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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 16:00

 

Ca commence, à l'occasion de ce Congrès 2012, par des présentations, des "débats" sur les contributions générales (aussi bien dans les fédérations que dans les sections)

Le collectif "Dessine-moi un parti" sera particulièrement vigilant afin que cette étape ne soit pas escamotée !

 

Le débat est une exigence  par PartiSocialiste

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:00

 

Chers camarades,

 

On compte dans cette salle de grands absents ! Les 800 000 sympathisants qui, à l’issue des Primaires, avaient souhaité travailler avec nous ! Quelle place leur faisons-nous dans ce Congrès ? Pourquoi les avoir réduit au rôle de spectateurs, eux qui ont été à l’automne les premiers acteurs du changement ?

gaetan-gorce---lci.jpg

Question d’autant plus pressante que nos militants eux-mêmes se demandent s’ils ne seront pas, à leur tour, exclus du débat. N’a-t-on pas cherché ces derniers jours à limiter les possibilités d’expression que leur offrent, bien timidement pourtant, nos procédures et nos statuts?

Car au fond, quel est l’enjeu de ce Congrès ? Et de quoi a-t-on peur ?

J’avoue qu’à lire ou écouter les uns et les autres, je finis par m’interroger ! S’agit-il de nous doter d’un leader ? Ce serait oublier que cette question a été réglée avec les Primaires ! De débattre de notre ligne politique ? Notre projet a été arrêté voici moins d’un an et à l’unanimité ! S’agirait-il alors de discuter des premières orientations de ce gouvernement ? Ce serait un peu tard ! Ou des critiques à lui adresser ? Ce serait, avouons-le, un peu tôt !

Dès lors, la seule véritable question qui vaille n’est-elle pas celle que nous avons posée : quel rôle devons-nous faire jouer à notre parti dans cette période nouvelle ? Et quelles transformations lui apporter pour y réussir ?

Y répondrons-nous en nous livrant au « petit jeu » des « petits arrangements » dont certains ont fait une science quasi-exacte ? Ou en poursuivant avec entêtement le processus engagé lors des Primaires ?

Nous avons aujourd’hui à faire à deux types de contributions. Celles qui constituent en quelque sorte un rappel à l’ordre. Ce qui peut se comprendre, au nom de l’unité et du rassemblement , mais avec le risque de vider le débat de son sens et de frustrer une fois de plus les socialistes d’un véritable échange. Et puis celles qui sont un « appel à projet » et qui, tout en faisant le choix de la raison, veulent préserver la part de l’innovation et font le choix aussi de la liberté et de l’imagination. Notre contribution se veut par conséquent la voix des militants, des sympathisants, qui se réjouissent de nos succès, veulent soutenir le Président et le Gouvernement. Mais veulent aussi participer au changement et concrétiser au sein du PS les formidables promesses contenues par le succès des Primaires. Notre ambition, à Toulouse, doit être de donner aux Français certes l’image d’un parti rassemblé, mais plus encore celui d’un parti tourné résolument vers eux pour les écouter, les accueillir, les associer !

Or, s’il existe une crise économique et financière, auquel le Gouvernement doit faire face, notre démocratie traverse aussi une crise profonde, que notre parti a pour devoir d’affronter. Nous vivons sur un modèle politique qui s’est construit à la fin du XIXème siècle. Les socialistes y ont d’ailleurs largement pris leur part. Mais n’est-il pas temps de passer à autre chose ? De renouveler la forme de nos partis ? D’inventer d’autres méthodes de participation et de délibération, un peu à l’instar de ce que Daniel Cohn-Bendit avait intelligemment mis en débat voici quelques années autour de l’idée de coopérative ?

L’enjeu doit être de rapprocher la politique de ceux qu’elle concerne ! Et pour cela de repolitiser la société !

Pour nous, recréer de la confiance se fera par l’exemplarité de nos comportements. Regonfler notre démocratie, par la qualité et la collégialité de nos débats. Mobiliser l’opinion, par notre ouverture sur la société.

