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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:00

avec Aimé Césaire en 2007 

L'esclavage et son abolition :

une histoire partagée, des valeurs universelles

par Ségolène ROYAL, le 9 mai 2010

 

Chères amies, chers amis,

avec Aimé Césaire en 2007 


La lourdeur de l'actualité, la crise financière européenne, la marée noire sur les côtes américaines, la politique de rigueur annoncée par le gouvernement, le grave recul du Grenelle de l'environnement, les menaces sur les retraites et bien d'autres sujets graves d'inquiétudes et de colère vont sans doute rejeter au second plan ce qu'il faudrait activement commémorer en ce 10 mai 2010 : non pas seulement l'élection de François Mitterrand en 1981, ce jour d'espoir si cher à notre coeur, mais la "journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions". Je voudrais toutefois vous en parler un peu car c'est un jour important et une page de notre histoire.

Cette date a été choisie car c'est le 10 mai 2001 que fut définitivement adoptée par le Parlement la loi proposée par Christiane Taubira, députée de la Guyane, et soutenue par la gauche, reconnaissant la traite et l'esclavage pour ce qu'ils furent : un crime contre l'humanité.

La République, ce jour-là, assuma avec lucidité un passé constitutif de notre histoire commune et décida de rendre hommage à ceux, noirs et blancs, esclaves et abolitionnistes, qui se dressèrent contre "l'infâme commerce".

La France, ce jour-là, fut digne de ses valeurs.

rébellion d'un esclave sur un bateau négrier

 

Loin, très loin de ceux qui, sous prétexte de pourfendre je ne sais quelle repentance imaginaire, la voudrait amnésique, oublieuse de ses combats fondateurs, frileusement crispée sur une identité au rabais.

A l'opposé de ceux qui tentèrent, en 2005, de donner force de loi aux "bienfaits de la colonisation" et de ces 40 députés UMP qui, à la veille du 10 mai 2006, voulaient empêcher que, conformément à l'article 2 de la loi de 2001, les programmes scolaires et de recherche accordent à la traite et à l'esclavage la place qu'ils méritent.

Je l'ai dit souvent car je le crois profondément : notre pays s'honore d'avoir été le premier à caractériser clairement l'esclavage non pas comme un crime inhumain mais comme crime contre l'humanité. La France a tout à perdre d'une lecture révisionniste de son passé et tout à gagner d'une histoire partagée qui l'arme pour les combats d'aujourd'hui et de demain.

Je me souviens d'en avoir parlé avec Aimé Césaire, à Fort de France ...

La suite  ICI

 

Rébellion d'un esclave sur un bateau négrier. Peinture réalisée par Edouard Antoine Renard en 1833

Musée du Nouveau Monde à La Rochelle

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:00

primaires ouvertes 68 pour cent

Ca commence à bien faire.

Comme plusieurs milliers de militants PS, j'ai voté le 1er octobre 2009 pour l'organisation de primaires ouvertes, et j'attends que les règles précises soient définies, dans l'esprit de la réponsé donnée par la base.

 

Mais quand j'écoute les déclarations successives de Moscovici, je me dis que ça sent l'embrouille à plein nez !!! 

 

Où a t-il été chercher ses "deux cas de figure" ?

C'est limpide, il détourne le vote militant : la seule "donne" crédible, ce sont des primaires correctement organisées, en dehors de toutes magouilles, tricheries et arrangements entre amis. 

On n'a pas demandé aux militants de voter pour des primaires ouvertes ou "plus ouvertes".

C'est quoi ce galimatias ???

 

Moscovici verrait "d'un très bon oeil"

une candidature de DSK en 2012

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 9 mai 2010

 

Si le directeur général du FMI "se déclarait demain" dans la course à l'Elysée, "je n'y ferais pas obstacle, bien au contraire", affirme le député du Doubs.

Le député socialiste du Doubs, Pierre Moscovici, a déclaré dimanche 9 mai que si Dominique Strauss-Khan, le directeur général du FMI, "se déclarait demain" dans la course à l'Elysée pour 2012, il "verrait sa candidature d'un très bon oeil".

 

"J'ai toujours dit que, si Dominique Strauss-Kahn était une chance pour la France, et il l'est manifestement, il faudrait la saisir. Donc, s'il se déclarait demain, je verrais sa candidature d'un très bon oeil et je n'y ferais pas obstacle, bien au contraire", a précisé le responsable socialiste dans une interview à Sud Ouest dimanche. 

