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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:00

 

Les futurs expropriés de Xynthia en appellent à la loi

Source : sudouest.fr  -  le 12 avril 2012

 

Selon le Code de l'environnement, la protection doit primer sur l'expulsion.

Fouras, Charron, Yves…, le littoral charentais se hérisse de  "villages gaulois" où la tempête a sévi. Leurs habitants se dressent contre la puissance non pas de Rome mais de Paris, ce pouvoir central qui veut les chasser de chez eux.

Samedi, à la pointe de la Fumée, comme hier, dans le village des Boucholeurs, les futurs expropriés sont entrés en résistance. Ils réclament la démission du préfet de la Charente-Maritime, dénonçant sa cartographie des risques. Pourquoi Les Portes-en-Ré échappent-elles au couperet alors qu'à Charron l'État tranche dans le vif ? Pourquoi des maisons inondées sont-elles épargnées et pas leurs voisines, moins touchées ?

L'Association de sauvegarde des Boucholeurs revendique plus de 2 000 adhérents pour quelque 200 habitations menacées. Son président, Michel Le Bozec, souhaite le "retrait pur et simple" des mesures annoncées par l'État.

inondations Xynthia 

Protéger plutôt qu'expulser

La contre-offensive passe par les tribunaux. Si elles devaient entrer dans les faits, les décisions d'expropriation seraient aussitôt contestées devant les juridictions administratives.

Quand la préfecture met en avant l'urgence de la situation, les opposants dégainent leur Code de l'environnement. Qui indique dans son livre VI ("La Prévention des risques naturels"), chapitre 1er ("Mesures de sauvegarde des populations menacées") :

"Lorsqu'un risque prévisible menace gravement les vies humaines, l'État peut déclarer d'utilité publique l'expropriation des biens exposés à ce risque." Mais à une condition : "Que les moyens de sauvegarde et de protection des populations s'avèrent plus coûteux que les indemnités d'expropriation."

Autrement dit, avant d'expulser la moitié des Boucholeurs, encore faudrait-il que la reconstruction de la digue sud qui a lâché le 28 février coûte plus cher aux finances publiques. À raison d'une indemnisation moyenne de 250 000 euros par maison, le compte est vite fait.

"Nous demandons, ou plutôt nous exigeons, que la loi Barnier soit appliquée", martèle Jean-Louis Léonard, député-maire (UMP) de Châtelaillon-Plage, venu hier apporter son soutien à ses "Gaulois" des Boucholeurs. "Il faut une véritable analyse des risques, au cas par cas, avec en parallèle pour chaque secteur une évaluation de ce que coûteraient les moyens de protection nécessaires."

L'élu déjeune mercredi à l'Élysée avec d'autres parlementaires de la majorité. Promis, juré, il en  "touchera deux mots" à Nicolas Sarkozy.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:00

Bouclier fiscal : Sarkozy et Fillon cherchent une porte de sortie

Source : LIBERATION.FR  -  le 9 avril 2010

 

Ils ont exclu de toucher à cette mesure de plus en plus contestée. Mais ils envisagent un prélèvement «sur une catégorie de population» pour financer les retraites et la suppression de certaines niches fiscales.

Il faut sauver le bouclier fiscal. Du coup, l’exécutif, sommé par la gauche et une part croissante de la majorité, de l’aménager voire de le supprimer, a assuré qu’il n’y toucherait pas. Impossible de reculer sur cette mesure si emblématique du début du quinquennat. Mais Nicolas Sarkozy et son Premier ministre - qui veulent calmer les élus UMP anti-bouclier et s’attaquer aux déficits - semblent chercher une porte de sortie honorable. C’est en tout cas le message qu’ils ont envoyé, jeudi: François Fillon en proposant de s’attaquer aux niches fiscales et l’Elysée en lançant l'idée d’«un prélèvement spécifique sur une catégorie de population» — sous-entendu: les ménages les plus aisés.

Cette proposition a été formulée en marge d’un déplacement du chef de l’Etat, jeudi, en Haute-Savoie, sans plus de précisions. Mais rien n’est arrêté, la concertation sur les retraites entre ministère du Travail et partenaires sociaux s’ouvrant, lundi, et les grandes lignes de la réforme n’étant pas attendues avant fin mai-début juin: «Il s’agit d’une piste parmi d’autres. Cela traduit la volonté du président de la République d’avoir une réforme des retraites juste. Plusieurs pistes peuvent être empruntées», a prudemment précisé l’entourage de Sarkozy.

