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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:00
nora berra claque la porte UMP
Clash à l’UMP sur les minarets
Source : Europe1.fr  -  le 22.12.2009

Réagissant à des propos de Pascal Clément, Nora Berra a quitté une réunion de l'UMP mardi. La polémique agite depuis la majorité.
"Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France." Cette déclaration de Pascal Clément, ancien ministre de la Justice, mardi lors de la réunion du groupe UMP à l’Assemblée, a provoqué la colère de Nora Berra, la secrétaire d’Etat aux Aînés, qui s’est immédiatement levée et a claqué la porte.
Retour sur les faits : les élus de la majorité s’étaient réunis pour débattre du port du voile intégral en France. C’est au milieu des discussions que Pascal Clément a évoqué la question des minarets et lâché sa phrase. Des propos confirmés par plusieurs témoins, dont les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Martin Hirsch. "Qu'un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l'Assemblée nationale, c'est insupportable ! C'est ça la démocratie ?", s’est alors insurgée, selon son entourage, Nora Berra en quittant la salle Colbert.
Pour calmer les esprits, Jean-François Copé, président du groupe UMP dans l’hémicycle, est intervenu déclarant que les propos de Pascal Clément n'avaient "rien à voir avec le débat sur la burqa" et il a invité ses collègues à "ne pas faire d'amalgames".
Selon des députés UMP, c'est la première fois depuis 2007 qu'un membre du gouvernement claque la porte de la réunion du groupe. Et la polémique ne s'est pas arrêtée là.
Sur Europe 1 mercredi matin, Nora Berra s'est défendue, expliquant qu'elle avait voulu donner "un signal fort". Pascal Clément, lui, a soutenu qu'il n'avait pas tenu les propos que la secrétaire d'Etat lui impute. Il a même affirmé sur RMC qu'elle les avait "inventés". "Chercher la publicité sur le dos d'un ami politique n'est pas la meilleure méthode pour gagner les élections", a attaqué Pascal Clément. "Ça n’engage que lui, je ne suis pas ce genre de femme, je suis nommée pour faire un travail", a rétorqué mercredi Nora Berra sur Europe 1.
Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a affirmé quant à lui qu’il n'avait "pas entendu les propos" de Pascal Clément et qu’il n’avait "pas vu non plus ma collègue Nora Berra quitter la réunion". Sur Europe 1, Christian Estrosi a commenté mardi soir : "on ne quitte pas la réunion du groupe UMP parce que le débat ça se fait entre nous. Dire ma part de vérité à Pascal Clément, c'est ce que j'aurais fait".

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 09:00
marionnette---le-parrain.png
Ci-après, l'extrait d'un questionnaire  sur expression-publique.com
(Jugez l'année 2009, ses événements, ses personnalités et comment voyez-vous 2010 ?)
Avec une telle pré-sélection des supposés gagnants et perdants, c'est encore une manoeuvre redoutable pour orienter juste un p'tit peu l'opinion, non ???

Question 9 : En France, dans la catégorie "gagnant de l'année 2009", à qui décerneriez-vous la palme ?
Martine Aubry
Jean-Louis Borloo
Nicolas Sarkozy
Daniel Cohn Bendit
Bernard Tapie
Rama Yade
Eric Besson
Aucun
Sans opinion
Question 10 : Et à qui décerneriez-vous la palme dans la catégorie "perdant de l'année 2009" ?
Vincent Peillon
Ségolène Royal
Olivier Besancenot
Jacques Chirac
Dominique de Villepin
François Bayrou
Frédéric Mitterrand
Aucun
Sans opinion
Sarko ne peut être le perdant de l'année ... puisqu'il n'est pas proposé dans la liste ! Ni Besson, évidemment. Ni Martine Aubry ! Nominés dans les incontournables gagnants par un obscur jury !!!

Les personnalités qui se sont le plus fortement illustrées dans l'opposition au monarque et à ses coutisans ne peuvent être les gagnants, n'est-il pas ???

Sans insister sur Ségolène ROYAL, De VILLEPIN ou BAYROU, il est assez paradoxal de voir un Jacques Chirac retenu dans la liste des supposés perdants. Ce n'est pas ma "tasse de thé", mais je relève qu'il atteint (malgré les "casseroles" qu'il traîne) des sommets dans la popularité. Mystère ...

