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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 15:00

 

Gérard COLLOMB, Maire de Lyon, président de la communauté urbaine, sénateur, membre du bureau national du PS

(et pas du tout sur la ligne majoritaire définie par les militants le 1er octobre 2009 sur le non-cumul des mandats, on aura compris !)

lors d'un entretien au journal Le Monde (29-04-2010) a lancé une pique vers Ségolène ROYAL (et, j'ai noté aussi, en direction de Martine AUBRY ... comme ça pas de jalouse !) :

la-girouette-politique.jpg

Avez-vous rompu tout contact avec Ségolène Royal, avec laquelle vous étiez allié lors du congrès de Reims en 2008 ?

Elle a un côté madone, Eva Peron ou télévangéliste qui n'est pas trop mon trip. Elle a pris trop de virages en fonction de l'opinion publique, comme sur la taxe carbone, par exemple. C'est pourtant un horizon nécessaire sous une forme ou sous une autre - c'est mon côté écolo-compatible.

 

Je passe rapidement sur le côté très convenu de ses allusions à "la madone", vraiment rien de très original.

Par contre, son côté "écolo-compatible" lui fait dire une grosse bêtise sur la conduite de Ségolène ROYAL concernant la taxe carbone : où a t-il vu les virages ???

Alors que "la madone"  a été, dès le départ, la seule grande opposante à la taxe façon Sarkozy, sans attendre l'avis des sondés ... en effet très majoritairement opposés.

 

Mais virages il y a eu, bien sûr, de la part de tous ceux qui, peu à peu se sont ralliés à la position de la sorcière. 

Bon, si de passage à Lyon je vois la voiture de Gérard s'arrêter pour me prendre ... non merci, trop peur qu'il tourne le volant à tout-va alors que la route est droite !!!

 

Bartolone croit le temps des divisions révolu

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:00

 

logo site DA - 2010

 

Source : site Désirs d'Avenir  -  le 27 avril 2010

 

Cher(e)s ami(e)s,

Je viens d'adresser à la presse le communiqué suivant :

 

C’est trop, beaucoup trop ce tapage électoraliste sur la burqua, ces mises en cause qui stigmatisent toute une communauté sans même régler correctement la question.

J’invite Nicolas Sarkozy à concentrer son effort sur les vrais problèmes et à reporter son activisme sur la mise en œuvre d’actions qui répondent à des problèmes beaucoup plus urgents et plus massifs comme aujourd’hui celui des agriculteurs.

Aujourd’hui en France des centaines de milliers d’agriculteurs sont en grande détresse. Plus de 800 éleveurs se sont suicidés cette année et toujours pas de réponse.

C’est l’identité de la France qui est menacée dans le risque de disparition d’un espace rural vivant. Les femmes des producteurs de lait ont manifesté récemment sans être entendues. Des solutions existent dans la réforme de la PAC, les circuits courts, la régionalisation des aides.

C’est pour aider les agriculteurs qu’il faut une loi en urgence plutôt que sur la burqua. Ce serait plus sérieux et beaucoup plus utile.

Mais Nicolas Sarkozy recherche t-il ce qui est utile aux Français ou ce qui peut lui permettre de remonter dans les sondages ?

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:00

karachi - le sous-marin

Attentat de Karachi : Balladur entendu ce matin

par la mission d'information parlementaire

Source : LIBERATION.FR  -  le 28 avril 2010

 

Edouard Balladur a été entendu mercredi matin par la mission d’information parlementaire sur l’attentat de Karachi en 2002 après avoir demandé à l’être suite aux révélations de Libération sur un financement présumé illégal de sa campagne présidentielle de 1995.

L’audition qui se tenait à huis clos a duré environ une heure et quart dans une annexe de l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre (1993-95) en est sorti installé à l’arrière d’une voiture sans faire aucune déclaration aux journalistes qui le guettaient, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le président de la mission, le député UMP Yves Fromion, avait déclaré mardi que Edouard Balladur avait «lui-même demandé à être entendu».

Mardi, l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, Me Olivier Morice, avait accusé M. Balladur de mentir et annoncé qu’il demanderait aussi son audition, mais devant le juge d’instruction antiterroriste chargé de l’enquête, Marc Trévidic.

Selon Libération, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 aurait reçu 10 millions de francs (1,5 million d’euros) en espèces provenant de rétro-commissions occultes liées à la vente de sous-marins français au Pakistan.

