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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:00

Un avocat, Me Philippe BRUN, s'est spécialisé dans le droit social.

Il assiste notamment les salariés de REXAM, dans le dunkerquois, pour lesquels le combat continue contre la multinationale.
Celle-ci a décidé de délocaliser la production, et l'intersyndicale accompagnée de son avocat conteste les arguments économiques qui ont été avancés lors de la fermeture du site.


Un avocat à l'usine
envoyé par  daniel-c

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 10:00
total - la manif place jean bart
Total : le combat continue

Par l'équipe de Ségolène Royal  -  le 25 février 2010

 

C'est fait. La CGT a appelé à la levée de la grève dans les raffineries françaises. Le groupe Total s'y est engagé : en dehors du site de Dunkerque, dont le sort sera scellé à l'issue du Comité central d'entreprise du 8 mars, les cinq autres raffineries de l'Hexagone seront préservées pour les cinq années à venir. Une victoire dont tout le mérite revient aux salariés de Total, courageux et solidaires face à une direction dont la stratégie est aujourd'hui implacable.

Le conflit aura eu un immense mérite : celui de faire tomber un peu plus les masques, et de mettre à jour le visage d'un groupe qui, en dépit des huit milliards d'euros de bénéfices réalisés en 2009, exerce son chantage et sur ses salariés et sur ses clients. La guerre d'intoxication à laquelle s'est livrée la direction de Total s'est heurtée à l'inlassable travail des syndicats pour rétablir la juste vérité. Ce travail, il faut le poursuivre sans répit. La vigilance s'impose. Le combat continue.

Non, Total n'est pas menacé par la chute de la demande pétrolière due à la crise. Délocalisations en Asie ou en Arabie Saoudite, licenciements de salariés ou non renouvellement des départs en retraite : ces pratiques répondent à une stratégie globale de réduction des coûts et d'évasion face aux normes sociales et environnementales européennes. Elles existaient avant la crise. Elles s'accélèrent depuis. Au prix de l'indépendance énergétique de la France.

Goinfrerie de profits ? Oui, évidemment. Et au détriment de l'entreprise elle-même. On pourrait imaginer que les bénéfices servent à préparer l'après-pétrole. Il n'en est rien, les chiffres disponibles pour 2007 le confirment : le groupe n'affecte que 57 % de ses capacités de financement aux dépenses d'investissement net. L'autre moitié va aux versements de dividendes, c'est à dire aux actionnaires privés et aux dirigeants de Total, détenteurs de juteuses stock-options.

En 2008, les dépenses du groupe sur les énergies renouvelables ont représenté moins de 3% des profits. Plus fort encore, la diversification d'activités porte essentiellement sur la filière nucléaire, un marché dans lequel Total rêve de prendre pied. Beaucoup plus rentable de pénétrer la chasse gardée d'Areva que d'investir dans la recherche pour les énergies renouvelables. Total, entreprise aussi verte que ses publicités le laissent suggérer ? En rêve oui. En vérité beaucoup moins.

Il y a enfin un argument asséné ces derniers jours, dont il faut sans relâche nuancer la portée : la sur-capacité en matière de raffinage, qui plomberait les marges de Total dans des proportions insoutenables (100 millions d'euros en France, 150 millions à l'échelle européenne). Ces chiffres sont peut-être justes. Mais difficile alors d'expliquer la décision de dépenser 7 milliards d'euros dans une usine de raffinage en Arabie Saoudite...

Ils sont surtout très partiels. A notre connaissance, personne n'a mentionné l'étude publiée par l'UFC Que-Choisir au mois de février 2009, rappelant l'augmentation vertigineuses des profits de Total sur... le raffinage du diesel. S'il semble bien que le raffinage de l'essence soit en sur-capacité, il n'en est rien pour le gazole, le fioul et le carburant aérien. Soyons clairs : Total exerce une forme de pénurie sur ces marchés, au détriment du prix à la pompe et de professionnels en péril, à l'image des pêcheurs.