"Effet de souffle"

"Je ne souhaite qu'une chose : la victoire de la gauche en 2012", a-t-il également affirmé. Dans cette optique, "le PS doit s'organiser pour deux cas de figure: soit DSK est candidat, cela créera un effet de souffle et je serai de ceux qui s'efforceront de simplifier la donne. Soit il ne l'est pas et il y aura des primaires plus ouvertes".

Concernant son éventuelle participation à ces primaires à gauche, Pierre Moscovici a déclaré: "Je me prépare, mais la candidature de Dominique Strauss-Kahn changerait bien sûr la donne". 

 

Je suis méchant (mais il le mérite !) : un  véritable "effet de souffle" serait celui qui le ferait disparaître un bon moment des plateaux télé et autres médias servant actuellement la soupe à DSK, non ?

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 17:00

 

Les déclarations de Moscovici sur les primaires en vue de la présidentielle de 2012 ont fait réagir Jean-Louis BIANCO ...

 

Bien jeté !!!

jean-louis-bianco.jpg 

 

"Personne ne peut prétendre être le candidat "naturel" ou "surnaturel".

 

La seule question, c’est d’avoir un processus de primaires vraiment ouvertes, irréprochable et rapide.

 

C’est le choix démocratique qui définira notre candidat(e) et pas l’auto-proclamation des uns et des autres."

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 16:00

 

Quand Moscovici s'exprime sur les primaires en vue de 2012, et c'est fréquemment, c'est tout à fait dans le style :

"Militants, vous avez voté très majoritairement pour l'organisation de primaires ouvertes ? On va vous expliquer comment vous en passer !"

J'ai beau l'entendre venir avec ses gros sabots, il continue de bien m'agacer !!!

 

Moscovici évoque la "candidature naturelle" de DSK pour 2012

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 23 avril 2010

 

"Aujourd'hui, je n'en vois pas d'autre", déclare le député socialiste, qui se montre confiant : "Je vois comment la gauche, si elle ne fait pas son travail, peut perdre cette élection."

 

(Son : RCF - Radio Notre Dame)

Le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, a estimé jeudi 22 avril que "si une candidature naturelle se dégageait" chez les socialistes en vue de la présidentielle 2012, ce pourrait être celle de Dominique Strauss-Kahn, président du Fonds monétaire international (FMI). Comme on l'interrogeait lors de l'émission Face aux Chrétiens (RCF, Radio Notre-Dame, La Croix) sur la personnalité la mieux à même d'incarner la nouvelle société qu'il propose dans son rapport sur le "nouveau modèle" du PS pour 2012, Pierre Moscovici répond : "c'est dans la primaire que l'on verra apparaître les personnalités et les tempéraments". "Si une candidature naturelle se dégageait, il ne faudrait pas la contrarier. La candidature de Dominique Strauss-Kahn peut être celle-là, s'il le veut et en fonction des circonstances. Aujourd'hui, je n'en vois pas d'autre", ajoute-t-il.

 

Moscovici candidat ?

"Martine Aubry est en train de faire son travail de premier secrétaire, mais, pour autant, la question de la candidature présidentielle n'est pas réglée", poursuit-il, en rappelant qu'il se déciderait "au début de l'année 2011" sur son éventuelle candidature.

"Il y aura au PS une bataille pour le leadership,  mais ensuite, nous nous rassemblerons", assure-t-il.

Pierre Moscovici ne voit "pas comment Nicolas Sarkozy peut gagner en 2012" car "ses trucs de prestidigitateur n'ont pas résisté à la vérité des faits". "Mais je vois comment la gauche, si elle ne fait pas son travail, peut perdre cette élection", a-t-il dit, estimant qu'"en 2012, l'alternance est possible et même probable". 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 11:00

 

La promesse du premier discours présidentiel (Paris, 6 mai 2007) :

 

"Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas"

 

La disgrâce de Sarkozy

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:00

 

sarko passe sous la courbe 

Pourquoi Sarkozy ne sera jamais un Président

par Juan Sarkofrance

Source : marianne2.fr  -  le 6 mai 2010

Trois ans que Nicolas Sarkozy est président. Trois ans que le blog Sarkofrance existe. Sans doute un bégaiement de l'histoire comme l'Histoire en a connu. Sans doute un malentendu comme la France en a connu.
Sans doute. Ou pas.

Pour « devenir » président, il s’est refermé. Il a peur des fuites, restreint le cercle des participants à ses réunions, cache son agenda au maximum, préfère « déléguer ». Trois ans après, Sarkozy apparaît usé, reclus, et craintif. Il n’a devant lui aucune « politique de civilisation » à défendre, aucun projet idéologique fort. Le rêve a disparu. Les cauchemars restent. Sarkozy veut changer. Il reste tel qu'il est. On ne change plus à 55 ans.

