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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 16:00

Alors que Martine Aubry subit directement l'impact de la défaite du Parti socialistes aux européennes, la nouvelle donne politique arrange bien Ségolène Royal. Comme l'explique Jean-Michel Normand, journaliste du Monde, sur son blog, "les deux slogans qui assuraient son ciment face à Ségolène Royal - 'non aux alliances avec le MoDem' et 'oui au parti de militants, non au parti de supporteurs' - ont largement perdu de leur sens."


En effet, la principale source d'inquiétude du PS n'est plus le Modem, mais les Verts qui se sont imposés aux europénnes comme la nouvelle troisième force. Quant au fameux parti de militants défendu par Martine Aubry, il cède du terrain face à l'offensive pour des primaires ouvertes portée par Arnaud Montebourg.


PS : "Martine fait du sous-Ségolène"
 ou "La direction fait du Ségolène sans Royal"

par Jean-Michel Normand, LeMonde.fr  -  le 10 juillet 2009


Le traumatisme, évidemment, et toujours présent. Les dirigeants socialistes (à commencer par Martine Aubry) disent presque systématiquement "congrès de Rennes" à la place de congrès de Reims. N’était ce lapsus, il semble pourtant que la page de la bataille de la Marne de novembre 2008 ait été tournée. Au plan politique, s’entend. La majorité qui soutenait Martine Aubry, en effet, est en apesanteur. Les deux slogans qui assuraient son ciment face à Ségolène Royal - "non aux alliances avec le MoDem" et "oui au parti de militants, non au parti de supporteurs" - ont largement perdu de leur sens. A certains égards, la majorité Aubryste d’origine a viré sa cuti.

L’alliance avec le MoDem. Ce clivage a largement perdu de son acuité. D’abord parce que le parti de François Bayrou est redescendu assez brutalement de son piédestal après les élections européennes. Ensuite parce que le premier problème du PS, désormais, ce sont les Verts. Depuis les 16,4% aux européennes, la direction du parti n’est d’ailleurs plus en mesure d’imposer grand’chose à ses élus. Jean-Jacques Queyranne, qui envisage de passer une alliance dés le premier tour avec le MoDem de Rhône-Alpes issu d’un récent schisme avec les centristes pro-Sarkozy, ne sera pas excommunié. Si jamais un accord général peut être conclu avec le MoDem – dont le dernier conseil national s’est prononcé contre les alliances à géométrie variable selon les régions – il ne fait pas de doute que nombreux seront les socialistes qui avaient soutenu Martine Aubry (elle-même MoDemocompatible sur ses terres lilloises) à témoigner de leur vif intérêt.

Le parti de militants.  Le brain-storming de Marcoussis, mardi 7 juillet, aura vu culminer le discours sur la nécessité "d’ouvrir le PS". Martine Aubry ne manque pas une occasion d’assurer qu’il est devenu indispensable "d’associer les Français" au projet socialiste qui "ne pourra être conçu en vase clos". Son idée ; un "Tour de France du projet" pour confronter et enrichir les idées du PS au contact des acteurs locaux. Quant à Christian Paul, président du Laboratoire des idées et nouvelle tête pensante du parti, il ne jure que par "les innovateurs du quotidien". Cette brusque conversion à tout ce qui peut ressembler à une hardie ouverture à la "vraie vie" - pas question pour autant de chevaucher le destrier de la démocratie participative – nous éloigne singulièrement de la vulgate jospinienne du "parti de militants" défendue comme un étendard sur le champ de bataille de Reims. Au reste, parmi les plus virulents adversaires des primaires ouvertes – une sorte d’Antechrist aux yeux des tenants de la conception classique du parti - personne (pas même François Hollande, Harlem Désir ou Martine Aubry) n’ose affirmer ouvertement qu’il y est opposé. Et une bonne partie des Aubrystes de la première heure (strauss-kahniens, montebourgeois…) y sont favorables. Même Bertrand Delanoë n’y est plus allergique. Bref, le concept honni du "parti de supporteurs" est en train de s’imposer.

