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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 08:00

"Il ne faudrait pas que l'aveuglement conduise les socialistes

à un suicide collectif"

par Jacques Julliard  -  Le Nouvel Observateur


A l'évidence, Ségolène Royal les rend fous. Pis que cela : elle les rend bêtes. Supérieur à la moyenne, le quotient intellectuel des dirigeants socialistes s'effondre brusquement, à la limite de la débilité, dès que l'on prononce le nom de Ségolène. Leurs boussoles s'affolent, leurs logiciels se détraquent; elle est à elle seule leur triangle des Bermudes.

On se souvient de Laurent Fabius : "Qui gardera les enfants ?" De Martine Aubry : "Ce n'est pas un concours de beauté !" De Lionel Jospin : un livre entier contre l'ex-candidate ! Michel Rocard veut s'en aller; Jean-Luc Mélenchon est déjà en fuite. Le social-libéral Delanoë s'inquiète d'une alliance possible avec le MoDem. François Hollande, son ex-compagnon, bégaie à l'annonce du résultat, se contredit, sème des pièges, allume des contre-feux.

Tous la détestent. La plupart, qui rêvent en secret d'un rapprochement avec le centre et ne laissent pas d'ourdir des désistements avec les centristes; tous, qui pensent comme des bourgeois, qui vivent comme des bourgeois, qui thésaurisent comme des bourgeois, affichent leur terreur : "L'an dernier, on a échappé de peu à François Bayrou comme Premier ministre !" Commedianti ! Tragedianti ! En bon français : faux-culs !


Une perte d'intelligence aussi subite et aussi collective ne relève pas des sciences cognitives, mais bien de la psychanalyse. Comment expliquer ce mélange de haine rabique et de sottise avérée ?


C'est en vérité bien simple : Ségolène Royal n'accepte pas la règle du jeu; par son comportement, elle la détruit. Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Un cercle fermé, à l'image d'un club anglais, où de vieux machos, le teint couperosé, le tweed fatigué, la pochette agressive, veulent pouvoir siroter en paix leur porto à l'abri de leur femme, de leurs fournisseurs - et du peuple.

Ce n'est pas une question de droite ou de gauche : Jean-Luc Mélenchon et Jean- Marie Bockel ont longtemps coexisté au PS et, du reste, Ségolène Royal y est conjointement accusée de tendances droitières et de démagogie gauchiste. C'est une question d'endogamie politique. On veut rester entre soi : le PS, c'est le Jockey Club à la portée des instituteurs.


Alors, quand Ségolène préconise la démocratie participative, qu'elle surfe sur les 20 euros et dénonce dans la cotisation une taxe sur la militance, toute la basse-cour se met à caqueter : on n'est plus chez soi ! Quand elle décrit la social-démocratie comme une recette du passé qui s'efforce de réparer les dégâts du capitalisme alors qu'il s'agit de les prévenir, elle pose le bon diagnostic mais elle dérange : on s'était à peine installé dans les habits de Bernstein, dans les recettes suédoises et dans les meubles Ikea qu'il faudrait déjà décaniller ? Impossible, ma chère !

C'est comme ses tenues : il paraît qu'elle est passée chez son coiffeur et qu'elle a changé de robe avant d'aller au Zénith ! Ce n'est pas Rocard ou Jospin qui feraient des choses pareilles. Ils se contentent de scier des planches à la télé ou d'y chanter "Les Feuilles mortes"... Mais le Zénith ! Il y avait là de la musique comme à la Fête de l'Huma. Ou comme à la messe, oui, mon cher, comme à la messe !

A propos, les centaines de milliers de militants qui dans l'Ohio, en Floride, en Virginie et ailleurs ont assuré la victoire d'Obama, étaient-ils à jour dans leurs cotisations ? Ce n'est pas sûr, camarades, il faudrait aller vérifier ça avant de se réjouir.

Alors, vous êtes donc un inconditionnel de Ségolène ? - Pas si vite, mon ami, pas si vite. Elle a encore des progrès à faire et beaucoup à travailler d'ici à 2012. Elle est souvent trop arrogante et pas assez fiable. Mais elle est l'un des principaux atouts du parti. Et puis, Ségolène Royal est un symptôme. De ces bonzes inoxydables, vieux dans leur tête, vieux dans leurs moeurs politiques, les Français de gauche ne veulent plus :

"Encore vos combines ? Alors, encore Ségolène !" disent-ils. La marginaliser, ce serait vouloir tuer le symptôme plutôt que la tumeur. Il ne faudrait pas que la mesquinerie, le ressentiment, l'aveuglement conduisent les socialistes à un suicide collectif, comme un troupeau de baleines déboussolées qui viennent s'échouer sur la grève.
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:00


Il y en a vraiment qui, au PS, cherche à se différencier sur les idées, là où il est flagrant ... qu'il n'y a pas de différence !!!

