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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:00

bannière Lettre d'actualité de Ségolène

Cher(e)s ami(e)s,

 

Chacun peut le constater actuellement en faisant le plein de sa voiture : les prix de l’essence viennent de battre tous les records : le litre de sans plomb 95 à 1,55 euro, le litre de sans plomb 98 à 1,59 euro et le litre de gazole à 1, 42 euro.
En janvier 2011, le baril de pétrole était à 95 dollars. En ce moment, il est entre 110 et 115 dollars, soit près de 20 % de hausse en un an. Cette hausse est liée aux tensions en Iran et au Moyen-Orient mais aussi aux tensions sur l’euro.
prix-de-l-essence---janvier-2012.jpg

 

En 2011, alors que les prix étaient déja montés à un niveau très élevé, Ségolène Royal avait été la première responsable politique à proposer le blocage temporaire des prix de l’essence en prenant appui sur l’article L 410-2 du Code du commerce qui permet au Gouvernement de prendre par décret, « contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé ».

Toujours soucieuse d’apporter des réponses concrètes aux problèmes des Français, Ségolène Royal a réitéré, il y a deux jours, cette proposition en la complétant d’une demande de modulation de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). Dans le système actuel, cette taxe est fixe sur chaque litre de carburant et ne varie pas en fonction du prix, contrairement à la TVA qui accroît les recettes de l’Etat lorsque le prix de l’essence augmentent.

Ségolène Royal a proposé, comme cela avait été fait sous le Gouvernement Jospin, de baisser la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers, la perte de recette étant compensée par l’augmentation de recettes de la TVA.

Et surtout, une action vigoureuse est nécessaire pour contrôler les marges de tous les intermédiaires de la filière. L'association CLCV (Consommation logement et cadre de vie) a étudié la formation des prix et ses conclusions sont claires : les marges de distribution et de raffinage ont augmenté à un rythme injustifié ces dernières années.

Enfin, comme Ségolène Royal l’a déjà réclamé, une taxation des super-profits pétroliers permettrait de créer un fonds pour les énergies renouvelables et ainsi contribuer à offrir aux Français une alternative aux véhicules à essence, par exemple avec le voiture électrique.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 14:00

du haut de son sommet social

 

C'est sur le volet du CHÔMAGE PARTIELque je voudrais insister ici.

Une généralisation du chômage partiel serait destinée aux  entreprises qui connaissent des baisses passagères d'activité. Elles pourront  réduire temporairement le temps de travail de leurs salariés ou suspendre leur activité, tandis que l'Etat prendra en charge une partie de l'allocation versée aux salariés.  

"La gravité de la crise nous impose de prendre des décisions", dixit Sarko.

"Se réfugier dans l'attentisme, ce serait donner raison à tous ceux qui jouent sur l'impuissance du politique et du syndicalisme pour prospérer". 

"L'impuissance du syndicalisme", c'est vite dit ! Et quel mépris !!! (comme d'habitude)

Et se réfugier dans l'ignorance, ou putôt la simulation d'ignorance, comme il le fait ???

Il faudrait que nous soyons plus nombreux à rappeler à Son Altesse que les partenaires sociaux n'ont pas attendu le Messie qu'il prétend être pour se pencher sérieusement sur la problématique des fluctuations d'activité dans les entreprises industrielles.

Des mécanismes ont été mis en place suite aux nombreuses négociations sur le Temps de Travail, et principalement dans le cadre de la loi AUBRY-2 (loi des 35 heures) :

Nombre de difficultés sont traitées (avec plus ou moins de bonheur, certes), grâce au volet négocié sur L'ANNUALISATION du temps de travail.

Et là, les sempiternelles critiques de l'UMP sur une application sans discernement (application brutale et uniforme, et nia-nia !) n'ont pas de prise : les négociations se sont déroulées entreprise par entreprise, avec du sur-mesure en quelque sorte.