La justice antiterroriste française enquête sur un attentat qui avait causé en 2002 à Karachi la mort de 11 Français travaillant pour la Direction de la construction navale (DCN) qui avaient vendu ces sous-marins. L’hypothèse d’une vengeance liée au non-versement de commissions promises dans le cadre du contrat signé par la DCN a été évoquée.

(Source AFP)

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:00

le-portail-du-Karachi-Gate---juillet-2009.jpg

 

Selon des documents que Libération s'est procuré, des intermédiaires proches des balladuriens ont perçu des commissions en 1995 lors d'un contrat de vente de sous-marins français au Pakistan.
La campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995 aurait reçu 10 millions de francs pouvant provenir de commissions versées sur un contrat de vente de sous-marins au Pakistan auquel s’intéresse un juge antiterroriste enquêtant sur l’attentat de Karachi en 2002.


Dans Libération : VENTES D'ARMES AU PAKISTAN : LA PISTE BALLADUR

Commissions et réseau Balladur

merci à  La Rage au ventre

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:00

conduite dangereuse - sarko au volant 

Voile intégral et mari "polygame" :

le malaise

Source : LIBERATION.FR  -  le 26 avril 2010

 

"Inventé pour cacher, le voile intégral finit par révéler beaucoup." Ainsi, La Croix s'indigne du jusqu’au-boutisme du gouvernement.

Après une semaine agitée par l'annonce du projet de loi, c'est cette Nantaise, sanctionnée pour avoir conduit en burqa et son mari accusé de polygamie par le ministre de l'Intérieur qui se sont retrouvés au cœur de la polémique. Et Brice Hortefeux, qui "a été jusqu'à évoquer une déchéance de la nationalité française pour polygamie. (...) Faut-il rappeler qu'une telle procédure est rarissime, réservée aux crimes et délits d'une gravité exceptionnelle?" s'interroge La Croix

Le mari en question, Liès Hebbadj, tient une boucherie hallal en banlieue nantaise, à Rezé. Le Figaro s'est penché sur l'homme mis en cause. Un «très étrange M. Hebbadj» qui appartiendrait au Tabligh, un mouvement missionnaire originaire du Pakistan qui prône la prédication d'un islam littéral. Il vivrait en compagnie de ses quatre conjointes dans des pavillons mitoyens. Chacune d'elle touchant l'allocation parent isolé. Comment peut on retirer la nationalité d'une personne, se demande Le Figaro.

"Poudre aux yeux"

La procédure s'annonce compliquée. Les menaces d'Hortefeux ne sont-elles alors que «de la poudre aux yeux» comme le note L'Union? Pour le quotidien, le ministre pourrait «amèrement regretter de ne pas avoir révisé son code civil».

Quellles que soient les suites données à cette affaire, plusieurs journaux posent la question d'une éventuelle instrumentalisation par les musulmans radicaux. Le Journal de la Haute-Marne fait valoir que «les intégristes musulmans savent habilement utiliser les interstices dans nos lois et dans nos usages. (...) L'autre danger (...) est de valoriser l'importance du mouvement intégriste chez les musulmans de France. Les fondamentalistes y ont tout intérêt, d'ailleurs, pour jouer la carte de la victimisation et s'attirer la sympathie des modérés qui constituent la grande majorité de la communauté musulmane. Là, est le piège.» 

"Surenchère, instrumentation"

Un piège que Le Monde met également en évidence. «Le débat sur le port du voile intégral (...) est un piège. (...) Un piège stupide. Un piège indigne.» Et le risque prit par le gouvernement, c'est «celui de voir le piège de cette polémique se refermer sur ses initiateurs».

Dans l'Ouest, l'accent est mit sur la réaction des musulmans locaux. Presse Océan note le malaise qui s'installe dans la communauté musulmane nantaise. Une communauté qui regrette «l'islamisation d'un tel événement».

Ouest-France donne la parole à l'intellectuel musulman Tariq Ramadan qui dénonce «une surenchère, une instrumentalisation dont le Front national fait son beurre». Face à cela, «la communauté musulmane montre l’exemple en ne rentrant pas dans la provocation. Elle a l’intelligence de dire: nous ne sommes pas dupes, mais nous réagirons comme des citoyens. Les élections parleront.»

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:00

xynthia - blocage du pont de Ré  

 

Les sinistrés de Xynthia

bloquent le pont de Ré

Source : SUDOUEST.fr  -  le 25 avril 2010

Aller-retour à pied. Environ 500 personnes ont défilé hier pour protester contre le "zonage" des communes sinistrées. Énorme bouchon sur la rocade.