Alors oui, la fermeture de raffineries peut et doit être évitée. En mars 2007, Total inaugurait sur le site du Havre un « hydrocraqueur de distillats » capable entre autre de produire un gazole moins polluant. Un « must » dit-on. Pourtant, l'insuffisant raffinage de diesel propre demeure et ce, structurellement. A Total de prendre désormais ses responsabilités et d'investir dans les énergies de demain. Au gouvernement de faire preuve d'une fermeté qui ne soit ni de façade, ni de circonstances. A défaut, l'idée d'un prélèvement citoyen frappant les superprofits du groupe s'imposera plus que jamais.


Sources :

Que choisir : Derrière la baisse du cours du baril de pétrole - Le consommateur subit l'envolée des marges de raffinage

Que choisir : Cinq bonnes raisons pour une contribution citoyenne de Total

Le Figaro : Les concessions de Total mettent fin au conflit

L'Expansion : Les délocalisations font partie de la stratégie de Total

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:00
salon de l'agriculture - cassez-vous tous pauvres cons


L'absence critiquée de Nicolas Sarkozy
à l'inauguration du salon de l'agriculture
Source : NOUVELOBS.COM  -  le 27 février 2010

Le président de la République n'inaugura pas le salon de l'agriculture cette année. Son absence est mal vécue par certains syndicats, qui y voient une preuve de son désintérêt du monde agricole.

Le salon international de l'agriculture, la grand-messe annuelle du secteur, ouvre ses portes samedi 27 février à Paris dans une ambiance lourde et pourrait être l'occasion pour certains agriculteurs de manifester leur désarroi. Cette 47e édition a commencé par une polémique. Contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'inaugurera pas le salon. Son absence est mal vécue par certains syndicats et surtout la FNSEA. Le principal syndicat agricole français estime que le président a "beaucoup de difficultés avec le monde paysan" qui traverse la crise la plus importante de ces trente dernières années.


"indigne d'un président"

Vendredi, les agriculteurs qui terminaient leur installation, s'étonnaient à peine de l'absence de Nicolas Sarkozy à l'inauguration, signe pour beaucoup de son désintérêt pour le monde agricole et de sa crainte d'être fraîchement accueilli.
"Franchement, c'est indigne d'un président de la République. Moi je trouve ça honteux qu'il n'ait pas le courage de venir nous voir. Il vient samedi prochain pour la fermeture, mais nous, on ne sera plus là", regrette un producteur de lait, arrivé dès vendredi avec les autres éleveurs pour préparer ses bêtes avant l'ouverture du salon et qui s'en ira mardi.
"Il évite de se faire recevoir comme un malpropre, c'est clair", assure un producteur laitier breton qui veut garder l'anonymat, comme la plupart des agriculteurs interrogés.
Beaucoup des producteurs de lait, frappés par une grave crise depuis des mois et en pointe de la contestation dans le monde agricole, voient dans cette absence le signe d'une fracture entre le chef de l'Etat et le monde agricole.
"De toutes façons, il s'en fout du monde agricole", lance un éleveur breton.
Nombreux sont ceux qui évoquent la première participation du chef de l'Etat au salon il y a deux ans, marquée par le fameux "Casse-toi, pauvre con!" lancé à un visiteur qui ne voulait pas lui serrer la main.
Le chef de l'Etat sera toutefois présent le dernier week-end, probablement le 6 mars, selon l'Elysée.

Ils "ne seront pas déçus"

De son côté, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire a assuré que les agriculteurs "ne seront pas déçus" et ils "auront des signes de soutien fort" lors de la visite présidentielle. Ce dernier inaugure le salon samedi matin, avec le nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos.
Le salon devrait malgré tout rester un grand événement populaire. 700.000 visiteurs sont attendus dans "la plus grande ferme de France" pour admirer les plus beaux spécimens des élevages français ou goûter aux meilleurs produits des terroirs.
Le salon, qui se tient jusqu'au 7 mars porte de Versailles, est placé cette année sous le signe de la recherche et l'innovation, susceptibles de redonner de la compétitivité à un secteur en perte de vitesse.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 10:00

Après la décision de Solférino, les 59 "exclus provisoires" de la liste Frêche en Languedoc-Roussillon se sont exprimés, notamment dans le journal Midi Libre :

Les 59 exclus du PS témoignent  (midilibre.com - le 23.02.2010)
Didier Codorniou, tête de liste de l'AUDE :
"Par une manipulation mentale, les hors-la-loi sont promus et les légalistes écartés. C’est une drôle de conception d’un parti démocratique."