Forcément, parmi les partisans de Ségolène Royal – qui, comme Bertrand Delanoë, voit ses actions remonter au PS alors qu’elle reste coite – on boit du petit lait. "Martine fait du sous-Ségolène" murmure un cacique. "La direction fait du Ségolène sans Royal " ajoute un autre. Chaque matin, lorsqu’elle se réveille, l’ancienne candidate doit probablement se féliciter d’avoir été battue sur le fil par sa nouvelle amie, Martine Aubry… Lorsqu’on lui en fait la remarque, Ségolène Royal proteste du contraire. "Moi, j’aurais fait quelque chose du parti, je l’aurais réveillé, transformé" assure-t-elle. En attendant, l’ex-candidate à l’élection présidentielle peut se consacrer à sa campagne en Poitou-Charentes. "La star socialiste des régionales, assure Pascal Terrasse, député et président du conseil général de l’Ardèche, ce sera elle". Quitte à triompher au milieu du champ de ruines du PS ?

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 10:00

C'est, comme toujours et partout, très facile de faire de la ... récupération éhontée !

C'est vrai en syndicalisme (j'ai déjà donné !), c'est naturellement vrai en politique.
Volià donc le renouveau du PS :  vers un PS à la couleur de ROYAL, aux senteurs de ROYAL, mais … sans ROYAL !


Le PS: faire du Royal ... sans Royal

Source : blogdejocelyne.canalblog.com  -  le 10 juillet

Elle disait la vérité ...elle doit être exécutée !


C’était au début une “critique de fond” : le parti socialiste ne devait en aucun cas devenir  un "parti de supporters ». Nous étions à Reims et ceux qui se regroupaient autour de Martine Aubry pour se sauver du péril Dame du Poitou ne cessaient de le développer.

Le temps a passé, les européennes ont fait leur œuvre, les têtes “bourdonnent” d’interrogations et de doute.

Curieusement on retrouve sur les écrans le brillant Moscovici, comme avant Reims : Quand les "seniors" du PS n’ont plus rien à dire ou ne veulent pas dire, ils envoient Mosco remplir le vide, pour mieux le flinguer après d’ailleurs.

Ce brillant esprit, capable d’asséner les plus formidables "vacheries" au nez de l’adversaire du moment, avec un sourire angélique, à peine la canine agressive, juste un frémissement de narine, reprend du gallon dans le vide post-déroute européenne. Il a le look "sans cravate" et "pas rasé" qui est de très bon ton actuellement; ils s’y mettent même à l’UMP !

Il vient de reconnaître que le PS n’avait toujours pas digéré les institutions de la Vème République (il serait temps) et en particulier n’avait toujours pas intégré l’inévitable personnalisation de l’élection du Président de la République au suffrage universel ! (il serait re-temps !)

Ségolène Royal avait sur ce point une bonne longueur d’avance sur tout ce petit monde. Il y a belle lurette qu’elle a parfaitement assimilé cette donnée. Avant elle d’ailleurs, François Mitterrand, tout en le critiquant, avait su profiter à son avantage du système. Il demeure jusqu’à présent, rappelons-le, le seul socialiste (si l’on peut dire) élu à ce scrutin suprême.

Les interventions de Mosco, les petites phrases ici ou là de certains grands caciques, font penser que la question commence à hanter les couloirs et les têtes et il semble possible d’assister sous peu, au bénéfice d’une désignation élargie, à une révision complète et à 180 degrés des arguments utilisés à Reims pour contrer la personnalisation, jugée excessive, de Royal. Le PS se mettrait-t-il donc à "faire du Ségolène sans Royal" ? Certains le suggèrent et il est évident que les critiques de fond sur cette question signalées plus haut ont disparues du langage courant.

Ségolène, habilement, se maintient dans un silence absolu quant aux péripéties nationales. Elle ne se préoccupe que de sa région et compte les points. Il se pourrait même qu’elle apprécie à posteriori, d’avoir été spoliée d’une victoire encombrante à Reims. Cela lui évite d’assumer la période délétère actuelle. Mais incontestablement, sur le plan des analyses et des stratégies, elle serait fondée à jubiler. La jubilation n’est pas victoire; cette avance dans le domaine des concepts n’est pas obligatoirement de bonne augure, tant il est vrai que les précurseurs sont souvent sévèrement châtiés par ceux qui suivent péniblement.