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:00

Suite du feuilleton rocambolesque pour la mairie d'Hénin-Beaumont :

Pas de nouvelles élections à Hénin-Beaumont
Source : LEXPRESS.fr  -  le 21 décembre 2009

Le tribunal administratif de Lille a rejeté les recours en inéligibilité contre le maire actuel, Daniel Duquenne (divers gauche), déposés notamment par le Front national (FN) et l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville.

Le tribunal, qui a rendu sa décision vendredi, a par ailleurs rejeté la demande de Daniel Duquenne qui réclamait la somme de 5 000 euros pour procédure abusive.

Steeve Briois, qui menait la liste FN aux dernières élections municipales d'Hénin-Beaumont, a annoncé ce lundi dans un communiqué sa décision de faire appel devant le conseil d'Etat.

Gérard Dalongeville avait déposé un recours en inéligibilité invoquant notamment l'article 213.15 du code électoral qui déclare inéligibles "les directeurs généraux, directeurs, directeurs-adjoints, chefs de service et adjoints au chef de service (...) des conseils régionaux".

Daniel Duquenne, élu en juillet avec plus de 52% des suffrages devant le candidat FN au deuxième tour de l'élection municipale, était "chargé de mission" au conseil régional du Nord/Pas-de-Calais avec le grade de directeur territorial, au moment de cette élection.

Le FN avait déposé un recours séparé reposant sur les mêmes motifs juridiques ainsi que sur des déclarations du candidat divers gauche concernant la possibilité de suppressions de subventions à la ville en cas de victoire frontiste.

Le rapporteur public avait expliqué le 11 décembre que, bien qu'ayant relevé quelques "irrégularités", il estimait notamment que l'écart de voix était suffisamment important pour qu'elles n'entachent pas la validité du scrutin, et demandait le rejet des recours en inéligibilité.

Gérard Dalongeville, élu en 2001 et réélu en mars 2008, avait été révoqué en mai de ses fonctions de maire quelques semaines après sa mise en examen et son incarcération dans une affaire. 

H-nin-Beaumont-se-refuse-au-FN.jpg

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:00

à Copenhague avec la voiture Heuliez

Après un drôle de suspens organisé par le gouvernement sur le dossier HEULIEZ, la situation de l'entreprise se débloque.

Cet après-midi, Ségolène Royal a tiré les leçons d'une longue bataille, le lancement de l'appel à projet pour le véhicule électrique à bas prix datant de Janvier 2008, en publiant ce communiqué:


"L'heureux dénouement pour Heuliez est le fruit d'une obstination sans faille, d'abord des salariés de l'usine auxquels je tiens une nouvelle fois à rendre hommage.

Contrairement à tous ceux  qui m'ont dénigrée voire même insultée la semaine dernière en me traitant de menteuse, la démonstration a été faite que ce que je disais était la vérité.

Toutes les manoeuvres de déstabilisation ont échoué et aujourd'hui je veux dire que c'est d'abord la victoire des salariés et de tous ceux qui ont mis au point le véhicule électrique, dans l'avenir duquel j'ai toujours cru.

Pour la première fois en France, une région entre au capital d'une entreprise privée. J'ai pris cette décision car je fais de la région un exemple d'excellence environnementale et de la croissance verte.

Dès janvier, le véhicule utilitaire Pick Up électrique sera mis en fabrication sur les chaînes d'Heuliez. L'heure est maintenant à la mobilisation autour des commandes, l'entreprise s'étant engagée à réembaucher 70 personnes de plus en 2010.

Le courage, la persévérance et l'obstination de toutes celles et tous ceux qui n'ont jamais baissé les bras sont aujourd'hui récompensés. C'est un des plus beaux moments de ma vie politique : car pour moi, la politique c'est d'abord la morale de l'action et quand ce travail débouche sur l'emploi et sur l'écologie, alors c'est vraiment extraordinaire."


 

Il est bon de rafraîchir la mémoire des ségophobes obsessionnels, et d'un certain secrétaire d'Etat aux Transports :
Dominique Bussereau, adversaire de Ségolène pour les régionales, avait déclaré le 10 décembre : Ségolène Royal "ment effrontément" sur le dossier Heuliez en affirmant que l'entreprise est sauvée après l'engagement pris par le repreneur de l'équipementier automobile de lui apporter de l'argent rapidement.