La droite, les aboyeurs de l'UMP n'ont de cesse de fustigier les "dégats" causés par les 35 heures, mais ils se gardent bien de souligner ce que les accords conclus ont pu apporter de positif et d'efficace  quant aux solutions pour trouver des parades à la fluctuation d'activités des entreprises.

CELA CONTRIBUANT A EVITER ... LE RECOURS AU CHÔMAGE PARTIEL !!!

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 12:00

sarko-ouvrant-le-sommet-social.jpg

Nous sommes le 19 janvier. L'actualité de la veille, le sommet social rebaptisé par Sarkozy "sommet de crise", est maintenant relégué en second plan, voire plus.

Notre empereur aura au moins réussi son coup, faire parler de lui, un temps.

Un résumé forcément partiel ... et partial, allez je le concède (mais il le mérite !) :

- TVA dite sociale ? Botus et mouche cousue ! Bon, ça c'est fait ...

- Une formation renforcée pour les chômeurs : bien, mais ce renforcement aura attendu les derniers mois de son calamiteux mandat présidentiel ... Bon, ça c'est fait aussi ...

- Pour les TPE (Très Petites Entreprises), des charges supprimées pendant 6 mois si elles embauchent des jeunes de moins de 26 ans : il faudrait quand même préciser que c'est leur niveau d'activité qui sera d'abord déterminant, non ?

- Pour les mesures en faveur de l'emploi, le gouvernement compte engager  la somme de 430 millions d'euros. Ce serait indolore pour la dette, paraît-il, car ces largesses seraient financées par "un redéploiement" des crédits existants.

- Cocasse sur le volet des services de l'emploi : après avoir sabré dans les effectifs, 1000 emplois seraient créés chez Pôle-emploi.

 

C'est sur le volet du CHÔMAGE PARTIEL que je voudrais revenir plus largement. Prochain billet.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:00

sarko-mena-ant.jpeg 

Le risque d'un sommet "antisocial"

Source : LePoint.fr  -  le 17 janvier 2012

 

Les syndicats ne veulent pas entendre parler de la TVA sociale ou des accords compétitivité-emploi mis en avant par le gouvernement.

Les syndicats s'apprêtent à se rendre au sommet social de l'Élysée à reculons. Alors qu'ils attendent surtout des mesures d'urgence de lutte contre le chômage, Nicolas Sarkozy devrait leur imposer des réformes structurelles dont la plupart d'entre eux ne veulent pas, à trois mois de l'élection présidentielle.

Alors que la France a été dégradée par l'agence de notation Standard & Poor's, le président semble pourtant plus décidé que jamais à instaurer la TVA sociale ainsi que la possibilité pour les entreprises de signer des accords "compétitivité-emploi" de flexibilisation du travail en fonction de la conjoncture économique.

Deux sujets de fond qui ne peuvent être traités dans l'urgence, s'indignent les organisations de défense des salariés. La CGT et FO sont particulièrement remontées. "Plus les heures passent, plus ce sommet s'annonce comme antisocial", attaque Bernard Thibault, en froid avec le président depuis la réforme des retraites. Il a dénoncé lundi dans une conférence de presse "un affichage politique préélectoral" et appelle même à la mobilisation pendant sa rencontre avec le président.

Refus de réformes "à la hussarde"

Son secrétaire confédéral chargé de l'emploi, Maurad Rhabi, détaille : "On est dans un dialogue de sourds avec des réunions officielles pour la photo où chacun donne son point de vue, mais où il n'y a pas de dialogue. Au moment où on avait une réunion avec Xavier Bertrand (le ministre du Travail), François Fillon annonçait que le gouvernement ne reculerait pas !"

"Il s'agit de réformes trop importantes pour les faire passer à la hussarde, il y a un risque d'instrumentalisation", prévient de son côté Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT. Sur le fond, l'organisation réformiste s'est toujours montrée ouverte à l'idée de baisser les charges patronales en échange d'une augmentation de la CSG, un impôt qui frappe non seulement le travail, mais aussi le capital. Mais elle s'oppose catégoriquement à une augmentation de la TVA qui grèverait, selon elle, le pouvoir d'achat des Français. La TVA sociale est une "remise en cause fondamentale de notre système de financement social", ferraille François Chérèque.