"Démolissez Saint-Tropez", "Borloo à l'eau", "On est tous des zonards", "Fillon au bouillon" ... Armés de banderoles, vêtus de blanc pour la plupart, les manifestants cheminent lentement sur le pont de l'île de Ré. Des grands-parents, leurs enfants et petits-enfants venus de toutes les communes concernées par le zonage contesté en Charente-Maritime.

Certains ont tout perdu et sont disposés à négocier leur habitation dévastée. D'autres, au contraire, veulent rester "chez eux", et à plus forte raison quand la vague folle n'a fait que mouiller le sol de leurs habitations, voire seulement leur jardin… ou la maison voisine.

Quelques-uns ne sont pas sinistrés personnellement, ils sont sur le pont, "par solidarité".

Des élus dans le cortège 

Tous ont en commun le sentiment de ne plus être maîtres de leur destin, de subir des décisions "arbitraires et injustes". Et de répéter à l'envi : "Comment le zonage a-t-il été établi ?"

Ils sont… 450 selon la police, au moins 700 selon les organisateurs, qui comptent aussi ceux qui n'iront pas jusqu'au bout, c'est-à-dire à Rivedoux. Plusieurs élus défilent également dont Jean-François Faget (maire de Charron), Patrick Blanchard (président de la Communauté de communes du Pays marandais), Suzanne Tallard (maire d'Aytré), Jacky Laugraud (maire de Port-des-Barques), Jean-Pierre Chaudet (adjoint d'Île-d'Aix), Michaël Vallet (maire de Marennes), Jack Dillenbourg (adjoint de La Rochelle).

"Tout reprendre à zéro"

"On demande au préfet de reprendre tout le zonage à zéro. En fait, les experts qui l'ont établi sont ceux qui, auparavant, n'avaient pas fait leur boulot. L'État doit assurer la protection des gens, certes, pas en les évacuant mais en réalisant des ouvrages de protection et en les entretenant." Notre message, c'est ''Ne nous prenez pas pour des cons, on peut négocier'', s'exclame Alain Grinda, ingénieur et propriétaire d'une résidence secondaire à la pointe de la Fumée à Fouras, secteur actuellement classé en zone orange. Et dont on devrait rapidement savoir s'il passera au jaune (zone où des protections doivent être réalisées) ou au noir (zone aujourd'hui dite de " solidarité" et où les maisons doivent être démolies).

"Avant que la nature ..."

Un peu plus loin dans le cortège, des habitants de Charron, commune particulièrement meurtrie, brandissent un ancien « édito » signé par leur maire, Jean-François Faget. Ce dernier expliquait à ses administrés que le renforcement des digues était « sur le point d'aboutir », et ajoutait : "Gardons espoir d'une résolution définitive avant que la nature en décide autrement." C'était en janvier 2010.

Sur la rocade, entre La Rochelle et le pont, les vacanciers bloqués attendent. Solidaires ? Franchement, pas tous.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 18:00

xynthia - manif contre les destructions de maisons  

Tempête Xynthia :

les sinistrés vont bloquer

le pont de l'île de Ré, samedi

Source : SUDOUEST.fr  -  le 23 avril 2010

 

 

Le collectif qui regroupe toutes les associations de sinistrés de Charente-Maritime a décidé d'organiser "un défilé en cortège" sur le pont de l'île de Ré, samedi matin. Un rassemblement est prévu à 10 h 30 au Belvédère, au pied du pont en somme, pour un départ en direction de Rivedoux à 11 heures. Les manifestants sont appelés à se vêtir de blanc.

"Intolérable"

"On réclame moins d'arbitraire, plus d'équité, plus de réalisme et plus d'humanité", explique Thierry Demaegdt, président de l'association de Charron. Qui ajoute : "Il y a une semaine, le ministre Jean-Louis Borloo est venu pour nous apaiser, en parlant de 'malentendu'. Mais, depuis une semaine, nous n'avons rien vu venir. Nous considérons cet immobilisme intolérable et inacceptable. C'est un manque de considération pour les sinistrés. Notre idée est donc de nous rappeler au bon souvenir des pouvoirs publics."

"Nous regrettons le manque d'information qui persiste. M. Apparu s'est engagé dimanche soir sur France 3, dans l'émission '7 à voir', à rendre publiques les expertises techniques sur lesquelles est basée toute la procédure actuelle. Nous les attendons toujours…. Nous déplorons la volonté du gouvernement de persister dans une logique autoritaire et d'agir sans discernement. Les mesures de diminution du risque, du renforcement des protections ont-elles été étudiées ? Il ne semble pas… ", souligne, pour sa part, une autre présidente d'association, Marie-Olivia Rocca (Aytré). Et de poursuivre : "Notre volonté n'est pas de nuire mais bien de faire entendre notre voix et notre colère face à cette situation ubuesque."