"Un bouclier qui laisse passer une flèche ..."

En clair, pour financer la réforme des retraites, pourrait être envisagée une augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée). Une hausse qui ne compterait pas dans les fameux 50%. Rappelons que le bouclier fiscal, voté à l’été 2007, empêche que les impôts directs payés par un contribuable, CSG et CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) comprises, ne dépassent 50% de ses revenus.

Sauf qu’officiellement, le chef de l’Etat dit ne rien vouloir lâcher sur le bouclier: «Un bouclier qui laisse passer une flèche n’est pas un bouclier», a fait remarquer la présidence.

Sarkozy avait déjà entrouvert cette porte. Il avait ordonné aux députés UMP, qu’il recevait le 31 mars à l’Elysée: «Ne touchez pas au bouclier fiscal!» Mais avait alors ajouté cette petite phrase: «Le bouclier fiscal, ce n’est pas le moment et on verra en juin après la réforme des retraites» qui nécessitera que «chacun mette de l’argent».

pas les niches des copains

"Plafonnement ou suppression des niches

Et de son côté, Fillon a annoncé devant les sénateurs qu’il proposerait «le plafonnement ou la suppression de niches fiscales et sociales» dans le cadre du prochain budget triennal. Symboles d’injustice fiscales, ces niches - dérogations d’impôt - représentent chaque année un manque à gagner de 75 millions d’euros pour l’Etat.

«Il y a deux façons pour agir: ou bien examiner chacune des niches et voir la faisabilité de sa suppression, ou bien mettre en place une règle sur l’ensemble des niches fiscales et sociales», a détaillé le Premier ministre. Lequel, interrogé par le sénateur centriste, Nicolas About, sur une éventuelle «modulation» du bouclier fiscal pour «préserver nos recettes mais aussi par souci de justice fiscale», a toujours aussi fermement exclu de revenir dessus.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 17:00

homme à la mer 

Un homme à la mer !

par Jacques Julliard  - Nouvelobs.com-  le 7 avril 2010

 

Réformes à la dérive, popularité homéopathique, prestige en berne : l’horizon est noir pour Sarkozy.

Il a suffi de quelques jours pour tout changer. Certes, la raclée aux régionales était prévue mais non l’onde de choc qu’elle a provoquée dans une droite qui n’a plus de majorité que le nom. D’un seul coup, tout s’est désagrégé, à commencer par la réputation de grand stratège électoral de Nicolas Sarkozy. On l’a vu depuis six mois changer d’avis sans arrêt : je m’engage, je me désengage ; les régionales sont un scrutin local, non, national, non, local, etc. Vingt ministres ont été envoyés au casse-pipe, comme à Reichshoffen.

Surtout, ce sont toutes les opérations politiciennes du président qui se sont effondrées. Il avait fait le Grenelle de l’Environnement pour aspirer les voix écologistes ? Les écolos ont voté à gauche comme un seul homme. L’ouverture à gauche pour capter des voix socialistes ? Le PS obtient un triomphe historique. Le débat sur l’identité nationale pour siphonner un Front national mal en point ? Celui-ci se redresse spectaculairement. Bravo pour le grand sorcier !

Du coup, c’est tout son programme de réformes qui est ébranlé. La taxe carbone est envoyée à la casse (bon débarras !). Le bouclier fiscal branle dans le manche et ne passera pas l’année (enfin !). La réforme de l’instruction judiciaire fond comme neige au soleil (ouf !). La réforme des collectivités locales, version Sarkozy, fait l’unanimité contre elle (quel gâchis !). Quant à celle des retraites, la grande idée du règne, elle est désormais mal partie. Déjà, celle des régimes spéciaux n’avait été qu’un tour de passe-passe et avait coûté plus cher que le statu quo. Mais la réforme du régime général, si nécessaire et si douloureuse, supposait un président au zénith de sa popularité. Or il ne peut plus compter, comme Raffarin en 2003, sur une CFDT sacrifiant 50 000 adhérents sur l’autel de l’intérêt général. En un mot, le risque d’une grande tornade sociale est désormais réel. Nicolas Sarkozy peut certes escompter un resserrement de sa majorité, contrainte de marcher au canon. Mais il peut aussi en craindre la ruine de sa re-candidature pour 2012, à l’instar de Dominique de Villepin en 2006 dans l’affaire du CPE.