Idem sur les accords compétitivité-emploi, dont François Fillon a prévenu qu'ils nécessiteraient une réforme législative. La CFDT réclame au préalable que les représentants syndicaux soient associés bien plus étroitement à la gestion de l'entreprise, comme cela se fait en Allemagne.

Contrer la hausse du chômage

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), pourtant favorable à une telle réforme, reconnaît que "c'est un sujet qui ne se réglera pas avant quelques mois". En clair, cela ne devrait pas être applicable avant la présidentielle...

Sur ces deux sujets, sensibles, le suspense pourrait d'ailleurs durer jusqu'à fin janvier, date à laquelle Nicolas Sarkozy a prévu de s'adresser aux Français à la télévision. Mercredi, il pourrait donc se limiter à faire des annonces plus consensuelles sur le chômage partiel et la formation des chômeurs. Là, les syndicats réclament du concret. Ils espèrent pouvoir débloquer des formations pendant les périodes de chômage partiel, renforcer l'accompagnement des fins de CDD et d'intérim ainsi que les moyens de Pôle emploi.

La CGPME, elle, veut permettre aux très petites entreprises d'avoir recours au chômage partiel en réduisant les délais de carence et en évitant d'y consacrer leur trésorerie avant que l'État ne les rembourse. Autant de mesures que le gouvernement devra financer...

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 16:00

ceinture-pour-le-triple-A.jpg 

Perte du AAA : 2/3 de Sarkozy, 1/3 de crise

Source : marianne2.fr  -  le 13 janvier 2012

 

La France, tout comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal, sont [sur le point d'être] dégradées par la maison Standart & Poor's.

Il serait excessif d'attribuer au seul Président la responsabilité de la situation financière de la France. Mais il y est pour une grande part. Voici pourquoi.

 

Les apprentis pâtissiers boulangers qui remettent ce vendredi 13 janvier après-midi leur traditionnelle galette des rois au Président, ont eu le mauvais goût d’y cacher une fève en forme de triple A.   

Nicolas Sarkozy doit s’en étouffer, lui qui expliquait il y a peine 3 mois que «Si la France perd son triple A, je suis mort.» La France perd ce jour son triple A, version notation de S&P, et évidemment le Président bouge encore. Il bouge d’ailleurs plus que jamais, multipliant même les annonces, comme celle sur la fiscalité anti-délocalisation, ou la mise en place dispositif de type taxe Tobin. Car pour cet amateur de la petite reine, l’important c’est de ne jamais cesser de pédaler, considérant que mettre le pied à terre lui serait fatal, car il faudrait alors se confronter avec le bilan de son quinquennat. 

Evidemment le Président s’est préparé à cette dégradation qui est en réalité dans toutes les têtes, c’est à dire pour le marché dans les prix, depuis plusieurs mois. « Pour l'instant, (les agences) ont maintenu le triple A. Si elles devaient nous le retirer, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme. », expliquait-il dans Le Monde daté de mardi 13 décembre 2011. Aux manettes du pays depuis presque 5 ans, il savait cette décision, sinon imminente, du moins quasi inéluctable, au regard de la situation économique du pays.

Nicolas Sarkozy s’en défendra jusqu’au bout. Mais il est pour beaucoup dans l’émergence du couple infernal dégradation des finances publiques, perte de compétitivité du pays (et donc de sa capacité à faire face à ses engagements passés et futurs) qui est à l’origine de la décision de S&P.