Sur les déclarations, en tout état de cause ... dans les actes, ça peut diverger !


Voici l'un des éléments de réponse de Bertrand DELANOE au document de travail que Ségolène ROYAL lui avait adressé :




"Sur la conception même du PS, en mettant en garde contre le risque d’un parti de supporters, nous avons voulu exprimer la conviction que notre parti doit être un lieu d’échanges, de débat et de réflexion, un espace qui offre de vrais repères idéologiques, non seulement à ses adhérents, mais aussi aux Français eux-mêmes. Nous pensons qu’il faut l’ouvrir à toutes les forces de la société, syndicales, associatives, militantes, ainsi qu’aux autres partis progressistes européens et mondiaux. Quant à la question des cotisations, il faudra sans nul doute en améliorer le fonctionnement actuel, mais dans le respect d’un principe auquel nous sommes attachés, celui de la progressivité."


COMME IL DEFEND BIEN LES IDEES DEJA EXPRIMEES
DANS LA MOTION "E" !!!




"Le risque d'un parti de supporters" ?

Mais Bertrand, c'est ce que nous sommes !!!

Je me suis déjà exprimé sur ce point : nous sommes un parti de supporter d'élus, et il nous faut passer à un grand parti de militants, libres de leur choix, libérés de toutes pressions qui sévissent actuellement dans les fiefs !!!

Et moi je fais confiance à l'équipe de la motion "E", et à tous ceux qui nous rejoindront, pour mener cette évolution.
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 08:00

Il se dit, ici et là, que plusieurs personnalités du PS ayant soutenu d'autres motions que la "E", mais constatant sa victoire, appellent au respect du vote et se refusent au "Tout sauf Ségolène".

Le message est clair ? Non apparemment, il est brouillé par d'autres, qui affirment avec force que la candidature de Ségolène serait très mal venue !


  L'exemple de Michel SAPIN, proche de François HOLLANDE.
Exprime t-il la position officielle de la motion A ???




SAPIN : une candidature de Royal serait "une candidature d'affrontement"

NOUVELOBS.COM  -  12 novembre 2008

"Si c'est Ségolène Royal" qui est candidate au poste de numéro 1 du PS, "il n'y aura pas de rassemblement au congrès de Reims" et Reims sera "le premier meeting de sa campagne présidentielle" en vue de l'élection de 2012, juge Michel Sapin, proche de François Hollande.


Pour le député socialiste Michel Sapin, une candidature de Ségolène Royal au poste de premier secrétaire serait "une candidature d'affrontement". Ce proche de François Hollande a réclamé mercredi 12 novembre un autre candidat du même camp qui favoriserait "une coopération" au sein du parti.

"Aussi légitime soit-elle, une candidature de Ségolène Royal serait une candidature d'affrontement, dont on ne sait pas sur quoi elle déboucherait", a déclaré Michel Sapin, proche du premier secrétaire sortant François Hollande,.
Le secrétaire national du PS a aussi fait remarquer que le fait que la présidente du Poitou-Charentes devienne la numéro un du parti "ne changerait rien au parlement" du PS, le conseil national, où aucune des quatre grandes motions ne sera majoritaire.

Coopération

Michel Sapin a préconisé "une autre solution" autour de la candidature de "quelqu'un qui serait issu de la motion de Ségolène Royal mais qui serait dans la coopération avec les deux autres motions" issues de la majorité sortante : celle de Bertrand Delanoë et celle de Martine Aubry.

Ce point de vue est partagé par d'autres proches de François Hollande, comme Jean-Yves Le Drian et Alain Rousset, respectivement présidents des régions Bretagne et Aquitaine, a-t-il précisé.

L'ancien ministre s'est dit convaincu que "si c'est Ségolène Royal" qui est candidate au nom de sa motion, "il n'y aura pas de rassemblement au congrès de Reims" (14-16 novembre) et Reims sera "le premier meeting de sa campagne présidentielle" en vue de l'élection de 2012.