Avouons qu’il serait quand même cocasse d’assister à une métamorphose du vieux parti socialiste en un "désir d’avenir" au goût de Royal, à la couleur de Royal, aux senteurs de Royal, mais …  sans Royal !

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 16:00

Ségolène Royal creuse son sillon en dehors des courants du PS,
de l'appareil et loin des médias...
Source : LePost.fr  -  le 5 juillet 2009


Mais que mijote donc Ségolène Royal alors que le PS vivrait une hémorragie sans précédent de ses militants et des suffrages en sa faveur? C'est la question que doivent se poser nombre de caciques socialistes ou tout simplement les militants.

"6,7 millions de voix ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle" - la "sienne" - a-t-elle sobrement mais implacablement constaté après la déroute socialiste aux dernières européennes... 

Absente des médias, la "reine des polémiques" et l'opposante en chef à Nicolas Sarkozy depuis 2 ans se fait très discrète en ce moment.

Loyale envers un parti qu'elle n'a pas réussi à remporter et donc à transformer, l'ex-candidate à la présidentielle semble bien creuser son sillon loin du feuilleton quotidien des bisbilles internes à un PS en perdition...

Le tout en réaffirmant sa doctrine et en préparant l'avenir, dont elle a, qui en douterait, encore le désir.

 

Le refus constant des courants et de l'appareil parisien

Sud-Ouest nous rapporte des propos de Ségolène Royal résumant quelle est et quelle a été sa vision du PS.

Alors que Martine Aubry a paru gagner le poste de 1er secrétaire du PS grâce à l'union conjoncturelle des courants internes : strauss-khanien, fabiusien, emmanuelliste, "jospinien" - on notera qu'ils se rattachent tous au patronyme d'un cacique du PS -

Ségolène Royal rappelle notamment qu'elle a réuni sur son seul nom la moitié des militants, sans appartenir à aucun courant et sans aucune alliance tacticienne de second tour... Seule contre tout le "vieux PS" revanchard.

En 1994, le journaliste Henri de Virieu, lors de L'heure de vérité, rappelait qu'elle avait déjà réussi la prouesse d'être élue 1ère secrétaire fédérale sans l'appui d'"aucun courant interne, c'est-à-dire sans devoir [son] fauteuil à des jeux d'appareil parisien, c'est un cas unique en France". Le tout dans une volonté de "réconcilier les Français et la politique en changeant les règles et le langage de celle-ci".


"Appareil", "courants"... Tout ce qui hante encore le PS était déjà dénoncé par Ségolène Royal en des termes assez rudes : 

"Je pense que le Parti Socialiste a 2 chantiers devant lui : il faut pacifier l'intérieur du parti socialiste et il faut remettre en mouvement le parti socialiste", disait-elle après les deux défaites du PS aux législatives de 1993 et aux européennes de 1994, conduisant à la démission du patron du PS d'alors : Michel Rocard.

"Des espérances très fortes ont été déçues au moment du congrès qui a reconduit les courants de Rennes", dont Michel Rocard avait été victime après les avoir encouragés, analysait-elle.

"Le parti socialiste s'est enrichi grâce aux courants d'idées, aux courants de pensée, à la différenciation idéologique [...] mais ensuite lorsqu'il n'y a plus eu de débats d'idées au sein du parti socialiste, ces courants sont simplement devenus des clans", poursuivait-elle.

Après la dénonciation des "clans", Royal en appelait à "l'ouverture" des "cénacles parisiens", notamment dans la constitution des listes", comme à la constitution d'un "parti de masse", en passant "d'un système clanique à un système clair, avec une majorité et une opposition".