Mais d’où vient que tant reste à faire ? N’est-ce pas aux causes qu’il convient maintenant de s’attaquer ? C’est-à-dire au poids excessif et ubuesque des courants ! Qu’il faut réduire pour réduire les rentes de situation. Aux pratiques de cooptation qui nous privent du choix de nos dirigeants. C’est pourquoi nous voulons rétablir le libre choix du premier secrétaire par les militants. Et même aller encore plus loin avec la mise en place, à tous les niveaux, d’une Co-direction, paritaire, tournée vers la jeunesse ! Aux luttes d’influence qui pourrissent la vie de nos Fédérations. C’est pourquoi nous proposons un Congrès exemplaire ! Dont les résultats ne puissent souffrir aucune contestation. Nous demandons avec force, qu’à l’instar des Primaires, une haute Autorité soit mise en place, s’il devait y avoir plusieurs motions, pour garantir les résultats dans toutes les fédérations. La suspicion qui règne encore dans trop de nos sections n’illustre-t-elle pas, par l’absurde, la nécessité de transformer radicalement nos méthodes de fonctionnement ?

Au total, si notre contribution se veut celle de nos militants de base, et de nos sympathisants, c’est parce qu’elle en appelle au respect. Respect dû à nos adhérents, qui doivent pouvoir se prononcer librement et en toute sincérité. Respect dû à nos sympathisants qui doivent se voir proposer de nouvelles formes de collaboration. Respect dû à nos élus, dont l’influence dans nos instances devra dépendre du travail effectué plus que des amitiés entretenues. Respect dû à nos idées, dont on devra pouvoir débattre sans préjugé, sans caricature, et sans captation par des groupes constitués. Respect dû à nos concitoyens, qui doit nous protéger de l’esprit de caste. Celui qui finit par couper les dirigeants des militants puis des citoyens. Qui transforme un mandat en rente. Le pouvoir en arrogance. L’expertise en suffisance.

Chers camarades,

La démocratie pour exister doit être constamment réinventée. Celle que nous pratiquons entre nous doit être le modèle, la préfiguration de celle que nous voulons pour la République tout entière. Parce que nous sommes les dépositaires d’une histoire ; parce que nous sommes les héritiers d’un parti qui a fait rentrer le prolétariat, puis les femmes, dans la République, nous devons bousculer les habitudes pour nous porter à l’avant-garde.

Ce serait un beau Congrès que celui qui serait tout entier consacré à cette grande et belle question de l’innovation démocratique. Un Congrès qui ne ressemblerait à aucun de ceux qui l’ont précédé !

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 14:00

gaetan-gorce.jpg 

Contribution Ayrault-Aubry :

la "crainte d’un désaveu" pour Gaëtan Gorce

Source : PUBLIC SENAT.fr  -  le 19 juillet 2012

 

La contribution générale exclusive présentée conjointement par le premier ministre et la première secrétaire du Parti socialiste a recueilli hier une large majorité d’adhésions. Pourtant, certains élus l’ont refusé et ont présenté leur propre contribution pour le Congrès de Toulouse fin octobre. C’est le cas de Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, qui nous livre son analyse.

Que signifie pour vous la démarche de Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry en vue du Congrès de Toulouse ?

"Leur contribution commune est symptomatique de la préoccupation première du parti, à savoir soutenir le chef de l’Etat. Elle illustre la volonté de fermeture du PS qui se méfie d’une culture socialiste de l’affrontement. Mais on peut discuter sans se disputer ! Le problème c’est qu’aujourd’hui tout repose sur un appareil centralisé et vertical.

Le Parti Socialiste n’est plus en mesure, dans son organisation actuelle, de mener un débat maîtrisé. Le système est fondé sur des courants différents et la négociation est permanente. Or le gouvernement craint d’être mis en difficulté sur le Traité de stabilité européen. Il ne veut pas d’un référendum interne et d’un désaveu qui ferait tâche".

Que proposez-vous dans votre contribution pour modifier les règles du jeu ?