 

Le plus visible, la dette n’a jamais autant progressé que sous son mandat. Au terme de son quinquennat, les finances publiques devraient supporter plus de 630 milliards de dette supplémentaire. Evidemment, le Président argue de la crise. Mais seulement un tiers de ce montant moins de 110 milliards d’euros peut être imputé à la conjoncture. Le reste, tout le reste les 520 milliards d’€ restant, bref les deux tiers de la note, sont le fait de son action. Ou de sa non action pour réduire les déséquilibres dont il a hérités, et contre lesquels il s’etait lui même engagé à lutter. Ce déficit structurel qu’il n'a pas combattu devrait se monter à 370 milliards d’euros au termes du mandat. Au contraire, par sa politique, le chef de l’Etat a appuyé sur le champignon, alourdissant l’addition de 153 milliards d’€. (*)
 

Pire, l’essentiel de ces dépenses ont été faites en vain. En face de ce passif, le pays ne peut afficher de meilleures capacités de production. La réforme de la taxe professionnelle, coût 23 milliards d’euros, ou encore la baisse de la TVA sur la restauration, n’ont apporté aucun surplus de compétitivité à l’économie.

 (*) Ces chiffres sont extraits de l'enquête Un quinquennat à 500 milliards d'euros (Mille et une nuits) dont Marianne publie des extraits en exclusivité ce samedi.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:00

bonnet-d-ane.jpg 

AAA : Nicolas Sarkozy le dégradé

Source : LIBERATION.fr  -  le 13 janvier 2012

 

La France a perdu son triple A, mais pas l'Allemagne: un camouflet pour le président de la République.

PatatrAAA... La France est dégradée et c'est Nicolas Sarkozy qui dégringole. Depuis des mois, le chef de l'Etat avait fait de la défense du triple AAA français un quasi signe de notre identité nationale. Persuadé avoir remporté début décembre une manche décisive contre les agences de notation grâce à l'accord franco-allemand passé avec la chancelière Merkel, il a vite dû se rendre à l'évidence. Standard & Poor's n'a que faire du calendrier électoral français et sa menace de dégradation qui planait depuis l'automne n'était pas une galéjade.

 

Résignés du coup à l'inéluctable perte de ce triple A, l'exécutif et l'UMP ont expliqué des jours durant que la France ne serait en aucun cas la seule visée par les agences de notation. En clair, la plupart des pays européens -Allemagne compris- seraient «sanctionnés».

Pas question dès lors de mettre en cause la politique menée par le gouvernement français.... Mais vendredi, tous ces arguments sont en passe d'être balayés: l'Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg devraient conserver leur fameux AAA.

Ce «découplage» avec le voisin allemand est un camouflet pour la France et son Président. Cette fois, les faiblesses françaises, plus ou moins masquées par le pas de deux plus politique qu'économique du couple franco-allemand, apparaissent au grand jour.

Après avoir fait de la défense de la note française une priorité absolue, Nicolas Sarkozy et François Fillon vont donc concentrer les critiques et devoir s'expliquer très vite sur la suite des événements. Depuis des mois, l'opposition a prévenu : une dégradation française signifierait d'abord la «sanction» d'une politique économique inefficiente. Et bien sûr, elle traduirait l'échec de Nicolas Sarkozy à piloter le pays dans la crise.

A peine la sanction tombée, le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a affûté les attaques à venir sur BFMTV: «C'est un triple échec pour Nicolas Sarkozy. Echec de sa politique économique depuis cinq ans qui a a mené la France dans cette situation», «échec de la gestion de la crise» et «échec social». Il a assuré que «nous ne sommes pas égaux devant la crise, la France étant particulièrement visée parce qu'elle a accru sa dette de façon inconsidérée par un laxisme fiscal que nous n'avons cessé de dénoncer».

Au-delà des critiques et des polémiques, le gouvernement va surtout devoir trancher s'il opte pour davantage de rigueur. Un scénario auquel il s'est toujours refusé jusqu'à présent. Mais en ces temps de précampagne où le chef de l'Etat est pris de frénésie de réformes, il pourrait être tenté par une vraie stratégie «du sang et des larmes» afin d'affirmer encore sa posture de «capitaine Courage».

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:00

Bientôt des chars russes dans Paris ???

accoyer-se-prepare-a-la-guerre.jpg

Batho : "Le pouvoir est en train de dévoyer les institutions"

Source : LIBERATION.fr  -  le 11 janvier 2012 

 

Pour Bernard Accoyer, une victoire de la gauche aurait des "conséquences économiques et sociales" comparables "à une guerre". La porte-parole de François Hollande réagit.