Ségolène Royal - 1994 - L'Heure de Vérité partie 1


L'heure de vérité A2 - 26/06/1994 - Invité de : "l'heure de vérité" au lendemain de la démission de Michel ROCARD de son poste de premier secrétaire du PS, Ségolène ROYAL sera longuement interrogée par Olivier MAZEROLLES sur les circonstances du départ du dirigeant socialiste, sur les courants et les clans qui minent le fonctionnement interne du parti, sur l'avenir du socialisme en France dans l'après MITTERRAND et sur le nouveau projet de la gauche démocratique. A tout cela l'ancien ministre de l'environnement répond avec calme et sérénité. "Tout s'est passé dignement" déclare-t-elle et maintenant il faut pacifier le PS et le remettre en mouvement. Le choix d'henri EMMANUELLI est bon car c'est un homme qui fonce, mais il faut reformer les structures du PS pour pouvoir élire ses chefs démocratiquement.

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 10:00

Vu sur le blog de Marc VASSEUR - 1er juillet 2009 :

 

 

Comme préalable et au risque de choquer,  je veux dédouaner les citoyens d’Hénin-Beaumont si par malheur, dimanche ils plaçaient le FN à la tête de cette collectivité du bassin minier.

Davantage que la victoire de Marine Lepen, c’est bien un Parti Socialiste déliquescent qui serait durement et justement sanctionné.

Comme trop souvent, on ne manquera pas d’ajouter que tout cela est local… ah cette fameuse immunité du local qui permet avant tout de se dispenser de toute réflexion de fond sur nos pratiques, sur nos idées. 

Pourtant, le système mis en place à Henin-Beaumont est révélateur de ce que devient le PS depuis plusieurs années. 

Un parti dont les pratiques rappellent désormais les heures les plus sombres du socialisme municipal de la défunte SFIO. Un conglomérat de notables dont le lien avec les réalités se distend à mesure de l’érosion militante ; le résultat en est un clientélisme qui devient la "seule matrice idéologique". 

Vidé de tout contenu, de toute ambition, les sections sont devenues des vases clos grisonnants où quelques "lionsots" peuvent s’ébattre pour devenir dans un premier temps des apparatchiks et dans un second temps, s'ils ont bien servi leur maître, devenir à leur tour des notables. Ce phénomène est d’autant plus commode que le jeu de l’alternance démocratique externe est quasi nulle et le débat interne ne peut plus exister puisque vicié par un réseau d’obligés bien installé. En un mot, quiconque serait tenté de s’opposer aux hommes en place, n’aurait non pas le choix de vaincre ou de périr mais de se plier ou de périr. Dans certaines communes, le clientélisme atteint un tel paroxysme qu’on ne s’étonne plus de voir des taux d’adhésion à un parti politique (le PS en l’occurrence) sans commune mesure avec le reste du pays, et notamment dans le personnel municipal. 

Le tableau s’assombrit encore un peu plus quand on aborde la question du réseau plus restreint des notables. Celui-ci est parfaitement installé où chacun se tient gentiment avec des jeux de chaises musicales parfaitement rodés. On se souvient des soutiens répétés de la Fédération du Pas de Calais à des personnages encombrants (et Dalongueville n’est pas un cas isolé). 

Institutionnalisée, cette "gouvernance" est malheureusement validée par la direction du PS et aurait peut-être même tendance à faire école. C’est ce fameux repliement sur le local considéré comme la seule ligne qui vaille. Cette réalité n’est pas le fait de Martine Aubry, c’est une tendance qu’on observe déjà sous Hollande. 

Hélas, la Première Secrétaire loin d’infléchir ce mouvement tend à le renforcer et par conséquent les déviances qui en découlent (clientélisme, féodalisme, clanisme…). Les propos de Catherine Génisson sont à cet égard révélateurs puisqu’elle considère que "le problème central d'Hénin-Beaumont, c'est surtout la déviance d'un individu et le climat délétère d'une commune. Cela fait un terreau idéal pour le FN. Mais la division du parti a commencé dès 2001, quand un directeur de cabinet se présente contre son maire" (source Médiapart) or c’est bien le système mis en place dans le Pas de Calais depuis des lustres qui fait qu’on en est arrivé là.

Pour ceux qui douteraient, je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article très complet de Médiapart avec ce commentaire du journaliste qui a fait l’enquête "Beaucoup de témoignages de militants et élus locaux d'Hénin-Beaumont et du Pas-de-Calais ont été recueillis sous couvert d'anonymat. Toutes les personnes citées ont été jointes mardi, par téléphone". Et moi, je ne mets pas de noms car je préfère me préserver…

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 10:00

A Evreux, la base a le blues
Source : LeParisien.fr  -  le 28 juin 2009

EVREUX (EURE), Sur 250 adhérents que compte la section, seuls une quarantaine de militants sont venus dresser le bilan des européennes.