Que pourra-t-on retenir du (premier ?) mandat de Nicolas Sarkozy ? Un sentiment d'
échec, une agitation qu'on a confondu avec du volontarisme, le caractère impulsif d'un Monarque sans charisme. Théoriquement, il ne reste qu'un an d'action politique, avant qu'une nouvelle séquence électorale, décisive celle-là, s'ouvre à nouveau en 2011. Théoriquement, car Sarkozy s'est déjà glissé dans la peau du candidat: déplacements à l'étranger (après la Chine, bientôt l'Inde) ou au contact des Français, le Monarque veut prendre de la hauteur. Il a d'ailleurs déjà prévenu ses proches et ses élus : l'année 2011 «on ne fera que de la politique». Les conseillers élyséens propagent dans la presse les éléments de langage du moment : Sarkozy se re-présidentialise. Il va changer.

En complément d'une prochaine mise à jour de notre abécédaire des
promesses non tenues, voici les six traits permanent du caractère d'un homme qui a confondu la conquête du pouvoir avec son exercice. 
Six traits permanents et immanents qui l'ont empêché, l'empêchent et l'empêcheront de devenir présidentiable, fusse-t-il élu.

Compulsif  ...  Incompétent  ...  Menteur  ...  Flemmard  ...  Narcissique  ...  Cupide

 

Totalité de l'article sur : Sarkofrance, chez Marianne2

 

Trois ans après son élection, Nicolas Sarkozy découvre qu'il devrait devenir président. Le logiciel est cassé. L'espoir n'est plus là. L'homme a des ressources, des moyens. Mais il ne changera pas. Compulsif, menteur, flemmard, narcissique, et cupide, il restera.
Ami sarkozyste, avais-tu voté pour cela ?

 

P..... ! C'est vrai qu'ils ont été 53% à voter pour lui !!!

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 08:00

sarko-mena-ant.jpeg 

Le Figaro célèbre la sérénité de Sarkozy

et son goût du secret. Sans rire

Source : marianne2.fr  -  le 5 mai 2010

Ce matin, en page 2 du Figaro, Charles Jaigu le chroniqueur officiel de la Sarkozye poursuit son laborieux et minutieux travail de reconstruction de l'image présidentielle. Après un premier épisode qui mettait en scène scène un président à l'écoute, Le Figaro nous vend un Sarko serein et apaisé.

Officiellement la page 2 du Figaro s’appelle Recto Verso. Littéralement l’endroit et l’envers du décor. Le lecteur candide s’attend comme il se doit à découvrir le dessous des cartes politiques.
Mais pas du tout : Recto Verso est, depuis 2007, devenue le bulletin officiel de l’Elysée notamment grâce à l'éditorialiste Charles Jaigu. Le Figaro y fait régulièrement la démonstration de sa participation à la (re)construction de l’image de Sarkozy en président de la République.
La livraison du jour n'y échappe pas. Dans un article intitulé 
«Sarkozy : 2012 en tête », Charles Jaigu entreprend de dresser le portrait d’un Sarkozy engagé dans un « éternel retour. Désormais serein après avoir été tourmenté ».

Se dessinent dès lors les contours d’un président à l’écoute, capable de
« reconnaître les erreurs commises pour offrir aux Français de nouveaux gages de sérieux et de sérénité ». Mais aussi une icône planétaire éclatante de génie. La presse nord-coréenne en prendrait presque des leçons: « un deuxième acte de rêve grâce à la providentielle présidence de l’Union Européenne qui a donné à l’hôte de l’Elysée l’occasion de déployer ses talents ». Sous-entendu : bridés jusque là. Le « Sarkozy », c’est connu, ne déploie ses ailes de géant que sur la scène internationale…

Sarkozy : serein, apaisé, secret, réfléchi selon ... Le Figaro
La grâce ne dure qu’un temps: lors d’un footing, le président perd connaissance, au propre comme au figuré. Charles Jaigu y voit le début du troisième acte où « les emmerdes voleront en escadrille » selon l’expression chiraquienne. La déroute des régionales, le fiston à la tête de l’Epad, le retour politique de Dominique de Villepin, ou encore la taxe carbone. Réforme à propos de laquelle le journaliste précise qu’elle ne figurait pas au programme du président. Il omet d’ajouter que dans sa période « verte », Sarkozy en faisait ni plus ni moins qu’une réforme « aussi importante que l'abolition de la peine de mort ».