La totalité des témoignages : ICI

Parmi les 59 "punis"
, voici une des réactions que j'ai sélectionnée, celle de Karine CHEVALIER, secrétaire fédérale, enseignante :

la-rose-l-zard-e.jpg
Lettre ouverte aux Socialistes
Sur son blog : karineachevalier.midiblogs.com  -  le 24 février 2010

Le Bureau National a donc décidé de nous exclure !

Cette décision est inique.

Inique car nos candidatures ont respecté toutes les procédures en vigueur au sein du PS : vote des militants les 1 Octobre et 3 décembre 2009, ratification des listes à la Convention de Tours.

Inique car le Bureau National qui nous exclut aujourd'hui "au nom des statuts" n'a pas respecté ces mêmes statuts puisqu'il n'a pas le pouvoir de ratifier des candidatures et donc d'investir de son propre chef la liste du maire de Montpellier (art 7-13).

Inique car dans un Parti, il ne peut y avoir 2 poids ,2 mesures.

En 2005, les "camarades" Fabius et Bartolone ont fait campagne publique pour le Non au référendum , alors que le PS, au terme d'un référendum interne, avait fait le choix du Oui. Ont-ils été exclus pour manquement à la discipline ?

En Juillet 2008, le "camarade" Lang vote au Parlement réuni en Congrès la ratification de la réforme constitutionnelle voulue par Sarkozy, jetant aux orties la décision du PS de voter contre. A-t-il été exclu ?

En Septembre 2008, pour les élections sénatoriales , les "camarades" Tropéano, Lazerge, Bihac et Rigaut se présentent contre la liste investie par le Parti Socialiste. Ont-ils été exclu alors qu'ils ont offert 2 siègesà la droite ?

Aujourd'hui, j'ai mal à mon Parti.

Un Parti qui depuis le congrès de Reims se replie sur lui même et n'est plus que luttes de clans pour le contrôle et la maitrise de l'appareil.

Un Parti qui, alors que la droite est au plus bas, est incapable de proposer à nos concitoyens quelque alternative que ce soit hormis des querelles d'égo mortifères.

Etre socialiste, c'est ne pas supporter les injustices, de quelque nature que ce soit, d'où qu'elles viennent.

Etre socialiste, c'est combattre l'injustice.

C'est pourquoi, militante depuis 1980, je récuse cette décision.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 20:00
logo-PS-invers-.jpg
On dit que le ridicule ne tue pas. C'est à voir, cependant ... certains ont déjà dit que le PS était mort !

La décision des quelques (ir)responsables entourant Martine Aubry est tombée mardi soir : pour les méchants félons du Languedoc-Roussillon, c'est une exclusion qui ne dit pas son nom. Mais provisoire sans doute, car le PS -- magnanime -- a prévu que les  prévenus coupables pourront être repêchés par une commission de conciliation, après les régionales !

Je me marre ! En brandissant les statuts, et en inventant cette commission bidon, les (ir)responsables ont oublié que les dits statuts prévoient  déjà de régler les différents par une commission des conflits. Voici le PS contaminé, comme Sarko, par la commissionite  !!!

Cela dit, sur le cas Frêche on continue de nous bassiner avec des phrases du genre "Il vaut mieux perdre les élections que son âme".
Mais qui perd son âme ? Ne serait-ce pas l'équipe installée suite à une élection douteuse en novembre 2008, , qui montre aujourd'hui de façon éclatante qu'elle fait peu de cas de la démocratie et du vote des militants.
Et même des décisions de ses propres organes de décision, comme la convention nationale qui avait validé toutes les listes, y compris la liste Frêche !
Respect des valeurs et des règles, qu'ils disaient !!!