Piètre tacticien, réformateur aux abois. Popularité homéopathique et prestige en berne. Il y a un effet de serre dans la majorité, qui renvoie le rayonnement présidentiel et installe la canicule. La justice invite pourtant à dire que le bilan en politique étrangère est nettement meilleur. Obama, après avoir infligé à Sarkozy une longue pénitence pour s’être naguère jeté à contretemps au cou d’un George Bush déconsidéré, a fini par lui accorder son pardon. Dans la gestion des crises, Georgie ou automne noir 2008, il a su réagir avec sang-froid et détermination. Désormais, son discours sur la crise et ses responsables, sur la nécessité d’une intervention active de l’Etat, est celui d’un homme de gauche. Il y gagne en crédibilité mais y perd en originalité. Le flamboyant Sarkozy libéral de 2007 est cramé, il a fait place à un social démocrate en peau de lapin.

Son principal échec, en définitive, c’est son incapacité à remobiliser les Français. Le pays baigne aujourd’hui dans une déprime effrayante, quasi-pathologique. On avait besoin d’un entraîneur d’hommes, non d’un one man show.

Il était de bon ton naguère de dauber sur la cacophonie socialiste et l’aiguisement des ambitions personnelles. Voyez aujourd’hui, les hommes étant ce qu’ils sont, ce qui se passe à droite. Les députés s’émancipent, pétitionnent, intriguent. Les candidatures présidentielles champignonnent : Juppé en revanche, Fillon en sourdine, Coppé en prévision. Sans parler de Villepin, en retour. Pour Nicolas Sarkozy, ce n’est pas, comme on l’a dit, une crise de mi-mandat. C’est désormais une crise de mi-carrière.

Pourtant, il lui reste deux choses : deux années - c’est peu - et le pouvoir - c’est beaucoup.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 12:00

 

Les propriétaires de maisons sinistrés par la tempête Xynthia ont commencé à découvrir jeudi le tracé des "zones noires", ces parcelles qui seront rendues à la nature pour limiter les risques qu’une nouvelle catastrophe se produise.


Ségolène Royal a estimé jeudi que les annonces de destruction de maisons sur le littoral charentais et vendéen avaient été "très brutales" et qu'il aurait fallu "un travail de proximité beaucoup plus attentif de la part des services de l'Etat".

"La priorité de la région, c'est d'être au côté des gens, nous allons aider les associations d'habitants à se structurer", en leur donnant "des moyens financiers, des aides d'avocat pour se défendre", a déclaré Ségolène sur Europe 1, par téléphone depuis le Brésil où elle devait rencontrer le président Lula.

 

Plus d'info sur Europe1.fr : http://www.europe1.fr/France/Xynthia-les-zones-noires-presentees-171403/

 

Ségolène Royal en direct du Brésil (Europe 1)

 

envoyé par  Europe1fr

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:00


France Telecom, management et santé au travail
envoyé par  daniel-c

 

De nombreux commentaires sur le site de Libé ... pas eu le courage de tout lire, et quand j'ai vu la prose suivante, les bras m'en sont tombés. Et bien sûr, l'auteur de ces ignominies (atteint de gros problèmes psychologiques) ne comprend pas les réactions indignées !   : 

Un salarié qui n'est pas bien dans une entreprise peut démissionner.
Pareil le mariage: avant de se suicider ou d'assassiner son conjoint, mieux vaut divorcer.
Un salarié FT sain d'esprit, qui s'estime soumis à un stress insupportable, ne reste pas. Je suppose qu'il sont nombreux à l'avoir fait. Ceux qui se suicident ont des problèmes psychologiques, c'est évident. Ces problèmes ne sont pas causés par la direction de FT, ils sont dans leur tête.


Le parquet va ouvrir une enquête sur les suicides à France Télécom

Source : LIBERATION.FR  -  le 9 avril 2010 

 

Le parquet de Paris a délivré jeudi un réquisitoire introductif en vue d’ouvrir une enquête confiée à un juge d’instruction sur les suicides à France Télécom, a indiqué Me Jean-Paul Teissonnière, avocat du syndicat Sud qui a porté plainte.