"Il faut une rénovation démocratique du Parti socialiste. Le problème est simple : soit on veut rester entre nous, et on se contente de quelques dizaines de milliers d’adhérents, soit on veut combler la coupure avec les citoyens. Aujourd’hui, un parti de masse ne repose plus sur la propagande et l’autorité, mais sur l’ouverture et la participation la plus large possible. Observez le succès des primaires ! C’est pour cela que nous demandons que le premier secrétaire soit élu au suffrage direct".

Vous étiez vous-même parmi les cadres du Parti socialiste, pourquoi avoir décidé de vous en éloigner ?

"Je ne supportais plus une certaine attitude. Les gens veulent conserver leur place à tout prix, que ce soit au sein même des courants ou plus haut dans la hiérarchie. Le conseil national est parfois à la limite du ridicule. Nous devons être à la hauteur des responsabilités qui nous sont confiées. La première expérience du pouvoir du Parti Socialiste dans les années 80 n’était pas concluante. Aujourd’hui, il nous faut nous ouvrir".

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 11:00

soldats au garde-à-vous 

Le PS lance son congrès,

à huis-clos et en rangs serrés

Source : MEDIAPART.fr  -  le 19 juillet 2012

 

Le conseil national du parti socialiste de ce mercredi a enregistré le dépôt des contributions à son prochain congrès.

 

Si 20 textes ont été déposés, un seul (cosigné par Aubry et Ayrault) réunit la quasi-totalité des ministres et des ténors du parti. Seuls l'aile gauche du PS et Hamon font encore de la résistance face à l'unanimisme.

A eux deux, la première secrétaire et le premier ministre ont caporalisé cette première phase du congrès PS. Leur texte, récit du magnifique bilan de l'une et des impeccables débuts gouvernementaux de l'autre, avec moultes odes au «redressement dans la justice», a été signé par une très grande majorité des ministres, parlementaires, grands élus et cadres du parti.

Après avoir imaginé déposer leurs propres textes, et beaucoup pesté contre l'initiative du duo, «Hollandais historiques», proches de Vincent Peillon et soutiens de Pierre Moscovici se sont finalement rangés. Parfois même de façon zélée, comme le patron des sénateurs socialistes François Rebsamen, enjoignant ses collègues se rallier eux-aussi.
"Ce n'est même plus du verrouillage, c'est du cadenassage", sourit le Marseillais Patrick Menucci, proche de Vincent Peillon, tandis qu'un jeune député soupire: «Ils nous gèrent ça comme un club Léo-Lagrange: on est au courant de rien, on découvre tout au dernier moment, et on est prié de voter sans rien dire». « Avant, la grosse motion unique était un passage obligé pour le PS au pouvoir, admet un cadre socialiste. Mais là, imposer d'emblée une contribution unique, c'est une nouveauté un peu inquiétante, qui ne laisse guère d'espoirs pour la suite du congrès et l'avenir du parti».
Autre inquiétude parmi les signataires de la grande contribution: le contenu du texte «Réussir le changement». «Il aurait pu être écrit il y a 5 ans, et il pourrait être écrit dans 5 ans», dit un nouvel élu au Palais-Bourbon… « J'espère que c'est volontairement flou et peu musclé, afin de permettre de l'améliorer avec les autres textes…», veut croire un autre jeune député, proche de Ségolène Royal.
Car dans la scénographie des congrès socialistes, la phase des contributions est le prélude à celle dite des motions (prévue début septembre), fusionnant les différentes contributions. Les contributions déposées, qui doivent être signées par au moins un membre des instances nationales du parti, sont au nombre de 20 (ainsi que plus d'une centaine de contributions dites thématiques, c'est-à-dire n'ayant pas vocation à devenir motion).
......................
Dans ce contexte où l'unité du parti et la bonne entente au service du «redressement dans la justice» priment sur tout le reste, mais où les inconnues sont encore grandes, difficile d'imaginer quels vont pouvoir être les enjeux du futur congrès de Toulouse. La question européenne risque bien d'être le seul clivage de fond, mais seulement si la situation économique changeait d'ici là. Pour l'heure, presque tout le monde au PS s'est accordé pour saluer les efforts de réorientation du président Hollande, en faveur de la croissance.