Un point commun

Rappelons que ce collectif regroupe les associations de Charron, Fouras, les Boucholeurs (communes de Châtelaillon et d'Yves), de Boyardville (commune de Saint-Georges-d'Oléron et de Saint-Pierre-d'Oléron), de Loix-en-Ré et de La Flotte, d'Aytré, de Port-des-Barques.

D'une commune à l'autre, les problèmes sont sensiblement différents en fonction de la topographie des lieux, de l'ampleur du désastre et des zones différemment coloriées. Et, dans chaque commune, certains sinistrés sont disposés à négocier leur maison alors que d'autres veulent absolument la conserver.

Mais, pour l'heure, le collectif reste soudé avec le souci de respecter "les contraintes et les engagements de chaque association". De toute façon, une préoccupation commune les réunit : "Obtenir enfin davantage d'écoute. "

Quentin (UMP) écrit à Borloo

Par ailleurs, le député UMP Didier Quentin vient d'écrire au ministre Jean-Louis Borloo pour attirer son attention sur Boyardville (île d'Oléron). Il se fait l'écho des propos du président de l'association (Olivier Schmit), qui insiste notamment sur le caractère historique de ce port (construit sous Vauban).

Didier Quentin sollicite "un réexamen bienveillant et diligent des zonages du quartier de Boyardville et de la Perrotine".

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:00

Poitou-Charentes.jpg

 

 

Xynthia : Une aide juridique pour les sinistrés

Source : La lettre d'information

de la région Poitou-Charentes  -  23 avril 2010

 

 

Pour organiser concrètement une réelle concertation avec des expertises contradictoires, Ségolène ROYAL, Présidente de la Région Poitou-Charentes, a reçu mercredi 21 avril, avec Françoise MESNARD, vice-Présidente, les représentants des communes et associations de victimes de la tempête.

Etaient également présents les cabinets d'avocats qui auront à défendre les intérêts des sinistrés et des communes.

Après le premier rendez-vous de Bourcefranc-le-Chapus le 14 avril, ce rendez-vous a notamment abouti à :


- la définition d'une stratégie juridique commune aux collectivités locales sinistrées et associations d'habitants;


- la décision de saisir le juge administratif d'un référé "mesures utiles" afin d'obtenir communication des études et documents ayant conduit à l'établissement du zonage par l'Etat, car les demandes d'informations faites par les communes et les associations d'habitants restent à ce jour sans réponses;

 
- la décision d'une mission confiée aux Universités de La Rochelle et de Poitiers, pour qu'elles réalisent d'une part des expertises complémentaires au zonage actuel, d'autre part une analyse des risques et des mesures de prévention appropriées pour assurer la sécurité des habitants.


Une nouvelle réunion de travail aura lieu la semaine prochaine en Charente-Maritime.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 08:00

 

Total s'en tire avec une condamnation quasi symbolique !!!

Le jeudi 22 avril, le tribunal des référés de Dunkerque a condamné TOTAL pour non respect de la procédure d'information des salariés au sujet de la fermeture de la raffinerie des Flandres, sans pour autant ordonner son redémarrage.

Dans son ordonnance, le tribunal estime que "les attributions du comité central d'entreprise et du comité d'établissement de la Raffinerie des Flandres n'ont pas été respectées, ces deux comités n'ayant pas été préalablement consultés au sens de la loi".

Le tribunal a en revanche rejeté la demande de reprise de l'activité du site, prenant en considération que "les difficultés du raffinage sont connues". Les salariés, qui demandaient une astreinte de 150.000 euros pas jour, ont été déboutés sur ce point.


 Raffinerie des Flandres :

TOTAL condamné mais pas enjoint de redémarrer l'activité

Source : La Voix du Nord  -  le 23 avril 2010

 

Vingt jours se sont écoulés depuis l'audience en référé qui opposait salariés et intersyndicale de la Raffinerie des Flandres aux dirigeants de Total. Les premiers reprochaient aux seconds de n'avoir pas consulté les instances représentatives du personnel avant de prendre la décision de cesser l'activité raffinage. Le juge leur a donné raison. Mais pas suffisamment pour redémarrer les installations.

total - jugement du 22 avril

"On n'est pas déboutés dans nos démarches." Marcel Croquefer, le délégué CGT qui a pris la tête du combat des "Total", vient de parcourir rapidement l'ordonnance de référé qu'on lui a transmise sans cérémonie dans le hall du Palais de justice. Une poignée de délégués du personnel se serre à ses côtés, essayant de lire par-dessus son épaule. Il faut comprendre, vite, pour pouvoir transmettre les conclusions aux copains, restés à l'extérieur.