"Le parquet de Paris a pris aujourd’hui (jeudi) un réquisitoire introductif, qui va déboucher dans les tout prochains jours sur l’ouverture d’une information judiciaire", a précisé Me Teissonnière, confirmant une information de France Info.

Selon l’avocat, cette information judiciaire devrait viser "les chefs de mise en danger de la vie d’autrui et de harcèlement" et être confiée à un juge du pôle de santé publique de Paris.

Saisi d’une plainte de Sud-France Télécom depuis la mi-mars, le parquet de Paris s’est par ailleurs fait communiquer officiellement un rapport de l’inspection du travail qui dénonce une "mise en danger d’autrui" et un "harcèlement moral" liés aux méthodes de l’entreprise.

Ce rapport de 82 pages, coordonné par Sylvie Catala et remis le 4 février au parquet de Paris, évoque de possibles infractions pour «mise en danger d’autrui du fait de la mise en oeuvre d’organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs», ainsi que des «méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral».

L’inspection du travail pointe notamment «la politique de réorganisation et de management» menée depuis 2006 et souligne que les dirigeants de France Télécom ont été alertés «à maintes reprises (…) des effets produits sur la santé des travailleurs».

Le rapport met en cause les hauts dirigeants, dont l’ancien PDG Didier Lombard.

En 2008 et 2009, le nombre de suicides de salariés de France Télécom s’est établi à 35, selon direction et syndicats. Selon l’observatoire du stress et des mobilités forcées, créé par la CFE-CGC et Sud-PTT, 11 salariés se sont suicidés depuis janvier.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 10:00

ce n'est pas une rumeur - le moral des français au plus ba

 

Le moral des français au plus bas sur l'économie et Sarkozy

Source : LATRIBUNE.fr  -  le 7 avril 2010

 

Les Français sont 69% à penser que la France ne sortira pas de la crise économique l'an prochain et déclarent dans une proportion identique que leur confiance en l'avenir a baissé, selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM à paraître jeudi.

Pour diminuer la dette et les déficits publics, les Français penchent à 49% pour la solution de limiter le nombre de fonctionnaires, à 9% pour augmenter les impôts et prélèvements, mais 40% ne veulent retenir aucune de ces solutions.

[ ah, ces fonctionnaires ... ils ont bon dos ! ]

Quelques 70% des personnes interrogées déclarent par ailleurs qu'elles ne pensent pas que Nicolas Sarkozy réussira à améliorer la situation des déficits publics d'ici la fin de son mandat.

A l'inverse, 25% disent l'en croire capable, résultat homogène dans les différentes catégories sociales. Les sympathisants de droite y croient à 53%.

 

Le sondage a été réalisé les 2 et 3 avril auprès d'un échantillon de 1.012 personnes, âgées de 15 ans et plus et sélectionnées par la méthode des quotas.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:00

Total - tribunal DK le 2 avril 2010 

Les avocats de Total :

"Le groupe n'a jamais annoncé

son intention de fermer la raffinerie"

Source : La Voix du Nord  -  le 3 avril 2010

 

Malgré une salle bondée, l'audience en référé intenté contre les dirigeants de Total pour entrave aux instances représentatives du personnel s'est déroulée dans le calme, hier matin.

Après trois heures de débat, le juge Franck Bielitzki a indiqué que le jugement sera rendu le jeudi 22 avril, à 15 h.

Tribunal de Dunkerque, hier, 10 h. Dans l'assistance, Éric Guillotin, directeur de la Raffinerie des Flandres, entouré de deux gardes du corps et de nombreux salariés du site. Face au juge du référé, cinq avocats qui vont se succéder pendant près de trois heures à la barre : Mes Patrick Tillie, Rachid Brihi et Roger Koskas pour plaider, au nom de l'intersyndicale et des salariés de Total, le redémarrage de la Raffinerie des Flandres ; Mes Jean-Benoît Lhomme et Philippe Raymond, pour assurer la défense du groupe pétrolier.

Pour l'avocat lillois Me Tillie, l'entrave aux instances représentatives du personnel ne fait aucun doute : "Si nous sommes là, c'est parce que nous considèrons le comportement des dirigeants de Total empreint de désinvolture et de mépris (...). Le groupe a multiplié les annonces dans les médias et pris des décisions (abandon du grand arrêt et fermeture du site) sans consulter les élus du personnel, qui ont pourtant des droits élémentaires.