Comment réagissez-vous aux propos du président de l'Assemblée nationale ?

Nous demandons solennellement au président de l'Assemblée nationale de retirer cette phrase et de s'excuser. Il est le 4è personnage de l'Etat et doit donc savoir ce qu'est la démocratie. Il doit aussi savoir que le peuple français est libre de son vote et que les élections ce n'est certainement pas la guerre. C'est une déclaration très grave et inacceptable car les mots ont un sens. La guerre, il y a une génération qui y a laissé la vie. On ne plaisante pas avec l'histoire de France. Je pense à tous les noms gravés sur les monuments aux morts et à ce que des millions de familles ont subi. On ne compare pas la démocratie avec la guerre.

Cette déclaration vous étonne-t-elle de la part de Bernard Accoyer, d'habitude plus mesuré ?

Dans une démocratie, un président de l'Assemblée nationale doit normalement veiller au respect de l'opposition. Comme l'ont déjà montré les voeux de M. Fillon, il y a certainement eu des consignes depuis le bureau de Nicolas Sarkozy pour transformer les voeux de toutes les institutions en tribune politique. Le pouvoir actuel est en train de dévoyer les institutions, y compris la présidence de l'Assemblée nationale. Et ça, nous ne l'acceptons pas.

Face à ce durcissement, quelle sera la stratégie de François Hollande ?

François Hollande a une grande force de caractère et rien ne le déviera de sa route, du chemin qu'il a choisi et des propositions qu'il veut faire. Dans cette campagne électorale, il a bien l'intention d'élever le débat à la hauteur de la situation de crise préoccupante dans le pays. Nous ne participerons pas à cette escalade du vocabulaire, mais nous sommes fermes dans la réponse qui est nécessaire face à ce type de dérapage inacceptable. Que le président de l'Assemblée nationale retire ses propos et s'excuse.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:00

bateau Seafrance 

La fin de SeaFrance "pour les nuls"

Source : lavoixeco.com  -  le 11 janvier 2012

 

A force d'entendre parler de SeaFrance, vous savez sûrement que la compagnie de ferries calaisienne a été liquidée lundi [9 janvier], après une lente agonie.

Mais pour le reste, vous n'êtes pas sûr d'avoir tout compris. On parle d'un consortium franco-danois pour reprendre les liaisons maritimes. Mais alors, SCOP ou pas SCOP ? Et que viennent faire la SNCF et Eurotunnel dans cette histoire ? Explications.

LDA-DFDS, le retour

C'est la piste privilégiée aujourd'hui par le gouvernement et certains ex-salariés de SeaFrance : le français Louis-Dreyfus Armateurs et le danois DFDS, réunis en consortium, pourraient reprendre l'exploitation des liaisons maritimes entre Calais et Douvres. Avec, à la clé, la reprise de 300 salariés sur 872, dont 240 navigants. En revanche, LDA-DFDS ne compte pas reprendre les navires de SeaFrance.

LDA-DFDS est un revenant : le tandem avait déjà déposé une offre de reprise, le 26 juillet 2011, dans le cadre de la procédure judiciaire. Il proposait de garder 460 emplois et trois navires. Pas suffisant à l'époque pour la CFDT SeaFrance, syndicat majoritaire, qui avait préféré déposer fin août une offre de reprise par une SCOP (société coopérative ouvrière de production).

La CFDT est d'ailleurs soumise aujourd'hui à de vives critiques, notamment pour ne pas avoir étudié d'assez près l'offre de LDA-DFDS.

La SCOP a du plomb dans l'aile

Le projet de coopérative ouvrière (SCOP), porté par la CFDT, n'a pas réussi à trouver le financement nécessaire (50 millions d'euros). Cette option, qui prévoit de garder tous les salariés, est également complexe à mettre en oeuvre : il faudrait créer une nouvelle compagnie de A à Z.