Charles Jaigu poursuit alors son laborieux et minutieux travail de repositionnement du président. Le 14 avril,
Le Figaro avait déjà fait passer un premier message précis  : « Sarkozy veut remettre l'Elysée en ordre de marche ». Rencontres avec les proches, les experts, les anciens, les amis, les connaisseurs. Bref, le président consulte et même réfléchit. Seul dans la pénombre. Il sonde les âmes, les cœurs...et les instituts de sondage. Posture mitterrandienne…

Cette semaine, le président est serein, patient au point de
« faire une cure  d’abstinence médiatique ». Et Charles Jaigu d’énumérer les anecdotes livrées clés en main par l’Elysée et censées illustrer la nouvelle zenitude du président. Signes d’apaisement : le président est arrivé « très en avance » à la finale de la Coupe de France. Sérénité. Il a « pris son temps ». Sérénité encore. « Il s'est entretenu avec beaucoup de monde ». Sérénité toujours : « le président écoute, déploie ses capteurs et se justifie moins ».  
« Il faut que je sois plus secret » aurait-il même déclaré. La remarque ne vaut évidemment pas pour le journal d’Etienne Mougeotte chargé d’assurer les relations-presse et les fuites officielles de la Sarkozye sereine.
On apprend ainsi que Sarkozy a fixé à l’automne 2011 le moment de déclarer s’il sera ou non candidat à un deuxième mandat. Suspense de pacotille que
le Figaro se charge vaguement d’entretenir.

Sarkozy, l'oeil rivé sur 2012, submergé par l'impatience
Pourtant, le dernier paragraphe suffit à démonter la longue et laborieuse démonstration sur la sérénité, l’apaisement et le goût du secret de Sarkozy. Mon œil ! Une pure fiction politique.  Entre les lignes on devine un Sarkozy déjà en campagne, submergé par l'impatience, reparti comme si de rien n’était, gonflé à bloc, sûr de lui, déjà engagé dans la séquence « publicité comparative »: « en face de moi j’ai Martine (Aubry) et Eva (Joly) ». DSK n’ira pas. Sarkozy l’a dit. Et les deux autres ne feront pas le poids.

Charles Jaigu conclut son communiqué par une citation d’Alain Minc parue dans…
Marianne : « les cellules des bons politiques se régénèrent à l’approche de l’échéance présidentielle. Il en sera pour lui comme pour son modèle, François Mitterrand ».

Une conclusion qui impose une autre lecture du titre de l’article : 
« Sarkozy : 2012 en tête » relève presque du lapsus journalistique. Le Figaro s’y voyait déjà autrement: « 2012 : Sarkozy en tête  ».

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:00

sarko en Chine - droits de l'homme

Le grand silence de Nicolas Sarkozy 

Lu sur le blog de Jean-Louis BIANCO  -  le 2 mai 2010

 

Lors de sa visite en Chine, Nicolas Sarkozy n’a, à aucun moment, évoqué les droits de l’Homme et le Tibet.

Qui avait dit : "Je ne crois pas à la ‘realpolitik’ qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats (…) Je n’accepte pas le sort que l’on fait aux dissidents dans de nombreux pays (…) Le silence est complice. Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde" 

 

ou encore :

"Je veux dire que ce n’est pas parce que la Chine et la Russie sont de très grandes puissances que l’on doit s’interdire de dénoncer les violations des droits de l’Homme qui y sont commises." ?


Ce doit être un clone de Nicolas Sarkozy…

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 10:00

 

1er mai 2010, l'actualité d'un combat

par Ségolène ROYAL  -  le 1er mai 2010

 

En ce jour de 1er mai je voudrais partager avec vous les réflexions que m’inspirent cette date qui nous invite à réfléchir sur le sens du travail.

Dans la France d'aujourd'hui, trompée par la droite sarkozyste et inquiète pour son avenir, le 1er mai 2010 doit être l'occasion de manifester haut et fort l'actualité d'un combat pour la justice sociale qui n'est pas l'ennemie mais la condition de l'efficacité économique bien comprise.

Loin, très loin des errements d'un système financier qui n'en fait, à nouveau, qu'à sa tête et de ce capitalisme court-termiste qui voudrait l'Etat à sa botte, les services publics affaiblis, les retraites amoindries et les salariés acculés à la passivité, la peur, le stress et même parfois la mort (France Télécom, producteurs de lait…) comme issue au travail dégradé ou qui ne paye plus.