"Des propos relayés par Mes Koskas, qui a ajouté : "La procédure légale d'information-consultation étant lancée depuis le 15 mars, les élus du personnel peuvent-ils être consultés utilement en mars sachant que le site est à l'arrêt depuis plus de six mois ? Total dit "oui" et vient ainsi tordre toutes les règles du droit !"

"Ce système d'information-consultation, enchaîne son confrère parisien Me Brihi, n'a de sens qu'à une condition : que les représentants des salariés soient en capacité d'influencer la décision de l'employeur. Or, cette consultation repose sur une décision irréversible, déjà mise en oeuvre. Peut-on accepter qu'un employeur, qui décide d'abord et informe ensuite, mette les salariés devant le fait accompli ?"

 

Réponse des deux avocats parisiens de Total : "Tout cela est faux, le groupe n'a jamais annoncé son intention de fermer la Raffinerie des Flandres !", assurent Me Philippe Raymond et Jean-Benoît Lhomme, qui tendent "un relevé de conclusion" (en fait un accord) signé entre la direction et l'intersyndicale le 24 février.

"Celui-ci prend notamment acte de la procédure d'information-consultation et démontre que ce sont des hypothèses et non des décisions qui sont étudiées." Toujours selon les avocats de Total, la direction du groupe, qui aurait évoqué le 15 mars un "projet d'évolution" de la Raffinerie des Flandres, aurait même émis l'hypothèse de poursuivre le raffinage à Dunkerque. Rires dans la salle.

"Total a pris l'engagement de maintenir la pérennité du site", ajoutent les deux avocats. Quid du délit d'entrave ? Pour Me Raymond, l'ordre du jour de chaque réunion a été réalisé conjointement par la direction et les représentants du personnel "et les procès-verbaux ont également été signés par les deux", assure-t-il. Et d'ajouter : "Penser que la décision de fermer le site, qui n'est qu'un scénario envisagé, est arrêtée et acquise n'est qu'une vue de l'esprit de nos contradicteurs contraire à la réalité, comme en attestent les procès-verbaux."

Des propos qui ont fait sourire un représentant de la CGT. "Sur un dossier de quinze pages, ils lisent trois lignes ", sourit-il, tout en accusant le groupe pétrolier de "noyer le poisson".

Délibéré le 22 avril.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:00

 

Une enquête, réalisée juste après les élections régionales (qui s'est illustrée par une forte abstention), confirme ce que l'on savait déjà, finalement : une grande défiance, une désillusion à l'égard du "personnel politique" :

76% des Français ne font pas confiance aux hommes politiques, qu'ils soient de gauche ou de droite.

L'enquête fait également ressortir les raisons principales de l'abstention.

Toutefois, les élus locaux sont jugés plus proches, et sur ce plan les maires arrivent en tête de l'estime des sondés. Ce n'est pas, et de loin, le cas des députés nationaux et européens.

 

La proximité est donc mise en avant. Et c'est d'ailleurs l'argument qui est souvent repris par les partisans du cumul des mandats : un mandat national (voire européen), assorti d'un mandat local  complétant utilement l'ancrage territorial, le travail concret sur le terrain.

J'entends bien. Cela peut donner lieu à des discussions à l'infini ...

Toutefois, j'apporterai un bémol, un gros bémol : comment expliquer cette défiance envers les députés, alors que ... 87% d'entre eux ont au moins un mandat supplémentaire (conseiller régional, conseiller général, maire, ou "simple" conseiller municipal) ???

24 % d'entre eux cumulent même 3 fonctions électives.

 

Il y a là, me semble t-il, à s'interroger fortement, car l'ancrage territorial est bien là.. Personnellement, je reste sceptique sur les reproches de non-proximité, et pencherai  davantage sur les doutes quant à la disponibilite et au rôle des représentants du peuple à l'Assemblée Nationale, leur pouvoir réel sur la politique nationale au service du citoyen.

Les réformes constitutionnelles n'ont pas apporté, à l'évidence, de réponses crédibles et efficaces sur le fonctionnement de notre démocratie.

 

Les français votent une motion de défiance

Source : 20minutes.fr  -  le 6 avril 2010

défiance envers les politiques

Un sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info sur l'image des politiques ...