Michel Sapin a qualifié de "cancans extérieurs" à la motion Delanoë, venant de partisans de Ségolène Royal, les informations de presse sur des divisions entre les soutiens du maire de Paris. Il a précisé qu'il entendait travailler à "maintenir l'unité" des signataires de la motion Delanoë. (avec AFP)
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 07:00

Ségolène ROYAL était l'invitée du journal télévisé de TF1 le 12 novembre 2008




par  lespoiragauche


"C'est vrai que j'en ai envie. Si le rassemblement peut se faire avant le congrès, tant mieux. S'il faut quelques jours de plus, prenons-les. Les militants voteront jeudi."

"Les militants n'ont pas voté pour éliminer quiconque, mais pour additionner nos talents et nos capacités. J'ai donc écouté Bertrand, Martine, Benoît et les autres, pour prendre en compte avec respect et attention les idées auxquelles ils tenaient.

Aujourd'hui, je leur ai écrit et je leur ai envoyé un document de travail qui reprend l'ensemble les idées auxquelles ils tiennent pour faire émerger des convergences.

Cet effort de rassemblement, je le ferai jusqu'à moment du dépôt des candidatures, samedi prochain. Ce qui m'intéresse, c'est de rassembler l'équipe des meilleurs responsables politiques."




Nous vous invitons également à lire les lettres qu'elle a fait parvenir ce jour à :

Martine Aubry

Bertrand Delanoë

Benoît Hamon
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 15:00

La question des alliances : cherchez la différence !


Dans la motion D (Aubry) - page 113 du cahier des motions :

"Pour nous c'est clair, le rassemblement de la gauche est prioritaire. Il n'exclut pas que le PS agisse avec d'autres démocrates".

 


Dans la motion E (Collomb-Royal) - page 137 :

"Il est possible et nécessaire de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, l'ensemble des démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous". 

 

 

Paroles de militant sur le site Désirs d'Avenir :

 

 

Par un jeu de passe-passe médiatique, R. Hammadi (motion Hamon) s'en va claironnant à la compromission patente de la motion E avec le Modem, les démocrates... Et que vraiment ça ne peut pas se faire,appelant de toutes ses forces à un front commun ... Hamon-Delanoë-Aubry !
(Le TSS, quoi !)

De qui se moque t-on ? C'est prendre les militants pour des gogos !

Voilà vraiment ce qui ne doit plus se faire au PS !
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 13:00

Le “document de travail ouvert”
proposé par Ségolène ROYAL


Remis aux représentants des différentes motions par Ségolène Royal, ce texte intitulé "Document de travail ouvert" est depuis lundi 10 novembre entre les mains des principaux dirigeants du parti socialiste.


Il se propose de  "structurer la réflexion et les échanges" afin de  servir de base aux discussions préparatoires à la constitution d’une  majorité au congrès de Reims.

Il vise, par la même occasion
, à déminer le terrain. Si la nécessité de baisser le prix des cotisations est réaffirmé, aucun montant n’est avancé. Le seuil de 20 euros est donc négociable. Surtout, ce texte prend soin de préciser que tout élargissement des alliances devra intervenir après avoir rassemblé la gauche. Une façon d’évacuer le procès intenté contre Ségolène Royal et prévenir l’apparition d’un front " anti-Royal " sur le thème du refus de l’alliance avec le MoDem.


Voici son contenu in extenso
.


"Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste

Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions. Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire


1 - Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale

Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.


2 - Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle

1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela suppose un nouvel ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail. 2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie. 3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques. 4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une chance. 5) Réorienter l’Europe pour la relancer.


3 - Faire du Parti Socialiste une force neuve

Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus importantes seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents, etc.


4 - Fédérer la gauche

La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite."

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:00

Gaetan GORCE :

Non au tout sauf Royal,

non à la synthèse molle

Extrait de l'interview sur "L'Express.fr"


La motion de Ségolène Royal est arrivée en tête jeudi 6 novembre lors du vote des militants socialistes en vue du congrès de Reims. La réaction du député de la Nièvre, Gaëtan Gorce, soutien de la présidente de Poitou-Charentes.

     

Pour vous, c'est une victoire nette de la motion portée par Ségolène Royal ?