 

"Ségolène Royal, une fois de plus, ment effrontément", a reproché M. Bussereau sur i-télé. "Si elle raconte des balivernes, on saura s'en souvenir"

 

On doit surtout se souvenir du cynisme et des moqueries déplacées de ce monsieur Bussereau, pret à tout pour discréditer ceux (et celle) qui oeuvrent depuis longtemps pour la région et la sauvegarde des emplois.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:00

La situation du constructeur Heuliez se débloque
Source : NOUVELOBS.COM  -  le 22 décembre 2009

Le président de Bernard Krief Consulting, Louis Petiet, "dispose bien des 15 millions d'euros" qu'il s'était engagé à apporter pour la reprise du constructeur automobile, a indiqué le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

Le président de Bernard Krief Consulting (BKC), Louis Petiet, "dispose bien des 15 millions d'euros" qu'il s'était engagé à apporter pour la reprise du constructeur automobile Heuliez, a indiqué mardi 22 décembre le ministre de l'Industrie Christian Estrosi après une réunion à Bercy.
Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, était également présente.
 

Le ministre de l'Industrie avait annoncé le 21 décembre qu'il réunirait tous les acteurs du dossier de reprise du constructeur automobile afin de "débloquer la situation".

15 millions d'euros d'aide

Au vu de l'importance de cette réunion, Louis Petiet était bien présent, contrairement à ce qu'il avait déclaré la veille. "Je pensais au début que ce n'était qu'une réunion technique. Mais j'ai appris par la suite que c'était une réunion avec une dimension politique et de soutien public à Heuliez. Donc, j'ai changé d'avis", a-t-il déclaré.
Un représentant du Fonds stratégique d'Investissement (FSI) participe également à cette rencontre. Il est chargé d'apporter 10 millions d'euros pour permettre cette reprise d'Heuliez.

Ségolène Royal, en charge du Poitou-Charentes où est implanté Heuliez, s'est engagée pour sa part à apporter cinq millions d'euros. Elle s'est préalablement entretenue pendant une vingtaine de minutes avec Christian Estrosi. Rien n'a filtré de cette discussion.


Estrosi et Royal au chevet d'Heuliez

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:00

par  segolene-royal-videos


"Ce qui m'a frappé, c'est l'écart entre la puissance des peuples

et le retard des chefs d'Etat."

Sur Copenhague : Ségolène Royal a une nouvelle fois qualifié de "cruelle déception" l'accord a minima conclu à l'issue de ce sommet de Copenhague pour lutter contre le réchauffement climatique. Elle a dénoncé "une inertie des chefs d'Etat" par "manque de courage" et "de volonté politique", qui "n'ont pas été à la hauteur du défi". "Ils ont oubliés une chose, c'est que la Terre ne leur appartient pas, c'est l'Homme qui appartient à la Terre".

Elle a pu mettre en contraste cette réunion des chefs d'Etat avec une autre réunion qui a eu lieu un jour auparavant avec les régions du monde dont elle avait participé en tant que Présidente de la région Poitou-Charentes, "très en avance sur le plan écologique"

"Au fond nous étions déjà en avance sur les chefs d'Etats (...) 50 à 80% des actions de lutte contre le réchauffement planétaire se mettent en place au niveau infranationale, c'est à dire dans les régions, les villes et puis par les citoyens, c'est quand tout le monde avance ensemble, et bien ce combat la il doit continuer"

Sur Nicolas Sarkozy et son attitude à Copenhague :

Ségolène Royal estime qu'il "a perdu beaucoup de crédit sur la scène internationale, d'abord parce qu'il joue trop personnel, il faut apprendre à jouer collectif, surtout sur des enjeux planétaires". Elle ajoute que "la politique écologique de l'UMP est loin d'être exemplaire, donc il n'avait pas la force de la crédibilité de la parole"

Sur Heuliez : Ségolène Royal a reproché lundi à l'Etat de tarder à apporter sa part au capital du constructeur de véhicules électriques Heuliez.

Interrogée sur d'éventuelles raisons politiques à quelques mois des régionales , elle a jugé que "ce serait dérisoire" si l'UMP pensait "pouvoir couler une entreprise uniquement parce qu'elle est installée" dans sa région. "Je ne veux même pas y croire".

Selon elle, "c'est finalement peut-être plus grave et plus anecdotique, c'est-à-dire que c'est une forme d'inertie dans la politique industrielle" du gouvernement.