Plus sûrement, les débats internes du PS pourraient tourner autour de la rénovation du parti.

En premier lieu, le respect de l'engagement des parlementaires socialistes à ne plus cumuler de mandats pourraient animer les échanges de pré-congrès. Les questions des statuts du parti, de la parité, de la lutte contre le clientélisme dans les fédérations, de la mise en œuvre d'une école de formation de futurs cadres, de l'application des primaires au niveau local commencent à être évoquées dans les discussions de couloir.

Mais il est encore trop tôt pour savoir si Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault autoriseront les socialistes à en parler vraiment.

[ Affligeant de lire ça ... mais le journaliste n'a probablement pas tort, hélas ]

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:00

soldats au garde-à-vous

 

Au PS, on ne veut plus choisir,

ni les hommes ni les idées

Source : marianne2.fr  -  le 19 juillet 2012

 

Le conseil national du parti socialiste qui s'est tenu mercredi 18 juillet a été l'occasion pour Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry de réaffirmer leur volonté d'union en vue du congrès de Toulouse, prévu cet automne.

Cette volonté de rassemblement implique de museler un débat interne qui pourrait pourtant avoir le mérite d'être constructif. C'est ce que redoutent une partie des socialistes, dont le plus grand nombre représente l'aile gauche du parti.

Acte I, le conseil national. Son enjeu : appréhender les rapports de force au sein du PS, devenu majoritaire à l’Assemblée nationale, avant l'acte II, le congrès. La pluralité des opinions est une composante essentielle de l’ADN du PS, pour le meilleur et pour le pire. Si elle peut contribuer à faire progresser les débats au sein du parti, elle risque souvent de faire éclater les divisions au grand jour.

En présentant leur contribution commune, «Réussir le changement», la première secrétaire, Martine Aubry et le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, ont voulu limiter les divisions. «L’essentiel est de gagner en cohérence», a expliqué le Premier ministre lors de son discours prononcé devant les élus réunis en conseil national, mercredi 18 juillet, en fin d’après-midi. 

Leur contribution sans arguments politiques concrets mais riche de grands principes propose de «prolonger pour le consolider le fil du socialisme démocratique, en partant du réel pour aller à l’idéal.» Plus concrètement, le ticket Aubry-Ayrault invite les socialistes à se ranger derrière l’exécutif et valider le programme de François Hollande, en vue du congrès de Toulouse, prévu à l’automne. «Nous avons besoin d'un parti qui aide le gouvernement à réussir dans la durée, mais aussi qui prépare l'avenir», a affirmé Jean-Marc Ayrault. 
Après dix-sept ans aux portes du pouvoir, hors de question pour la patronne du PS et le chef de gouvernement de prendre le risque que la feuille de route de l'exécutif soit perturbée par des querelles byzantines dont seuls les socialistes ont le secret.
On marche au pas. Et le petit doigt sur la couture du pantalon, s’il vous plaît.
Forte pression sur les ministres. Cette contribution vise donc très clairement à affaiblir les courants internes au PS, ces écuries, qui jouent traditionnellement leur partition pour imposer leur influence au cœur de la machine socialiste. En 2012, certains leaders de courants ont décidé de s’effacer. C’est le cas d’Arnaud Montebourg, qui n'a pas signé la contribution de ses troupes intitulée «De la rénovation à l’innovation». Ministre du redressement productif, celui qui a fait 17% à la primaire socialiste et qui incarnait encore récemment tout un pan de l’aile gauche du parti, ne veut pas insulter l’avenir.
Benoît Hamon, lui, s’est montré moins frileux. Le ministre délégué à l’économie solidaire a pour sa part signé le texte «Réaliser le changement», présenté par ses camarades, tout en laissant le soin de présenter cette contribution au député du Doubs, Barbara Romagnan. La volonté de «faire sauter le verrou libéral et conservateur en Europe», selon les mots employés par Fanélie Carrey-Conte, est une chose, prendre officiellement la tête de ce combat en est une autre. Par ailleurs, si Hamon signe cette contribution, il est loin d’être acquis qu’il aille jusqu’à la motion. La pression est forte, le principe de solidarité gouvernementale étouffant. «Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays », a déclaré le Premier ministre, pointant ainsi du doigt son ministre. Une façon de rappeler qui décide.
D’autres ministres ont abandonné toute velléité de faire entendre une autre musique que celle entonnée par le chef de l’Etat. Stéphane Le Foll, Pierre Moscovici, Manuel Valls ou Vincent Peillon ont tous un jour imaginé apporter leur contribution au débat politique. Ils y ont finalement renoncé et signent le texte «Réussir le changement», tout comme la majorité des parlementaires PS.

"Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets"
Les seuls qui se sont montrés réellement déterminés à présenter des pistes de réflexions différentes sont ceux qui, soit ont un poids relativement faible dans le parti, soit ont déjà un bon morceau de leur carrière politique derrière eux. Gérard Filoche, ancré à la gauche du PS et dont le courant est minoritaire a ainsi présenté sa contribution, «Redistribuer les richesses». Le sénateur Gaëtan Gorce, a également présenté sa contribution pour un parti plus transparent et plus à l’écoute des militants. «Notre ambition doit être de donner aux Français l’image d’un parti rassemblé, mais celui d’un parti tourné résolument vers eux», a-t-il dit.  La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann a déposé son texte aussi: «Le temps de la gauche». Résolument positionnée à la gauche du parti, elle aussi, la sénatrice n’a pas hésité à signer la contribution de Hamon en plus de la sienne. L’initiative de Ayrault et Aubry ne lui a pas plu et elle l'a fait savoir
Julien Dray, aujourd’hui mis à l’écart des instances dirigeantes à Solférino, à aussi voulu faire entendre sa voix. En présentant sa contribution, dont il est l’unique signataire, l’ex-député de l’Essonne est parvenu à exister. «Je suis dans une démarche idéologique. Une gauche qui ne débat pas c'est une gauche qui se paralyse, je souhaite que mes questions suscitent un débat», a-t-il déclaré au Lab, taclant au passage le ticket Aubry-Ayrault. «On nous dit qu'on ne va pas être un parti godillot, mais dans ce cas, il ne faut pas tuer le débat au nom du rassemblement. Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets.»
 
Parmi les vingt  contributions présentées mercredi, reste à savoir combien de motions seront proposées au congrès et par qui. Car d’ici là, le rouleau compresseur mis en place par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry aura probablement désorganisé les rangs, leur permettant de désigner sans problème le futur premier secrétaire du PS. Et l'orientation politique du parti.
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:00
Julien DRAY, aujourd’hui mis à l’écart des instances dirigeantes à Solférino, a voulu faire entendre sa voix au Conseil National du 18 juillet. En présentant sa contribution, dont il est l’unique signataire, l’ex-député de l’Essonne a déclaré :
Une gauche qui ne débat pas c'est une gauche qui se paralyse. Je souhaite que mes questions suscitent un débat", taclant au passage le ticket Aubry-Ayrault.
"On nous dit qu'on ne va pas être un parti godillot, mais dans ce cas, il ne faut pas tuer le débat au nom du rassemblement.
Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets."
marionnette---le-parrain.png
Parmi la dizaine de contributions présentées mercredi, reste à savoir combien de motions seront proposées au congrès de cet automne et par qui.
Car d’ici là, le rouleau compresseur mis en place par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry aura probablement désorganisé les rangs, leur permettant de désigner sans problème le futur premier secrétaire du PS. 
DANS UN PARTI, ET DANS L'IDEAL (!), LE POUVOIR DEVRAIT ETRE AUX MAINS DES MILITANTS, ET NON DANS CELLES DES SEULS CHEFS.
MAIS EN REALITE, CES MILITANTS, LE VEULENT-ILS ???

