Il faut remercier Monsieur Lefebvre dont les déclarations ont au moins le mérite d'exprimer à voix haute la pensée profonde de la droite qui gouverne la France.


Ainsi, selon lui, la défense des salariés d'Heuliez, d'Arcelor-Mittal et de Caterpillar sont "des causes désespérées".


On ne doutait pas que c'est ce que pensent les plus hautes autorités de l'Etat concernant Gandrange. Mais c'est nouveau concernant Heuliez, où Luc Chatel avait déclaré aux salariés "l'Etat ne vous laissera pas tomber quelque soit la situation", et Caterpillar puisque Nicolas Sarkozy affirmait jusqu'ici "je vais sauver le site".


Si Ségolène Royal est Sainte-Rita, Monsieur Lefebvre est donc le Saint-Glinglin qui renvoie à jamais la tenue des promesses faites aux salariés.


Il faut aussi rafraîchir la mémoire du porte-parole de l'UMP concernant l'entreprise Aubade, délocalisée de Saint-Savin en 2006 dans le seul but d'augmenter les profits des actionnaires au prix de nombreux licenciements : l'Etat, à l'époque, n'a même pas exigé de l'entreprise le remboursement des aides publiques qu'elle avait perçue au titre du soutien aux bas salaires. Quant à la Région Poitou-Charentes, c'est elle qui a pris en charge la plateforme de reconversion du Montmorillonnais et la cellule de soutien social avec pour résultat que 77% des salariés ont retrouvé un emploi.