Emploi, conditions de travail, pouvoir d'achat, retraites, sur tous ces sujets, deux voies et deux méthodes alternatives s'opposent : celle de la régression sociale, avec ses protections démantelées, ses promesses de régulation non tenues, ses simulacres de concertation, et celle, à l'inverse, qui permettrait de faire de la crise (dont nous ne sommes pas sortis) l'occasion d'un nouveau départ accélérant hardiment le tournant de la croissance verte, impliquant activement les salariés et les citoyens dans l'élaboration d'un nouveau modèle de société qui relève, au travail et hors travail, les défis du monde d'aujourd'hui.

Car ce n'est pas les uns contre les autres mais les uns avec les autres que nous devons inventer et mettre en place les sécurités humaines du 3ème millénaire. Chez nous, en France, et à l'échelle de la planète.

Ils tentent de nous faire croire qu'ils seraient, eux, les modernes, les partisans du mouvement et d'une plus juste répartition des efforts alors que nous serions, nous, d'indécrottables archaïques, des immobilistes voire des corporatistes crispés sur leurs avantages acquis. Mais ce sont eux, en vérité, qui regardent dans le rétroviseur. Eux dont le répertoire se limite aux vieilles recettes qui ont échoué : pression maximum sur les plus vulnérables, fragilisation croissante de ceux qui jusque là s'en sortaient (comme si le déclassement n'était qu'un fantasme !), privilèges garantis aux nantis, aux bénéficiaires du bouclier fiscal et autres piliers de ce « capitalisme de connivence » où l'on se renvoie l'ascenseur entre soi.

Eh bien disons-le avec force en ce 1er mai 2010 : ce n'est pas ainsi que nous voulons notre pays ! Et ce n'est pas ainsi que nous voulons le monde ! Une belle mobilisation porteuse d'espérance et de détermination, une France au coude à coude en ce jour emblématique de tant de combats pour le progrès social, un rapport de forces populaire signifiant à ce pouvoir déconnecté des réalités vécues et en retard d'une époque que d'autres objectifs, d'autres règles du jeu, d'autres évolutions sont possibles et nécessaires : voilà le message que doit porter ce 1er mai 2010.

1er-mai---jour-de-lutte.jpg

 

Pour se projeter hardiment dans l'avenir et pour nourrir l'audace d'imaginer d'autres possibles, il est bon d'assumer aussi la mémoire historique d'une date – le 1er mai – au fil de laquelle ceux d'avant ont su joindre leurs forces pour arracher des conquêtes sociales qui firent scandale en leur temps mais nous semblent aujourd'hui aller de soi. L'histoire au long cours leur a donné raison à ces visionnaires du mouvement ouvrier qui payèrent de leur sang l'obtention de la journée de 8 heures, qui voulurent la République sociale et la nation accueillante à tous les siens, qui inscrivirent dès l'origine leur combat sous le signe d'un internationalisme dont l'actuelle globalisation souligne l'urgence.

En Poitou-Charentes, avec mes équipes, je ne se résigne jamais aux destructions d'activités et d'emplois, aux délocalisations et à la disparition de savoir-faire précieux : de la défense d'Heuliez à la reconversion écologique du site de New Fabris en passant par le soutien apporté aux coopératives de production. Ce combat pour la dignité des salariés se traduit, des paroles aux actes, par la présence de trois ouvriers sur ma liste qui sont aujourd’hui élus Conseillers régionaux et qui apportent une expérience précieuse dans notre combat quotidien pour l’emploi et pour la dignité du travail.

Ce combat est aussi européen et pour ce 1er mai je suis invitée par la gauche italienne pour partager un moment d’action et de réflexion. Nos pensées solidaires vont aussi vers les travailleurs grecs qui sont aujourd'hui en Europe les victimes les plus douloureusement écrasées par la folie financière de l’économie.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 16:00

 

logo site DA - 2010

 

17 Millions de français ne sont pas des illuminés !

Par l'équipe de Ségolène Royal - le 30 Avril 2010

 

Gérard Collomb qui a annoncé une bonne dizaine de fois dans l'indifférence générale sa candidature à la présidentielle a enfin trouvé le moyen de faire parler de lui :
Taper sur Ségolène Royal et au passage dénigrer ses électeurs.


Non les dix sept millions de français qui ont voté pour elle ne sont pas des illuminés, pas plus que soixante et un pour cent des électeurs de sa région.


Non elle n'a pas changé d'avis sur la taxe carbone en fonction des sondages
car elle a toujours été contre l'écologie punitive et a pris position bien avant les sondages.

la-girouette-politique.jpg

 

Monsieur Collomb, notable cumulard et macho notoire qui a pris la grosse tête, met ses pas dans ceux de Vincent Peillon en reniant ses amitiés d'hier pour exister et en maniant l'insulte.

Ce n'est pas avec ce genre de petitesse que l'on se construit un destin !
Attention à la chute !

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