Ils sont "coupés de la vraie vie", pensent "surtout à leur carrière" et ne "connaissent pas les préoccupations des Français". Deux semaines après les régionales, les politiques trouveront peu de raisons de se réjouir dans les résultats du sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info. Les Français sont en effet 76,3% à faire preuve de méfiance vis-à-vis d'eux. Près d'un électeur sur deux (48,3%) avoue même n'avoir confiance en "aucun homme politique", quelle que soit sa couleur. 

La prime aux élus locaux

"Juste après les élections, on sait que ce sentiment vise tout de même le gouvernement, décrypte Delphine Mirande, directrice d'études chez InfraForces. Il y a un réel fossé entre ce que vivent les Français et ce que vivent les hommes politiques…" Européens ou non, les députés sont aussi particulièrement dans le viseur des Français. En fait, les élus locaux – conseillers généraux, régionaux et surtout maires, ces derniers recueillant 64,2% d'opinions favorables  – sont les seuls à tirer leur épingle du jeu.

"C'est normal, commente Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP. Si votre trottoir est défoncé, le maire va le réparer… Les politiques nationales sont moins lisibles pour la majorité des électeurs." Elles n'en suscitent que plus de suspicion de la part de l'opinion. Ainsi, 86,2% des sondés pensent que les hommes politiques se "préoccupent surtout de leur carrière". C'est le syndrome de la tour d'ivoire: les élus sont "coupés de la vraie vie" pour 67% des sondés, "connaissent les préoccupations des Français" pour 24,7% et ont  "une vision d'avenir" pour seulement 40,7%. 

Travailleurs et compétents, mais ...

"L'effet de la crise a sans doute renforcé ce sentiment, poursuit Delphine Mirande. Car les personnes que nous avons interrogées reconnaissent tout de même que la fonction d'homme politique est utile…" En effet, 64% des Français pensent que les hommes politiques sont "travailleurs" et dans une moindre mesure "courageux" et "compétents" (50%). C'est donc bien la classe politique actuelle qui est directement visée.

Quand on demande aux Français d'expliquer l'abstention, ils sont 35,9% à dire qu'ils "veulent manifester leur mécontentement" et 23,9% à ne pas "se sentir représentés par les candidats". A défaut de pouvoir changer tous les prétendants d'ici aux prochaines élections, il faudrait au moins changer d'attitude. "Je suis favorable à ce que les élus occupent une profession en parallèle, plutôt que de cumuler des mandats, plaide par exemple Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Cela leur permettrait de rester au contact de la réalité." Ça ne semble pas au programme de la majorité d'ici à la présidentielle de 2012.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 08:00

 

Nanard, le retour ?

en a fini avec la le tribunal correctionnel de l'a définitivement relaxé pour des faits de banqueroute remontant à 1994. 

Dans un entretien au Parisien / Aujourd'hui en France (samedi 3 avril), il déclare : 

"La seule chose que je ne referais pas, ce sont des affaires. En revanche, il n’est pas impossible que je me réinvestisse dans un club de football et je n’exclus pas de me réengager en politique. Tout reste ouvert."


Ouais ... archive datant d'avril 2009 :

la-girouette-politique.jpg 

Question posée :"La politique, c'est vraiment fini ?"

Réponse de Nanard :

Aucun doute.  Les élections, les campagnes, l'obsession de ce que les gens disent de vous... il ne me reste pas assez de bon temps à vivre pour m'emmerder avec tout ça ! Récemment, j'ai dit à un journaliste qui m'agaçait : "Vous savez pourquoi je ne veux plus faire de politique ? Parce que je pense que vous êtes un connard et que je peux vous le dire ! On peut prendre ça pour de la provoc, mais c'est ce que je pense."

 

(source : lepoint.fr  -  le 23.04.2009  :  ce que tapie n'a jamais dit)

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:00

 

Ségolène ROYAL aux côtés des salariés d'HEULIEZ

Source : site Désirs d'Avenir  -  le 2 avril 2010

 

Ségolène Royal a tenu une réunion de travail avec les représentants des salariés d'Heuliez pour évoquer avec eux les pistes de solution, visant notamment à intégrer les salariés au capital d'Heuliez aux cotés d'investisseurs industriels et de la Région Poitou-Charentes.


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