"On va dans le mur"  "Le parti est bloqué."  "Le mal est profond" ... Mardi soir, les militants socialistes d’Evreux  vident leur sac et la réunion de section tourne vite à la séance de psychothérapie collective.

Dans une salle aux murs blancs décorés par quelques affiches de campagne, une quarantaine de personnes (sur les 250 adhérents que compte la section) font le bilan des européennes.

 

"Il y a encore des survivants au PS ?" lance, ironique, une militante à son arrivée au local, rue Joséphine. Après les 16,48 % du PS le 7 juin, ici comme dans toutes les fédérations de France, les militants n’ont pas le moral.
Anne Mansouret, la responsable de la section, donne le ton. "On n’a pas assez travaillé et on n’a pas cherché à récupérer ceux qui nous ont lâchés, les ouvriers, les chômeurs…" Les dirigeants nationaux doivent avoir les oreilles qui sifflent. Ce sont eux qui provoquent la plus grande colère de leurs troupes. "Quand, nous, militants, nous parvenons à convaincre quelques personnes sur les marchés dans la journée, le soir à la télévision, des socialistes se tapent dessus et détruisent tout ce qu’on a fait au niveau local", s’agace Anthony, trentenaire, adhérent depuis cinq ans. Arnaud regrette que les leaders n’aient que la présidentielle pour "unique perspective". D’ailleurs, sur le mode de désignation du candidat, les primaires ne font pas l’unanimité. Certains y voient un bon moyen pour que le parti se range derrière une personne et parle enfin d’une seule voix, quand d’autres jugent que le procédé ne réglera rien tant que le PS n’aura pas de projet.

Cohn-Bendit a fait rêver les électeurs 
Après plus d’une heure de réunion, Franck prend la parole à son tour. "J’ai une part de schizophrénie en moi, se lance-t-il. Je dois confesser que j’ai voté pour une liste Europe Ecologie !" Loin de provoquer un tollé, cet aveu ne reçoit en écho que quelques huées sur le mode de la plaisanterie. Visiblement, personne n’est choqué et quelques-uns, sans le révéler, ont fait de même. D’ailleurs, Daniel Cohn-Bendit, leader de la liste écologiste, est régulièrement cité en exemple. "Il a fait rêver les électeurs, contrairement à nos dirigeants", constate Hélène. Beaucoup de présents s’inquiètent d’ailleurs du manque d’idées de leur parti. "On ne fait pas vibrer les Français sur des réalités qui les concernent", déplore Olivier. "Notre logiciel est vide", reprend un autre quelques rangs devant lui. Et l’optimisme n’est toujours pas de mise. "Nos dirigeants pensent que si on se donne six mois, ça va aller : foutaise !" clame Hélène.

Un constat fait ce soir-là l’unanimité : les militants ne sont pas assez écoutés. "Le PS a été sanctionné pour son mode de fonctionnement, son mépris de la base", s’insurge Rachid, qui rappelle notamment que dans la région Centre, les adhérents avaient refusé la candidature du "parachuté" Henri Weber, qui a pourtant été maintenu tête de liste. "Il faut redonner le parti aux militants", renchérit François, entraînant des applaudissements. Anne, la chef de section, propose à ses troupes une opération SOS parti venant de la base. "Lançons auprès de toutes les sections un message pour que le PS se restructure", souhaite-t-elle. Un peu plus tôt, Hélène, elle, a comparé le PS au "Titanic qui lance les derniers canots à la mer".

Abattus après le score des européennes, les militants ne veulent pas laisser couler leur parti.
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 17:00

Mon présent billet fait suite à l'article "Hénin-Beaumont ... ton univers impitoya-able !".
 
Si tout ce que contient l'article sur MEDIAPART s'avère exact, c'est hallucinant.