Colistiers de Frêche : le PS ménage la chèvre et le chou
Source : LEPOINT.FR  -  le 23 février 2010

De l'art de ménager la chèvre et le chou. Le PS a annoncé mardi soir, à l'issue de la réunion de son bureau national, que les 59 candidats inscrits pour les régionales sur la liste du président divers gauche du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, s'étaient "mis en dehors du parti".
Le bureau national s'appuie sur l'article 11.19 , qui stipule : "Lorsqu'un adhérent du parti est candidat à un poste électif pour lequel les instances régulières du parti ont investi un autre candidat, le conseil national constate que l'indiscipliné s'est lui-même mis en dehors du parti et le répute exclu." Le PS présentant une liste aux régionales sous ses propres couleurs, menée par la maire de Montpellier Hélène Mandroux, la procédure est régulière.

Voilà pour les faits. Le PS donne ainsi l'impression de peaufiner son image rénovatrice et entre, en apparence, en guerre contre ce que le député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, se plaît à qualifier de "PSFIO"...
Mais, dans la pratique, Solférino joue avec ses propres règles... En effet, si, dans les statuts, "tout citoyen réputé exclu du parti ne peut être réadmis qu'après un délai de deux années" ( article 11.12 ), François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry, l'admet sans détour : "Dans la pratique, une réintégration est possible avant le délai de deux ans."

Les curieux plans de Solférino
Et François Lamy de dévoiler mardi soir et publiquement les plans de Solférino... qui rendent tout de suite moins impressionnant le chantier de la rénovation. "Une fois les régionales passées, le PS constituera une mission de conciliation composée de membres des différents courants du PS. Cette mission sera chargée de trouver le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la rénovation", explique-t-il. Concrètement, précise un cadre, "cette mission ira visiter toutes les fédérations PS de la région avant ou après l'été". Objectif : réintégrer demain les indésirables d'aujourd'hui...

Pour comprendre la curieuse démarche, il faut se pencher sur la liste des "en dehors du parti" : présidents de plusieurs conseils généraux de la région Languedoc-Roussillon, premiers fédéraux, le sénateur Robert Navarro, de nombreux maires.
Alors, si les cadres rêvent à voix haute de se débarrasser de l'encombrant M. Frêche, président sortant de la région, coupable d'avoir par le passé qualifié les harkis de "sous-hommes", d'avoir jugé qu'il y avait "trop de Noirs en équipe de France" ou, plus récemment, d'avoir qualifié la "tronche de Fabius" de "pas catholique" , aucun n'est prêt à entrer en guerre avec l'ensemble des socialistes languedociens...

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 15:00

Au piquet de grève cet après-midi 15 heures à DUNKERQUE, la déception était sur tous les visages, après la confirmation des votes intervenus dans les autres raffineries en faveur de la suspension du mouvement.
total dk - le 24 fev 2010
Bien sûr, face aux médias présents à ce moment-là, de ce que j'en ai vu, les responsables syndicaux n'ont pas voulu parler de "lâchage" (ce fut la question la plus fréquemment posée), mais j'ai bien senti que les salariés accusaient le coup.
Ils ne veulent pas toutefois jeter la pierre à leurs collègues (la droite est experte sur ce point : diviser pour mieux régner), et attendent le CCE du 8 mars.

A cette date, si besoin est, ils comptent faire appel à la solidarité. De la part des moins abattus, j'ai entendu : "Ce n'est qu'une étape".



TOTAL : Colère et inquiétude à DUNKERQUE
Source : LIBERATION.FR  -  le 24 février 2010

"On a été oubliés, on s'est fait enfler" : les salariés de la raffinerie des Flandres, ne décoléraient pas mercredi contre la direction de Total et le gouvernement, qui ont joué, selon eux, la division syndicale pour casser la grève.

"Il y a eu des avancées pour certains, pour les autres raffineries et les dépôts qui ont obtenu des garanties. Mais nous, on a été oubliés, on s'est fait enfler", a estimé Jean-Luc Carette, employé de la raffinerie, en grève depuis plus d'un mois et à l'arrêt depuis septembre.

"Alors on va durcir l'affaire, au risque de coups d'éclats", a-t-il déclaré devant une centaine de raffineurs en tenue de travail, réunis autour des braseros fumants du piquet de grève.

"Nous décidons de continuer le combat et de poursuivre la grève", a déclaré Patrick Leclaire, délégué FO. A main levée, les grévistes ont voté la poursuite du mouvement.


Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a averti le groupe pétrolier que la raffinerie de Dunkerque devrait rouvrir s'il n'y avait pas «un vrai projet de substitution». Il a reproché à la direction du groupe pétrolier d'avoir laissé «courir une rumeur»concernant Dunkerque.

Au niveau national, Total s’engage à ne procéder à aucune fermeture de raffinerie, en dehors, de celle, éventuelle, de Dunkerque : «Au-delà du projet d’évolution de l’établissement des Flandres, il n’y aura ni fermeture, ni cession de ses raffineries françaises au cours des cinq prochaines années», a-t-il précisé dans un communiqué.


Total s’engage à «assurer au sein du groupe la pérennité de l’établissement des Flandres», mais pas nécessairement avec une activité de raffinage, à participer d’ici fin mars à une table ronde sur le bassin dunkerquois et à garantir un emploi chez Total aux salariés.


La question des capacités n’est pas évoquée dans le communiqué du groupe, qui précise vouloir maintenir «un outil de raffinage adapté, moderne et compétitif».

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 14:00
logo TOTAL
Total : seule la raffinerie de Dunkerque reste en grève
Source : AFP  -  le 24 février 2010

Les salariés de Total, en grève depuis huit jours, ont voté mercredi la reprise du travail dans toutes les raffineries, sauf à Dunkerque, où la grève se poursuivra jusqu'au 8 mars, date d'un comité d'entreprise crucial pour l'avenir du site nordiste.

Les délégués ont insisté sur le fait que le vote portait «sur une suspension de la grève et non une fin de grève» et que le mouvement pourrait être relancé en fonction du contenu de ce comité central d'entreprise consacré au devenir de la raffinerie des Flandres à l'arrêt depuis septembre.

Les salariés des raffineries de La Mède (Bouche-du-Rhône), Feyzin (Rhône), Donges (Loire-Atlantique), Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime) et Grandpuits (Seine-et-Marne) ont tous voté la reprise du travail.

«Nous avons appris que les autres sites reprenaient alors nous avons préféré faire le même choix car nous avons toujours dit: on démarre ensemble et on reprend ensemble», a commenté le secrétaire CGT du comité central d'entreprise (CCE), Christian Votte, sur le site de Gonfreville. Cette décision a été prise à l'issue d'une assemblée générale confuse qui réunissait une partie du personnel de l'après-midi et celui de journée.

Un premier vote avait donné une majorité pour la reprise du travail par 160 voix contre 115, mais ce résultat a été contesté en raison de la présence d'une forte proportion de non-grévistes parmi les votants.

A Feyzin, certains salariés ont aussi fait part de leur amertume. «On s'arrête sur des promesses faites par des menteurs», s'est inquiété l'un d'entre eux pendant l'assemblée générale.

A l’issue d’une journée de négociations au siège de Total, la plupart des syndicats avaient appelé mardi à cesser la grève dans les raffineries, à l’arrêt depuis une semaine, jugeant «significatives» les garanties obtenues. Les craintes d’une pénurie de carburants, au septième jour de grève dans les six raffineries de Total, ont pesé lourdement sur les négociations, et ont conduit l’Elysée à prendre directement le dossier en main.


De l'avenir du raffinage

La table ronde sur le raffinage pétrolier exigée par les syndicats et annoncée mardi par le gouvernement, va être organisée «aux alentours du 15 avril», a indiqué le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Jean-Louis Borloo, mercredi sur France 2. «Le fond de cette affaire, (...), c'est qu'il y a en matière de raffinage – pas seulement en France – un certain nombre d'interrogations, et que les salariés de Total – mais pas seulement de Total, d'Exxon, enfin de l'ensemble des producteurs, distributeurs et raffineurs –  veulent y voir clair sur l'avenir de cet outil industriel», a souligné Jean-Louis Borloo.

La CGT d’ExxonMobil, qui appelait aussi à la grève à partir de mardi après-midi dans les deux raffineries françaises du groupe, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Port-Jérôme (Seine-Maritime), a finalement renoncé.

En attendant, les ruptures d’approvisionnement se sont poursuivies, touchant dans la journée quelque 250 stations-service du réseau Elf et Total. Des automobilistes se sont encore précipités dans des stations-service par précaution.

