Car derrière la crise colmatée dans l’urgence, c’est l’Europe dans son essence qui est en réalité menacée.

Un peuple angoissé, otages des mensonges d’hier et de la purge d’aujourd’hui.

Un gouvernement humilié, contraint d’accepter tous les diktats sous peine d’être abandonné au vent violent d’un destin qu’il tente de maitriser avec sang froid.

Et un retour en arrière est nécessaire aujourd’hui pour bien analyser cet enchaînement dont nous ne voulons plus.

 

Lorsqu’un état est en déficit, comme c’était le cas de la Grèce ( -12,7% en 2009 ) il dispose de deux moyens pour financer son budget : l’impôt ou l’emprunt, c’est à dire la dette.

En pleine crise, augmenter les impôts n’avait pas de sens. La Grèce comme beaucoup d’autres pays, a donc fait le choix de l’emprunt, sous forme d’obligations. 

Mais pour emprunter, il faut offrir des garanties adéquates à celui qui prête. Un épargnant qui prête de l’argent exige évidemment une rémunération, un intérêt. Mais il demande en outre des garanties de remboursement (des collatéraux).

Avec un déficit public représentant 12,7% de sa richesse nationale, des charges de remboursement déjà très élevées, des manipulations statistiques ayant permis au précédent gouvernement de droite de maquiller l’ampleur du désastre budgétaire, la Grèce a vu naturellement sa crédibilité financière chuter, entraînant la dégradation de sa note attribuée en Décembre 2009 par les principales agences de notations, Standard and Poo’rs et Moody’s. A ce moment là, l’écart de taux d’intérêts sur les emprunts à deux ans entre la Grèce et l’Allemagne ( la signature européenne la plus sure ) atteint 5,5% , et 3,7% sur les emprunts à 10 ans.

Ce sont donc les mêmes agences de notations qui ont cautionné pendant des années des prises de risque importantes, en attribuant de très bonnes notes à des produits financiers à hauts  risques, comme les subprimes. Avant de les déprécier brutalement à l’été 2007,  entraînant ainsi une chute brutale des marchés.

Et le cercle vicieux s’est enclenché sur un raisonnement simpliste : 

Si les marchés redoutent un éclatement de la zone euro, c’est bien parce que la  Grèce et dans une situation désespérée et si la Grèce est dans une situation désespérée, il faut donc redouter un éclatement de la zone euro. CQFD

On nous promettait de réformer le capitalisme mondial. En réalité, rien n’a changé. 

Le temps du sauvetage est donc venu.

Un sauvetage d’abord à reculons d’une Europe qui maugrée avant d’accepter de payer avec le FMI. 80 milliards pour l’Europe, 30 milliards pour le FMI.

Le Fonds Monétaire international qui n’a pas changé, après les cures d’austérité imposées en Afrique et en Amérique Latine. En Grèce comme ailleurs, il applique la même méthode : abaissement des salaires, démantèlement de la protection sociale, augmentations des taxes…

L'Europe, quant à elle, fait payer son aide au prix fort.

A quoi assiste t-on avec une impression de déjà vue ?

Au règne tout puissant des marchés.

Un an et demi après le début de la crise financière, de l'effondrement spectaculaire de Lehman Brothers, rien n'a changé. 

Et l'on peut même dire que le poids des marchés s'est accentué. 

Nous le savons bien: les institutions financières européennes détiennent environ les deux tiers de la dette publique grecque, estimée à 300 milliards d’euros.

Toute renégociation de l’endettement se serait donc traduite par des pertes pour les banques européennes, ce qui est inconcevable pour le marché qui règne en maître dans un système qui s'est reconstitué et même renforcé.

Certes, il fallait éteindre l’incendie.

Mais pour combien de temps puisque l’on feint d’ignorer les racines du mal.

Puisqu’on ne s’engage pas résolument dans la seule voie possible : la réforme , et non pas la « moralisation », du capitalisme financier. Une réforme qui sépare clairement les activités de prêts aux particuliers et aux entreprises des activités de spéculation comme je l'ai dit l'an dernier.