"Tous des pourris", combien de fois l'avons-nous entendu dans notre entourage !
Comment être cru quand on proteste "mais non, mais non" ... J'ai déjà essayé, on ne me laisse même pas terminer !

Tiens, tiens, dans l'article il est question des pratiques "démocratiques" : on parle du vote pour le Congrès en novembre 2008, des modalités de vote en section. C'est éloquent :

"Trois urnes trônent dans la salle de vote, une pour le MJS, une pour les "adhérents Rosam", une pour les adhérents "à la fédé du Pas-de-Calais", dont on assure que la régularisation ne saurait tarder."


C'est du grand n'importe quoi !

Absolument contraire aux modalités définies au niveau national, dixit la circulaire nationale n° 1365 du 15 octobre 2008 sur les conditions de vote ... C'est utile de garder ses archives bien rangées :


"Décision du Bureau National : Seules les listes d'émargement adressées aux fédérations par le siège national sont utilisables le soir du vote (listes ROSAM)"


Bref, avec les pratiques décrites, celle-là et d'autres, comment accabler les électeurs qui prononcent jusqu'au mot de mafia, et qui décident de sanctionner les coupables ?

On comprend que s'est installé à Hénin-Beaumont (et seulement là, n'est-ce pas ?) un état dans l'état, ignorant les règles et bafouant la morale.
La morale, un mot désuet peut-être ?
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 12:00

Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme,
bienvenue chez les chtis socialistes !
Source : MEDIAPART.fr  -  le 1er juillet 2009

Electoralisme, clientélisme, féodalisme… bienvenue chez les chtis socialistes! Le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont risque d'offrir dimanche à un Front national décati un bastion local pour rebondir, et c'est un système tout entier qui pourrait être sanctionné. 

Au-delà du seul cas du maire Gérard Dallongeville, écroué en avril dernier pour détournement de fonds, un retour sur ses relations avec la fédération du Pas-de-Calais ces dix dernières années révèle en creux l'incroyable faillite du PS local. Ce "parti dans le parti" est devenu complice tacite et suicidaire du retour en force de l'extrême droite

A l'issue du premier tour électoral de dimanche dernier, le FN est en ballottage favorable (39,3% des voix) et le reste des résultats en dit long sur l'état du socialisme à Hénin-Beaumont. Daniel Duquenne, secrétaire de section socialiste exclu du parti, arrive en deuxième position (avec 20,2%), devant Pierre Ferrari, président de la section du Mouvemement des jeunes socialistes, soutenue par Martine Aubry mais pas par "la fédé", qui obtient 17%. 

Plus loin, derrière les Verts (8,5%) et devant l'UMP (4,3%), on retrouve Pierre Darchicourt, ancien maire PS de 1999 à 2001 (5,3%).

 

Le politologue lillois Rémy Lefebvre résume : "Dans le bassin minier, et à Hénin-Beaumont plus qu'ailleurs, le PS est en situation de monopole électoral : la droite et le PCF n'existent pas. Comme la ville est considérée comme imperdable, toutes les dissidences sont permises." Selon lui, la forte participation (60%, ce qui est important pour une élection partielle), succédant à de fortes abstentions lors des scrutins précédents, montre que "le FN a su ouvrir une brèche dans la forteresse en récupérant un électorat populaire peu à peu déstabilisé par la mauvaise gestion socialiste et les affaires". Une dynamique dont Mediapart avait rendu compte, lors d'un reportage sur place, le 20 juin dernier.

 

Deux autres ingrédients viennent compléter la recette du possible succès frontiste, conclut Lefebvre: "un fort encadrement militant, unique dans la région, et la médiatisation du scrutin, qui rend visible le vote protestataire". Mais même si la question est presque devenue taboue devant la crainte du spectre lepéniste, le rôle du socialisme du Pas-de-Calais interroge.

Car Hénin-Beaumont est devenu le monstre dégéné d'un socialisme municipal historique : l'hyper-personnalisation a remplacé les figures charismatiques; la solidarité locale a laissé place au paternalisme clientéliste, le mélange des intérêts du parti et de ceux de l'institution règne en maître.

 

La suite de l'article :

Aux origines du mal : les municipales de 2001

Hammadi : "Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle!"