"Nous sommes trop en avance et ça dérange d'abord les grands groupes qui sont en retard par rapport à la production de la voiture électrique"
"Mais de toute façon on avance quand même parce qu'on est au combat et que les fonds sont arrivés, que la région Poitou-Charentes est arrivée au capital de l'entreprise (avec un apport de 5 millions d'euros, ndlr), ce qui est une grande première en France".

 

Bernard Krief Consulting (BKC) a affirmé jeudi dernier avoir apporté au capital d'Heuliez les 16 millions d'euros promis pour sauver l'entreprise, mais le ministre de l'Industrie Christian Estrosi demande une preuve du versement de cette somme avant que le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ne débloque à son tour 10 millions.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:00

entrée d'Auschwitz
L'inscription "Arbeit macht frei",
volée à Auschwitz, a été retrouvée

Source : LEMONDE.FR  -  le 21 décembre 2009

La police polonaise a annoncé dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 décembre avoir retrouvé l'inscription en allemand "Arbeit macht frei" (le travail rend libre), volée vendredi sur le site de l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau dans le sud de la Pologne, et avoir arrêté ses voleurs présumés. Ceux-ci seraient des repris de justice n'appartenant à aucun groupe néonazi et auraient agi uniquement pour l'argent, selon la police.

"Nous avons interpellé dans le nord de la Pologne cinq hommes, âgés de 20 à 39 ans. L'inscription retrouvée a été découpée en trois parties", a expliqué le porte-parole de la police de Cracovie, Dariusz Nowak. "Ils ont été interpellés peu avant minuit et le panneau retrouvé dans une maison particulière", a-t-il ajouté, se refusant à d'autres précisions.
L'inscription en métal, mesurant 5 mètres de long, figurait au-dessus de la porte d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz installé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée.

La disparition du panneau tristement célèbre avait provoqué une immense émotion, notamment en Israël et au sein de la diaspora juive. "Nous sommes très impatients de voir dans quel état est l'inscription, a déclaré, soulagé, un porte-parole du Musée d'Auschwitz. Nos conservateurs se chargeront de la remettre en état, pour qu'elle revienne le plus vite possible à sa place."

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 18:00

Tout et son contraire
Jean-Louis BIANCO  -  le 19 décembre 2009

Suite au sommet de Copenhague, l’eurodéputé Yannick Jadot le rappelle avec justesse :


- Nicolas Sarkozy a dit que 40% de l’argent irait à l’Afrique : ça n’est pas le cas dans l’accord.

- Il a dit que 20% de l’argent ira dans la forêt : ça n’est pas le cas dans l’accord.

- Il a dit que l’idée française de la taxe Tobin avait été retenue : ça n’est pas le cas dans l’accord.

- Il a dit qu’il y aurait des objectifs contraignants : ça n’est pas le cas dans l’accord.


La trentaine de chefs d’États des pays riches qui ont signé ce texte sont partis par la petite porte sans venir s’expliquer devant les 160 plus "petits" pays…

 

copenhague - on est passé à 2 degrès de la catastrophe

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:00
climate - shame
Copenhague a accouché d’une souris
et elle n’est même pas verte

par Jean-Louis BIANCO  -  19 décembre 2009

Après 12 jours de sommet, le bilan de la conférence mondiale sur le changement est peu reluisant pour ne pas dire extrêmement décevant et inquiétant.


Le résultat ne va pas plus loin qu’un accord qui n’est pas signé par l’ensemble des États présents, qui n’a aucune force contraignante, qui est très en deçà des volontés affichés, qui n’a été obtenu que par des négociations de couloirs et avec en toile de fond du sommet la répression à l’égard de la société civile et des associations écologistes. 

S’il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la "coopération" pour atteindre un pic des émissions "aussi tôt que possible".

Ce sont la Chine et les États-Unis qui ont fait la négociation, sans que les Européens, incapables de réellement s’unir et de s’assumer comme entité politique forte (alors que cela se passait sur notre sol), ou les pays en développement aient vraiment leur mot à dire. Les tensions entre les Chinois et les Américains ont été très vives, mais, comme le rappelle Le Monde, leurs intérêts contradictoires ont conduit à une alliance objective pour préserver leur souveraineté. Les deux pays échappent ainsi à tout objectif contraignant. La Chine s’est notamment opposée à la mise en place de mesures de vérification de l’application de l’accord. 