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:00

 

gaetan gorce - son blog 

Gaëtan GORCE au Conseil national du PS le 18 juillet :

"La contribution Aubry-Ayrault est un rappel à l'ordre".

 

Excellent ! Le ton me convient !

Le fond également :

Mise en avant de la demande d'une Haute autorité qui assure la sincérité du scrutin du Congrès.

 

"Après les Primaires, on ne peut définitivement pas retourner à Reims. Les Français ne le comprendront pas et ne nous le pardonneront pas."

 

 

Gaetan GORCE sur twitter :

"Les réunions des instances du PS ça fait penser à ces vieux couples qui ne savent plus se parler et qui remplissent les vides avec des riens ..."

 

Passe-moi le sel !"

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 12:00

 

Congrès du PS : les amis de Hollande remontés contre Aubry

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 17 juillet 2012 

 

Alors que Ayrault signe un texte commun avec la première secrétaire du PS, les amis du président hésitent à rédiger une contribution en vue du Congrès.

Alors que les contributions germent au PS avant son prochain congrès prévu à l'automne, c’est la saison des "istes" à Solférino. Cette petite fleur qui délicatement s’accole à un nom propre, bourgeonne et forme un courant de pensée. On compte ainsi les aubrystes, espèce la plus prolifique, les hamonistes, les vallsistes qui cherchent à s’accorder ton sur ton avec les peillonistes et les moscovicistes, tandis que les horticulteurs amateurs de plantes rares, traquent les derniers royalistes.

Mais au milieu de cette composition florale, un courant a du mal à être en harmonie : les hollandais. Les soutiens historiques du président de la République voient d’un très mauvais œil la contribution unique signée par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, qui verrouillerait selon eux le parti . "Certains amis de François Hollande, les proches de Stéphane Le Foll craignent de ne trouver leur place dans le parti", décrypte Marie-Noëlle Lienemann, pilier de l’aile gauche du parti qui n'a aucun doute: "à travers la contribution unique, les hollandais sont bien la cible principale d’Aubry."


Les hollandais s'estiment lésés

Les proches du chef de l'Etat se retrouvent face à un dilemme. Présenter une contribution face à celle signée par Aubry et le Premier ministre revient d'une certaine manière à soutenir Hollande… contre Hollande...  "On est suffisamment fidèles et responsables, mais on va regarder ce qu'on peut faire", lâche Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture. "Il faut rééquilibrer le bureau national. Nous avons été ignorés après le congrès de Reims. Il faut trouver un équilibre entre les soutiens de François Hollande et les autres."

Les hollandais refusent de laisser le parti aux aubrystes comme ça avait été le cas en 2008. D’autant plus qu’ils estiment avoir fait les frais de la volonté de François Hollande de servir tous les courants après sa victoire. Ils n’ont obtenu aucun poste régalien au gouvernement et estiment avoir été lésés par les aubrystes lors de la désignation des candidats pour les élections législatives par le parti.

"La question n'est pas de faire la guerre à Martine, on n'est pas dans le face à face. Mais quand même!", s’insurge un hollandais favorable à la rédaction d’une contribution. "Il s'est passé des choses depuis le congrès de Reims: Martine Aubry n'a pas été désignée candidate par les militants et François Hollande a été élu président de la République. On n'est pas obligé de leur laisser le parti sans bouger une oreille... L'Union sacrée, ok, mais il n'est pas question de se faire avoir une seconde fois !"

Forces vives

Voilà plusieurs jours que les réunions se multiplient. Mardi dernier, environ 80 hollandais se sont regroupés dans les jardins du ministère de l’Agriculture de Stéphane Le Foll. Parmi eux, des historiques comme Faouzi Lamdaoui (conseiller du président) ou Kader Arif (ministre délégué aux anciens combattants), mais aussi, selon Le Foll, une vingtaine de jeunes nouveaux membres. Une manière de dire au camp d’en face : nous avons des forces vives dans le parti.