Avant cet accord, Nicolas Sarkozy avait reçu mardi le directeur général de Total, Christophe de Margerie, après Thierry Desmarest, président du conseil d’administration, lundi.

Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, le chef de l’Etat a demandé à l’industriel des engagements sur «la non fermeture de capacités de raffinage pour les années qui viennent».

Alors que Total met en avant des surcapacités de raffinage face à une consommation en baisse, les syndicats redoutent un désengagement progressif du groupe en France.

En mars, le groupe pétrolier avait annoncé la suppression de 268 emplois, sans licenciement, à la raffinerie de Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime) et la réduction du volume produit sur ce site.

Début février, l’Ufip a estimé que 10 à 15% des 114 raffineries européennes devrait fermer. En 10 ans, la demande de produits pétroliers a baissé de 8,9% en France.

Selon des chiffres fournis par Total, la France importe environ 10 millions de tonnes de gazole, mais doit exporter quelque 5 millions de tonnes d’essence excédentaires.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 19:00

Chaque mot compte :
"Le pétrolier français, qui a invité les syndicats (SUD, CGT, FO) mardi au siège du groupe afin de tenter de dénouer la situation, s'est engagé auprès des syndicats à garantir le maintien de l'activité pendant cinq ans sur toutes ses raffineries, excepté Dunkerque."

"garantir le maintien de l'activité pendant cinq ans sur toutes ses raffineries,

excepté Dunkerque "


La CGT appelle à la suspension de la grève
dans les raffineries de Total

Source : LEMONDE.FR  -  le 23 février 2010

La CGT a estimé, mardi 23 février, que les conditions d'une suspension de la grève dans le groupe Total, qui dure depuis mercredi dernier, étaient réunies.

"La CGT considère que des avancées significatives obtenues par la mobilisation des salariés crée les conditions d'une suspension", a déclaré à la presse Charles Foulard, coordinateur de la CGT pour le groupe Total. De même, FO appelle à la suspension du mouvement, a indiqué son négociateur, Claude Maghue. La direction et les syndicats, après neuf heures de négociations, sont arrivés à un "relevé de conclusions" qui "sera soumis à la signature des organisations syndicales".
occupation total dunkerque - 17 fev 2010

Le responsable SUD Chimie du site des Flandres, Philippe Wullens, a en revanche appelé, mardi, à maintenir le mouvement de grève dans l'usine de Dunkerque jusqu'au 8 mars, date du prochain comité central d'entreprise où sera abordé l'avenir du site. La trentaine de grévistes présents sur le piquet de grève installé aux portes de la raffinerie ont voté à main levée et à l'unanimité la poursuite de la grève pour vingt-quatre heures. Les salariés en grève sont allés à la rencontre des automobilistes dans les stations-service de la région, distribuant des tee-shirts et proposant symboliquement de les servir, pour expliquer leurs inquiétudes sur l'avenir du raffinage.

Des assemblées générales de salariés, pour décider de la levée de la grève ou de la poursuite du mouvement, se tiendront dans chaque raffinerie mercredi entre 12 heures et 14 heures.

 

TABLE RONDE SUR L'AVENIR DE L'ÉNERGIE

La menace de fermeture du site de raffinage des Flandres est à l'origine du conflit qui touche les six usines de Total. Le pétrolier français, qui a invité les syndicats (SUD, CGT, FO) mardi au siège du groupe afin de tenter de dénouer la situation, s'est engagé auprès des syndicats à garantir le maintien de l'activité pendant cinq ans sur toutes ses raffineries, excepté Dunkerque.


Nicolas Sarkozy, avait reçu dans la matinée le directeur général de Total, Christophe de Margerie, et lui avait demandé "des engagements de la part de Total sur la non-fermeture de capacités de raffinage pour les années qui viennent". De son côté, le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a annoncé la tenue d'une table ronde, au deuxième trimestre, sur l'avenir de l'énergie en France, répondant ainsi à l'une des principales revendications des salariés en grève.

 

A la suite de ces avancées, la CGT a décidé de suspendre son mouvement dans les raffineries ExxonMobil à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Port-Jérôme (Seine-Maritime). Le syndicat n'appellera par ailleurs pas à la grève mercredi sur le site du britannique Ineos, à Lavera (Fos-sur-Mer).