Oui, l’incendie sera peut être éteint, aux prix de sacrifices immenses, qui seraient inconcevables en France: baisse des salaires, augmentation des taxes, notamment de 21 à 23% sur l’alcool, le tabac et les carburants allongement de la durée du travail, porté à 60 et de la durée des cotisations, de 37 à 40 ans…suppression du 13ième et du 14ième mois ( qui correspond aux congés payés pour tous les salaires supèrieurs à 3000 euros, les indemnités chomages devraient aussi être revues à la baisse. Diminution des investissements dans le secteur public ( santé, éducation ). Rappelons que le salaire minimum brut est de 727 euro en Grèce et de 1343 en France. Au total , les grecs devront faire 30 milliards d’économies sur 3 ans pour pouvoir survivre.

Quel pays peut supporter une telle purge ?

Les plus pessimistes analysent déjà que la Grèce ne pourra pas supporter ce plan qui risque de plonger le pays dans une longue récession

Qui est responsable dans cette affaire ?

Nous le savons tous. Les spéculateurs et les atermoiements de l’Europe.

Derrière la crise grecque, c'est non seulement la zone « euro » qui est menacée mais plus encore, l'idée même de l'Europe, de la construction européenne, alors que nous venons de fêter Son 60ième anniversaire.

A travers la Grèce et les pays du Sud de l’Europe, c’est le projet politique européen dans son ensemble qui est aujourd’hui à un moment de vérité.

Les preuves de bonne volonté individuelle des pays du Sud de l’Europe pour témoigner de l’efficacité de leur plan de redressement des finances publiques ne suffiront pas.

Le plan européen d’aide aux pays européens en difficultés ne suffira pas, même s’il s’agit d’un premier pas.

Pour résister aux attaques spéculatives, pour que l’Europe soit autre chose qu’un marché soumis à toutes les tempêtes, économiques, sociales, politiques, elle doit aller plus que jamais dans le sens de son destin. Et plus que jamais, son destin, ce sont les Etats Unis d'Europe que j'ai déjà appelés  de mes voeux.  (lire le  discours de Ségolène Royal - Berlin, le 8 Novembre 2009 )

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:00

 

Nicolas Sarkozy doit "renoncer aux scandaleuses mesures de rigueur qui frappent les plus modestes"

 

11 mai 2010 - Ségolène Royal demande à Nicolas Sarkozy de renoncer aux mesures de rigueur scandaleuses qu'il a annoncées hier et qui frappent les Français les plus modestes, et de rétablir immédiatemment la prime de 150 euros versée à 3 millions de familles, ainsi que l'exonération de charges dont bénéficiaient les très petites entreprises lorsqu'elles embauchaient.

Les ressources fiscales et les économies que recherche le Gouvernement pour boucher un déficit énorme qu'il a lui-même creusé, ne doivent pas être trouvées sur le dos des plus pauvres mais chez les plus fortunés, en commençant par la suppression du bouclier fiscal et une véritable lutte contre les évadés fiscaux. 

La France a besoin de justice sociale et de justice fiscale pour avancer.

 

Sarkozy doit "rectifier très rapidement le tir" ! 

Ségolène ROYAL a dénoncé sur Europe 1 les mesures de rigueur annoncées lundi.

"On marche sur la tête. Nicolas Sarkozy a perdu le sens des choses". Au micro d’Europe 1, Ségolène Royal s’en est pris vigoureusement mardi aux mesures d’austérité arrêtées la veille par Nicolas Sarkozy lors du sommet social à l’Elysée.
.
Des mesures de rigueur "sur les familles" 
Le chef de l’Etat a annoncé notamment que les mesures de soutien au pouvoir d'achat adoptées en 2009 pour les plus modestes, comme la baisse de l'impôt sur le revenu ou une prime exceptionnelle pour les chômeurs, ne seraient pas reconduites. "Aujourd’hui, il y a 12 millions de famille qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois. Est-ce que c’est vraiment le moment de leur supprimer 150 euros ?", a attaqué la présidente PS de la région Poitou-Charentes.


"On trouve des milliards pour renflouer et sauver la spéculation et en même temps, on abat des mesures de rigueur sur les familles. Je crois que c’est totalement incohérent. Il faut vraiment que Nicolas Sarkozy rectifie le tir très rapidement", a prévenu Ségolène Royal.

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