Officiellement, la question de la contribution n’a été évoquée que deux ou trois minutes. Le Foll écarte pour l'instant l’idée : "Mais il faut une solution qui assure la durabilité de la victoire." En réalité, sa rédaction est dans tous les esprits. Mercredi dernier, une dizaine de députés ont fondé une coordination baptisée Répondre à gauche du nom de l’association lancée par le ministre de l’Agriculture en 2008.

"L'arme atomique"

Mais l’initiative ne fait pas l’unanimité dans les rangs des hollandais. Des députés proche du Président comme Olivier Faure soutiennent la contribution Aubry-Ayrault. Son nom a d’ailleurs circulé pour succéder à Martine Aubry, même si l’intéressé a démenti. Car au delà de la répartition des postes c’est aussi la succession de la Première secrétaire qui se joue. Même si celle-ci a indiqué vouloir passer la main, elle garde une part de mystère sur ses intentions et pourrait changer d’avis.

De leur côté, les hollandais n’ont pas vraiment de candidat à présenter, mis à part François Rebsamen, le sénateur maire de Dijon, qui préférerait, lui, le poste de Manuel Valls à l’Intérieur lors d’un éventuel remaniement. Un proche du président explique l’embarras des troupes : "Martine Aubry a l'arme atomique : se représenter." La dissuasion semble efficace : à quelques heures de la date limite, les hollandais se cherchent encore, alors que la plupart des courants ont déjà écrit leur contribution et réuni les signataires.

 

[ ... et le dernier mot est pour Gaëtan GORCE : ]

Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre et dépositaire d’un texte avec Juliette Méadel baptisé "dessine moi un parti", analyse froidement :

"Les querelles de chapelle sont en train de se réveiller. Il y a des forces organisées dans le parti prêtes à se déchirer. Ils s’identifient de façon puérile derrière une personne. On dirait les guelfes et les gibelins. Si je me souviens bien, ça ne s’était pas bien terminé …"

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:00

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La semaine dernière, le 1er Ministre Jean-Marc Ayrault et la 1ère Secrétaire du PS Martine Aubry avaient proposé "à l'ensemble des dirigeants du PS, comme aux membres du gouvernement, de soutenir de façon exclusive" leur contribution générale.

 

Dirigeants du PS, membres du gouvernement, arithmétiquement c'est un tout petit groupe, si on compare avec l'ensemble des adhérents du PS ...

Mais, "on ne va pas nous la faire" ! ...

Le but est bien de verrouiller, de faire comprendre (et les moyens de pression sont grands) à la troupe qu'il serait très mal venu de ne pas soutenir la contribution unitaire et salutaire !!!


La méthode de culpabilisation, toujours.

 

Oui mais non, on pourra toujours débattre, n'est-ce pas ? Bein voyons !!!

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 08:00

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Gaëtan Gorce : "Une motion unique,

c'est empêcher le débat"

Source : 20minutes.fr  -  le 12 juillet 2012

 

INTERVIEW - Le député de la Nièvre, qui dépose une contribution générale avec la conseillère de Paris Juliette Méadel, aimerait changer le fonctionnement du parti...

Quelle est votre réaction à la suite de l’annonce d’une contribution unique de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault ?
Un peu surpris. Je n’avais pas le sentiment que la situation au PS était à ce point tendue qu’elle nécessitait une intervention de ce niveau. Mais c’est une clarification. Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault disent qu’ils veulent promouvoir la rénovation, très bien, mais je pense que la méthode proposée, qui s’achemine vers une motion unique, est en contradiction avec cet objectif. Encore une fois, c’est mettre la charrue avant les bœufs. Les contributions ont pour vocation à ouvrir le débat et ensuite, on se rassemble autour d’une motion après discussion. En tout cas, il n’est pas question pour nous d’arrêter notre démarche qui est plutôt validée par cette initiative que le contraire.