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:00

vote des salariés à Feyzin

Raffinerie de Feyzin :
la base maintient la pression
"pour les copains des Flandres"

Source : libelyon  -  le 23 février 2019


Rien ne ressemble plus à une raffinerie en grève qu'une raffinerie qui travaille. Sur le site de la raffinerie Total de Feyzin, qui s'étend sur plusieurs kilomètres le long de l'autoroute A7, au sud de Lyon, les parkings sont pleins. On aperçoit les employés se déplaçant à vélo entre les bâtiments. Mais les gigantesques cheminées ne crachent plus. Et aucun camion ne rentre ni ne sort du site depuis mercredi dernier.
Un tiers des 600 salariés est en grève, en soutien à leurs collègues de Dunkerque, menacés de fermeture…

Ici, un seul mot d'ordre : la solidarité avec "les copains des Flandres", qui ont décidé de reconduire le mouvement.. "C’est pour eux qu’on se bat, c’est eux qui décident", résume Michel Lavastro, délégué CGT.

Sur le site de Feyzin, la section locale CFDT a décidé de ne plus suivre sa centrale syndicale qui avait décidé hier à Paris de lever la grève. "Le conflit est allé trop loin, les gens sont trop remontés, il faut écouter la base", explique David Faure, délégué CFDT. 
Les salariés en grève, qui sont tenus de maintenir les installations en état de fonctionnement, font des débrayages tournants de deux heures. Et empêchent les 300 camions et les trains qui viennent ici quotidiennement prendre livraison d'entrer et sortir.

Le blocage de la raffinerie de Feyzin, dont 70% de la production est écoulée en Rhône-Alpes, pourrait entraîner des pénuries d'essence dans les stations services.
"D'ici six-sept jours", estiment les syndicats. Pas avant une dizaine de jours selon les autorités. En France, Total approvisionne environ 60% des stations.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 17:00
total - feyzin

Total : les salariés de la raffinerie de Feyzin reconduisent la grève
Source : AFP  -  le 23 février 2010


Les salariés de la raffinerie Total de FEYZIN (Rhône), en grève depuis le 17 février, ont reconduit leur mouvement en assemblée générale mardi, alors qu’une réunion syndicats/direction se tenait au siège du groupe à Paris, a constaté une journaliste de l’AFP.


Environ 200 salariés, sur les 600 que compte le site, ont voté à une large majorité pour la prolongation de leur mouvement, débuté il y a une semaine en solidarité avec le site de Dunkerque, menacé de fermeture, jusqu’à l’obtention d’un "consensus unanime". Les cadres affiliés à la CFE-CGC tenaient assemblée à part. "Dès qu’on obtiendra une issue acceptable et honorable, les six raffineries mettront fin à leur mouvement", a affirmé Hakim Bellouz, délégué CFDT (majoritaire), insistant sur la nécessité de rester "unis et solidaires".


"Il faut profiter du rapport de force pour instaurer un débat national sur le raffinage en général", a renchéri Michel Lavastrou, de la CGT, tandis qu’un autre salarié, Jean-Luc Gelas, soulignait que "la donne (avait) changé", évoquant une "montée des enchères".


Après l’AG, le secrétaire du comité d’entreprise (CE), David Faure (CFDT), a précisé à l’AFP qu’il souhaitait "un engagement site par site pour une pérennité des investissements sur cinq ans". M. Faure a souligné un besoin "d’investissements environnementaux" ainsi que la nécessité d’adapter "le tissu industriel au marché", de passer de la production d’essence à celle de gasoil.


Pour la CFDT, "on traverse une crise de confiance majeure des salariés envers leur direction", qui pourrait s’étendre à d’autres secteurs de l’industrie française. "On n’a jamais vu ça auparavant chez Total et tout le monde doit prendre conscience de l’ampleur de cette crise sociale", a affirmé à la presse Damien Galera (CFDT), concluant : "La balle est désormais dans le camp de la direction".

La réunion entre la direction du groupe pétrolier et les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et Sud), qui a débuté vers 10h30 au siège du groupe à la Défense, devait reprendre à 15h00.

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