Cela dit, Didier Cappelle, secrétaire du syndicat CFDT maritime Nord, et Eric Vercoutre, secrétaire du CE, y croient encore. Grâce notamment à l'aide providentielle proposée par le voisin Eurotunnel (voir ci-dessous).

Eurotunnel au chevet de la SCOP

Rebondissement lundi, jour de la liquidation définitive de SeaFrance : Eurotunnel annonce vouloir donner un coup de pouce à la SCOP. En gros, Eurotunnel envisagerait de racheter les navires de SeaFrance, pour ensuite les louer à la SCOP, qui en assurerait l'exploitation.

Derrière cette volonté de sauvetage des emplois et de maintien du pavillon français, l'opérateur du tunnel sous la Manche veut barrer la route à LDA-DFDS qui ambitionne depuis longtemps de s'installer sur le transmanche.

Problème : pour louer des ferries à la SCOP, encore faudrait-il que celle-ci soit créée. Or, cette hypothèse s'éloigne de jour en jour (voir plus haut). Autre souci, le timing. Il est très serré : dans le cadre de la liquidation, les bateaux devraient être vendus aux enchères début février par un mandataire judiciaire.

Le rôle de la SNCF dans cette histoire

SeaFrance est une filiale à 100 % de la SNCF, laquelle est donc la maison mère de la compagnie de ferries. Comme la loi l'y oblige, la SNCF doit proposer des solutions de reclassement aux salariés. Pour l'instant, la SNCF propose de reclasser 500 salariés, car il faudra conserver le temps de la liquidation 120 employés pour la sécurité des navires. Restent 180 salariés « protégés » par des mandats syndicaux pour lesquels les délais de reclassement sont plus longs.

Les 500 offres, qui sont disséminées dans l'Hexagone, sont consultables sur le site internet http://seafrance.portailbtsg.eu. D'après la SNCF, les salariés auront quinze jours pour manifester leur intérêt pour une ou plusieurs offres. Ceux qui ne seront pas intéressés par une de ses offres recevront une lettre de licenciement. Ils bénéficieront d'un accompagnement par une cellule animée par Pôle Emploi et la SNCF.

Des offres de reclassement qui laissent les ex-SeaFrance sceptiques. En 2010, lors du premier plan social qui avait laissé sur le carreau 460 salariés, un forum s'était tenu avec 410 offres de reclassement à la SNCF. Rares sont les ex-SeaFrance à y avoir trouvé un emploi.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:00

 

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy

bientôt saisis par la justice

Source : SudOuest.fr  -  le 10 janvier 2012

 

La justice va examiner les comptes de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Les comptes de campagne pour l'élection présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy font désormais l'objet d'une réquisition judiciaire.

Le millier de documents déposés à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) retraçant les dépenses et surtout les recettes déclarées par le candidat devrait être prochainement passé au peigne fin par des juges d'instruction.

Selon nos informations, ces réquisitions toucheraient un des volets de la tentaculaire affaire Bettencourt instruite à Bordeaux.

Depuis près d'un an le juge Jean-Michel Gentil mène des investigations tous azimuts ayant notamment conduit avant Noël à la mise en examen de François-Marie Banier et du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre.

Mais le nom d'Eric Woerth, ancien président de l'association de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy et trésorier démissionnaire de l'UMP (chargé de récolter des dons) est également abondamment cité depuis le début de l'affaire, notamment par la comptable Claire Thibout qui avait affirmé avoir assisté à des remises d'enveloppes contenant de l'argent liquide au maire de Chantilly au sein de la maison Bettencourt.

L'ex-ministre du Budget pourrait par ailleurs être prochainement entendu par les juges.

 

distributeur-bettencourt.jpg.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 16:00

 

Ségolène Royal invitée des "4 Vérités" - 9 janvier 2012

 

 

- retour sur son échec dans la Primaire

- TVA sociale : "très injuste et très dangereuse"

- taxe sur les transactions financières : en solo, "est-ce possible, est-ce crédible ?"

- déroulement de la campagne présidentielle de François HOLLANDE

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