Y voyez-vous un verrouillage du parti ?
C’est votre interprétation. Si oui, cela donnerait raison à ceux qui, comme nous, veulent ouvrir le débat sur le rôle du parti quand la gauche est au pouvoir, son fonctionnement et sa capacité à porter le débat. On pourrait penser que c’est faire en sorte que le grand débat attendu n’ait pas lieu. Mais ce serait paradoxal par rapport aux ambitions affichées par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. Le bon moyen d’aider le gouvernement, et il faut l’aider face à la période difficile qui s’annonce,c’est d’ouvrir le débat, l’organiser. Car on ne peut pas empêcher un débat, il se fera ailleurs, dans les médias par exemple, et ce ne sera pas mieux.

Martine Aubry met en avant le souci du rassemblement …
Je comprends cet argument. On doit avoir le souci de la sagesse. Mais ce serait paradoxal de justifier l’abandon du débat au prétexte que des personnalités pourraient s’en saisir. Ce serait une forme de critique implicite de la manière dont fonctionne le parti, avec cette lutte des courants et cette concurrence des clans permanente. Nous voulons un fonctionnement différent du parti, que les débats ne se traduisent pas par des polémiques publiques mais par des prises de positions démocratiquement tranchées par des militants. On ne peut pas demander l’unanimisme, la politique ce n’est pas ça. Mais là, on est dans un système qui favorise des rentes de situation d’hommes et de femmes qui ont perdu leur influence acquise au congrès de Reims dont personne ne veut se souvenir. Et quel sens aurait une motion unique pour les militants? Ils n’auraient qu’à la ratifier? Ce serait démobilisateur pour eux.

Pensez-vous qu’il s’agit d’un pas de plus d’Aubry vers un nouveau mandat ?
On peut naturellement se poser la question. Mais là, on est plus dans de la «kremlinologie», où l’on en est à étudier les photographies, pour voir qui y est ou pas, qui est dans le couloir, etc. Il faut un fonctionnement clair et se débarrasser de cette culture. La vraie question c’est : est-ce que le PS peut fonctionner normalement quand le PS est au pouvoir? La réponse qu’on a tendance à nous donner, c’est non. Et ça ne correspond pas au temps présent où nous sommes sous le contrôle permanent de l’opinion. Il faut rester solidaire bien sûr et nous ne voulons pas gêner le gouvernement mais l’aider. Mais nous sommes convaincus qu’aider le gouvernement, c’est être franc : ne pas dire ce qu’il veut entendre mais ce qu’il doit entendre pour son bien.

Que proposez-vous ?
On part d’un constat: les citoyens se sont éloignés de la politique en raison du fonctionnement des partis politiques. On veut rapprocher le PS des catégories populaires, prendre en compte les sympathisants, ceux qui se sont exprimés à la primaire et qui n’ont jamais été recontactés. Nous prônons aussi une direction collégiale, un binôme paritaire pour le poste de Premier secrétaire et tous les autres postes de direction. Nous voulons combattre toutes les formes de cooptation pour que les militants aient le choix final et réduire l’influence des courants.

Irez-vous jusqu’à la motion ?

On n’a encore rien décidé. On peut prendre Martine Aubry au mot sur le plan de la rénovation. Nous allons voir quelles propositions elle fait et nous allons soumettre les nôtres. Nous verrons bien. Mais une motion unique, c’est empêcher le débat. La méthode proposée, sans doute pleine de bonnes intentions, n’est pas la bonne. Nous voulons faire comprendre à nos chefs que la bonne solution, c’est le débat, la confrontation des points de vues, tranchés dans la clarté et pas par des arrangements entre des chefs qui n’ont plus de troupes. Les socialistes peuvent faire mieux et méritent mieux. Nous devons rester à l’avant-garde d’un parti démocratique, suivre le chemin ouvert par les primaires.

On aurait désigné notre candidat à la présidentielle par des primaires et on désignerait notre chef du parti par un échange de platitudes, dans une quasi unanimité ?

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Congrès PS 2012
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