Cela marque en tout cas de la part des militants une volonté de renouvellement qu'elle est la seule à incarner vraiment. Les autres motions ont un côté déjà vu, il n'y a qu'à voir le résultat de Bertrand Delanoë, plombé par le soutien de François Hollande et de la direction sortante. Maintenant, cette envie de renouvellement ne doit pas succomber à la tentation du "Tout sauf Royal" ou à celle de la synthèse à tout prix. Il faut qu'il sorte de ce congrès une nouvelle majorité politique forte.


Comment ?

Dans toutes les motions en lice, on trouve des conservateurs et des rénovateurs. Je souhaite que s'opère autour du candidat de la motion E au poste de premier secrétaire, qu'il s'agisse de Ségolène Royal ou de Vincent Peillon, un rassemblement de tous ceux qui veulent vraiment le renouvellement. Les équipes traditionnelles ont été sanctionnées, il faut que la dynamique se poursuive. Il y a là une opportunité d'une rénovation profonde, d'une régénération de l'offre politique interne qu'il ne faut pas laisser passer.

Pour moi, le rendez-vous, c'est vraiment le 20 novembre avec l'élection par les militants du premier secrétaire. En revanche, si tout se joue le 15 novembre, lors de la commission des résolutions du congrès de Reims, alors, on assistera une fois encore à la victoire des chefs de clans.


Pourquoi rejeter les tentatives de synthèse ?

Depuis des années, le PS a souffert soit de querelles de personnes jamais réglées, soit de synthèses molles qui ne font rien avancer. Il faut à l'occasion de ce congrès donner au parti une nouvelle majorité politique forte. Il ne faut exclure personne de ce rassemblement, sauf sans doute ceux qui sont responsables de la situation dans laquelle se trouve le PS...

Avec 18% des voix, Benoît Hamon est l'autre vainqueur du scrutin d'hier...

La "gauche" du parti, qui me semble surtout composée de conservateurs, n'a jamais obtenu moins de 15% à 20% des voix. Ils tiennent des discours très traditionnels, mais je ne vois pas comment on peut répondre aux enjeux d'aujourd'hui avec des idées d'il y a vingt ans. Avec la candidature de Benoît Hamon, on a habillé des vieilles ritournelles avec des habits neufs.

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:00


Sacrée Ségolène !


Gérard Carreyrou  -  France Soir  -  8 novembre 2008


Sacrée Ségolène Royal ! La plupart des pointeurs socialistes et la majorité des analystes politiques (pas ici) la donnaient perdante et expliquaient avec conviction comment, après avoir perdu la bataille présidentielle face à Nicolas Sarkozy il y a dix-huit mois, Mme Royal avait perdu le cœur des militants et était en passe de devenir le loser n° 1 de la famille socialiste.

N’en déplaise aux prévisionnistes, Ségolène a gagné la bataille des motions du congrès de Reims en se plaçant première avec une confortable avance sur le duo de ses rivaux Bertrand Delanoë et Martine Aubry, et cette victoire n’est pas conjoncturelle mais décisive et lourde de conséquences pour les socialistes..

1. La victoire de Ségolène Royal marque la fin du Parti socialiste construit à Epinay par François Mitterrand il y a trente-sept ans. Ce parti a vieilli sans se renouveler et il meurt de ses scléroses.

Le vieil appareil rouillé s’effondre en entraînant avec lui un cortège impressionnant de caciques et de chefs à plumes ! Entrent ainsi au cimetière des éléphants quatre anciens Premiers ministres de Mitterrand : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard et Lionel Jospin, qui soutenaient les motions perdantes. Mais surtout cette victoire de Ségolène marque la fin des espoirs présidentiels de deux poids lourds du PS, le maire de Paris Bertrand Delanoë, vainqueur annoncé un peu trop vite, et l’homme qui dirigea le parti pendant onze ans, François Hollande..

M. Hollande ne perd pas seulement la bataille politique, il perd aussi celle de l’élégance et du respect des engagements puisqu’il est tout à la fois mauvais perdant et qu’il revient sur sa promesse de se rallier à la motion arrivée en tête. François Hollande ferait bien de s’inspirer des exemples de John McCain et de Hillary Clinton à défaut de pouvoir se comparer à Obama !.