Vingt jours qu'ils s'accrochent à cette décision de justice, depuis l'audience du 2 avril. Ce jour-là, l'intersyndicale et les salariés de la Raffinerie des Flandres avaient demandé au juge de reconnaître que la décision de fermeture avait été prise sans consultation préalable du comité central d'entreprise et du comité d'établissement.

Et d'ordonner le redémarrage de la production, "sous astreinte de 150 000 E par jour de retard".

Le juge leur a donné raison sur le premier point : il y a eu entrave. Mais il a jugé le second excessif. Résultat : le groupe Total est certes condamné, mais symboliquement seulement. Il devra rembourser les frais d'avocat engagés par le CE et les trois syndicats présents sur le site (9 000 E au total). « Pour eux, c'est "peanuts" », peste un salarié excédé.

Sur les marches du Palais, l'ordonnance est lue à haute voix. "Au niveau de l'information-consultation, il est dit que Total n'a pas suivi la loi , résume Benjamin Tange. On a raison sur le fond. On ne voit pas pourquoi on n'aurait pas raison sur la forme." Dans les rangs, les salariés sont glacés. Incrédules. "On ne comprend pas. On a l'impression que c'est un jugement pour faire plaisir à tout le monde , estiment Damien et Erwan. C'est comme si on disait : on sait que c'est vous l'assassin, mais on ne vous met pas en prison."

Même l'avocat parisien des Total, Me Koskas, habitué à ce genre de situation, trouve ça incroyable. "Le tribunal n'est pas allé au bout du raisonnement. On n'a pas, ici, la condamnation la plus dissuasive, qui aurait été de priver d'effet la décision de Total."

Inlassablement, les leaders syndicaux cherchent le positif. Marcel Croquefer, brandit une motion d'urgence votée, hier, par le conseil régional, qui demande à Total "un échéancier de reprise de l'activité de raffinage" à Dunkerque. "On va remettre du rapport de forces,promet-il. Face au capital, y'a que ça qui paye."

Un appel à la grève est lancé dans les raffineries françaises pour le 3 mai.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 16:00

plus d'alloc - pour punir les familles

Sarkozy en banlieue, ou le retour du kärcher

Source : inventerre.canalblog.com  -  le 21 avril 2010

 

Nicolas Sarkozy s'est rendu à Tremblay-en-France, où il a inspecté les dépôts des bus vandalisés fin mars. Il a promis à nouveau une «fermeté absolue» contre les trafics et l'insécurité. «La République ne reculera pas d'un millimètre», a-t-il prévenu. «Les violences dans les transports et les établissements scolaires en Seine-Saint-Denis, ça doit cesser».

Il a affiché la même détermination quelques minutes plus tard à la préfecture de Bobigny. «Aucune commune, aucun quartier, aucun hall d'immeuble de Seine-Saint-Denis n'échappera à l'autorité de la loi», a répété le chef de l'Etat. «Je tiens à ce que les forces de police interviennent sans restriction, aussi souvent que nécessaire et marquent leur autorité dans les halls d'immeuble des cités touchées par la délinquance», a-t-il mis en garde.

 

Sur le front de l'absentéisme scolaire, Nicolas Sarkozy a annoncé le dépôt, la semaine prochaine, d'une proposition de loi pour donner un «caractère systématique» à la suspension des allocations familiales». A la rentrée, des établissements spécialisés, sous la forme d'«internats», seront créés pour accueillir les élèves de moins de 16 ans «qui rendent la vie impossible» au sein de leur établissement. Si les parents refusent de scolariser leurs enfants, la justice pourrait avoir son mot à dire.


Nicolas Sarkozy a placé sa semaine sous le signe de la sécurité avec encore deux rendez-vous programmés. Mercredi, il recevra les représentants des syndicats de police et vendredi, il rencontrera les responsables de la gendarmerie.

Depuis la défaite de sa majorité aux régionales, Nicolas Sarkozy retourne à son thème de prédilection de la lutte contre la délinquance pour faire revenir dans son giron une partie de l'électorat traditionnel de la droite, qui l'a délaissé pour le FN.

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