La société civile a quant a elle été totalement exclue des négociations, parfois de façon violente. Ces derniers jours, plus aucune personne représentative de la société civile n’était présente pour faire pression sur les négociateurs. Le Bella Center était devenu une sorte de bulle aseptisée, avec des conseillers et des gardes du corps : une sorte de monde éthéré en dehors de la vraie vie. 

Enfin, le cadre très flou des négociations est à mettre en cause. Barack Obama et Nicolas Sarkozy annonçaient un accord dès vendredi soir alors même que de nombreux pays affirmaient ne pas avoir été tenus au courant. Une séance plénière s’est tenue toute la nuit dans une incroyable pagaille animée par un premier ministre danois totalement dépassé et alors que les chefs d’État (notamment le président français) étaient déjà repartis, fuyant sans doute la honte au front. 

L’absence de courage politique des chefs d’États et de gouvernements européens et américain fut manifeste. Ils ont ainsi regagné leur pays sans venir défendre l’accord conclu à 26 devant les délégués des 166 autres pays.

Le représentant de l’archipel de Tuvalu concluait ainsi : "Cet accord est une poignée de petite monnaie pour trahir notre peuple et notre avenir. Nous n’avons nulle part où aller, nous aurons juste à subir quand les énormes cyclones nous frapperont. Nous n’avons aucune montagne sur laquelle nous réfugier". 

Cet échec ne peut qu’éroder profondément la confiance des peuples dans leurs représentants. 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 08:00
sarko-ma-tre-du-monde.jpg

La prestation de Sarkozy à Copenhague divise
Source : LEMONDE.FR  -  le 20 décembre 2009

Nicolas Sarkozy a beau avoir tapé du poing sur la table à son arrivée jeudi à Copenhague, le sommet sur le réchauffement climatique à "accouché d'une souris", pour reprendre les mots du députés socialiste, Jean-Louis Bianco.
Tout au long du week-end, l'opposition a dénoncé le manque de modestie de Nicolas Sarkozy lors du sommet de Copenhague, lui reprochant d'avoir éclipsé l'Union européenne.

"C'est toujours la même chose avec lui: trop de Sarkozy, trop de moi mis en avant, trop de mise en scène de son moi et pas assez d'Europe", a regretté Pierre Moscovici sur Europe 1. "Au final, on a trop peu d'Europe, alors que ce qui fait la force de l'Europe c'est la gouvernance, c'est le fait que les Européens peuvent parler d'une seule voix et cette voix ne peut pas être sans arrêt celle de Nicolas Sarkozy", a ajouté le député socialiste du Doubs.

Julien Dray a reconnu pour sa part à Nicolas Sarkozy le mérite de "s'être battu" mais a estimé que son "coup de gueule" de jeudi dernier n'avait servi à rien. Selon le député socialiste, le chef de l'Etat a payé l'absence de concertation européenne en amont du sommet.
"A partir du moment où on a reprivilégié l'Europe des Etats-nations, et bien évidemment, dans des sommets comme celui-là, la France est un peu isolée et la colère du président français, c'est une colère, point à la ligne", a-t-il dit sur Radio J.

"SARKOZY A ÉVITÉ LE FISACO TOTAL"
De son côté, le porte-parole du gouvernement a estimé que l'intervention du chef de l'Etat avait permis d'éviter que "le sommet ne s'arrête jeudi soir par un fiasco total". "Quand Nicolas Sarkozy arrive jeudi après-midi, il n'y a aucune décision qui est en passe d'être prise et on se prépare à un fiasco", a déclaré Luc Chatel sur Radio J, jugeant que l'Europe avait "défendu une position ambitieuse et audacieuse".

[ J'ai lu, je ne sais plus où, le parallèle avec un gars qui rentre dans un restaurant;
il exige qu'on lui donne la carte ... non mais ! et il est tout content quand on la lui présente !!! ]

Pour Nicolas Hulot, malgré l'échec du sommet de Copenhague, la France a "accompli sa mission" et "n'a pas à rougir". "Hélas, alors que cette crise nous obligeait à nous retrouver, nous les hommes, nous avons bradé l'avenir de nos enfants et compromis celui de millions de citoyens des pays du Sud", a déclaré le militant écologiste, auteur du film "Le syndrome du Titanic", au Journal du Dimanche.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a dit comprendre l'amertume des ONG de défense de l'environnement.
Mais, selon elle, "si Nicolas Sarkozy et Lula, le président brésilien, n'avaient pas exigé un accord politique, nous n'aurions rien eu à l'issue de Copenhague".

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