2. Face aux vaincus, Ségolène Royal a gagné par ses qualités personnelles, son style renouvelé et sa capacité d’adaptation aux circonstances. Qualités personnelles, sa persévérance apprise à l’école de François Mitterrand malgré les échecs et les attaques, sa rage de vaincre érigée par elle en "ragitude". Style renouvelé que celui de la télévangéliste du Zénith brocardée par toute une classe politique mais appréciée par une bonne partie du peuple de gauche. Capacité d’adaptation enfin : quand la crise économique et financière est survenue, Mme Royal a su foncer sur des propositions concrètes tandis que les autres s’enfermaient dans la cuisine politique.

.

Mme Royal a incarné la volonté de changement et le désir de nombreux militants socialistes de casser leur vieille maison comme autrefois la vieille SFIO de Guy Mollet pour la reconstruire autrement.


Toute tentative de lancer au congrès de Reims une opération TSS ("tout sauf Ségolène") me semble désormais vouée à l’échec, ne serait-ce qu’en raison des claques gigantesques reçues par MM. Delanoë et Hollande.

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 14:00

Gaetan GORCE :

"Respecter le vote des militants"


Source : leJDD.fr  -  10 novembre 2008


L'heure est aux tractations au Parti socialiste. Ségolène ROYAL est arrivée en tête du vote des adhérents mais doit conclure des alliances pour former une majorité et ses concurrents peuvent toujours s'unir pour la contrer. Avant le congrès de Reims vendredi, Gaëtan GORCE,  député de la Nièvre et signataire de la motion ROYAL, appelle les socialistes à l'unité.


Comment expliquez-vous le succès de la motion Royal ?
Le vote a démontré que Ségolène Royal incarne le mieux la volonté de changement de la nouvelle génération de militants. Ils ont bien vu que les autres motions défendaient des postures classiques, tapies dans l'ombre de la direction sortante.


Mais elle doit néanmoins composer. Quel visage aura sa majorité ?
Nous sommes à un moment où le dialogue s'engage. Des discussions sont en cours en toute transparence et Ségolène Royal s'exprimera très vite là-dessus. Sa majorité se construira avec ceux qui ont une véritable volonté de rénovation. Voilà sa ligne. Elle réunira des personnes qui l'ont soutenue dans sa campagne et d'autres socialistes. L'important est qu'un parti neuf et fort émerge.


Certaines voix n'ont pas exclu le lancement d'une grande coalition "anti-Royal"...
Cela montre que les représentants du vieux parti ne veulent pas mourir. Mais il existe une loi au PS selon laquelle il revient à la motion arrivée en tête de rassembler autour d'elle, en créant un axe majoritaire. Les militants ont plébiscité Ségolène Royal, il faut les respecter. C'est pourquoi j'appelle chacun à prendre ses responsabilités. Il faut que la sagesse l'emporte. En ces temps de crise, les Français ont besoin d'un PS fort, uni. Ils ne comprendraient pas que le parti soit à nouveau le théâtre d'affrontements.


Vincent Peillon, Julien Dray, entre autres, sont en lice pour la direction du parti si Ségolène Royal s'efface. Pour calmer les esprits, pourrait-elle également accepter de laisser les clés à l'un de ses concurrents ?
Non. La motion Royal a été désignée par les militants, la direction du parti revient donc à cette motion. Et si la sagesse ne l'emporte pas, si aucun compromis ne s'impose, nous ferons une nouvelle fois appel au vote des militants.

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 08:00

AP - 10 novembre 2008


Ségolène ROYAL fera connaître mercredi ses propositions pour la direction du parti socialiste, a-t-elle annoncé après une réunion de ses mandataires départementaux au Sénat.


"Je vous dirai mercredi quelles sont nos propositions pour la gouvernance du parti socialiste", a-t-elle répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur ses intentions après la victoire de sa motion, arrivée en tête lors du vote des militants de jeudi dernier, devant celle de Martine AUBRY et Bertrand DELANOE.


Ségolène ROYAL a précisé avoir parlé avec Martine AUBRY au téléphone, et qu'elle s'entretiendrait aussi avec Bertrand DELANOE.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a assuré avoir eu un "très bon contact" avec eux. "Ils ont aussi conscience de l'impatience des militants socialistes que nous nous retrouvions tous sur une ligne de rénovation", a-t-elle ajouté.


Lors de la réunion les mandataires de la motion ROYAL ont arrêté un texte réunissant leurs propositions. Ce texte sera adressé aux responsables des autres motions pour être enrichi, a précisé Mme ROYAL.

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