Aubry monte au créneau, mais pas trop                                                            Pour lire : ICI

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 19:00

Les trois rénovations
Source : le blog de Gaëtan GORCE
le 18 juin 2009


Qu'est ce qui doit changer dans le Parti socialiste ?

La belle invocation à la rénovation n'a de sens que si elle répond à cette question ! Que si elle donne à sa revendication un contenu précis !

À ce stade, il est sans doute nécessaire de revenir sur ce que j'ai déjà eu l'occasion d'avancer voici deux ans et qui reste totalement d'actualité :


- la première rénovation consistera a ajuster enfin notre fonctionnement aux institutions de la Cinquième République. Il est en effet paradoxal, et aujourd’hui quasi mortel, que le premier parti d'opposition dont la vocation est de garantir l'alternance tourne ainsi le dos aux conditions pour y parvenir. L'élection de son leader au suffrage universel des militants et des sympathisants constitue la clef de toute réelle transformation. C'est la question des "primaires" qui devront intervenir le plus tôt possible et associer le plus d'électeurs possible.


- la seconde rénovation est liée à la première mais celle-ci sera sans effet si celle-là n'a pas lieu : c'est de réduire l'influence des courants, leur retirer toute capacité à peser sur le choix de nos dirigeants et candidats a tous les niveaux de l'appareil. Il faut casser les rentes de situation qu'ils garantissent. Y parvenir supposera de s'appuyer sur une conception renouvelée du militantisme qui en appellera à un parti de masse. Aussi faut-il plaider d'un même mouvement pour la convocation d'États généraux du renouveau, qui seront le pendant, au plan du projet, ce que sont les primaires pour le choix du leader, afin d ‘élargir le périmètre au sein duquel les décisions seront prises. C'est un nouveau parti qui devra naître de ce rendez-vous, transformé dans ses statuts comme dans ses ambitions.


- la troisième rénovation est celle du projet. Nous sommes au bout d'une histoire : à chaque étape du capitalisme a correspondu une forme de socialisme. À la rudesse de la première révolution industrielle a correspondu un socialisme de contestation. Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale un nouveau rapport de forces a fait émerger un socialisme de la réforme et de la coopération. À la mutation en cours doit répondre un socialisme qui ne peut être ni le retour à la contestation ni le simple prolongement de la social-democratie. La question écologique le montre : il ne s'agit pas de rompre avec nos principes (régulation, juste répartition) mais de les adapter à de nouveaux enjeux. Je plaide en ce sens pour une première convention nationale qui préciserait notre pensée sur cette question. Mais, au-delà, c'est une vraie volonté de changement qui doit s'affirmer ! Un goût nouveau pour les idées ! Un enthousiasme renouvelé pour le débat et la délibération collective !


C'est sur trois piliers que se fera la rénovation. À défaut, elle ne sera qu'un leurre… Il n'est plus temps !

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:00

J'ai reçu un message édifiant d'une camarade, qui s'était rendue à la Fête de la Rose de son département.
Rose pâle, précise t-elle, car "pas beaucoupe de monde".


Et quand la discussion a porté, inévitablement, sur les causes de ce désert ...

... c'est la faute à qui ? Hein, c'est la faute à qui ? ... à Ségolène !



Seraient bien capable de la brûler,
dans un élan de camaraderie et de fraternité !



Décidément, même après un échec électoral
comme celui du 7 juin, au PS
les conneries continuent !!!
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:00

Le vrai nombre de militants socialistes
Source : LeParisien.fr  -  le 28 juin 2009

Au lendemain du fiasco des européennes, le PS compte ses troupes. Selon nos informations, un adhérent sur cinq a déserté.
"Vive les vacances", soupirent les militants socialistes. Leur première secrétaire, Martine Aubry, a beau s’être donnée "six mois pour changer de cap", ils n’en peuvent plus.

Après le calamiteux congrès de Reims (1), il y a eu le coup de massue des élections européennes, où un PS faible (16,48 %) a été talonné par les écolos de Cohn-Bendit (16,28 %).

Le moral des troupes est au plus bas.
Les paroles de certains leaders n’appellent d’ailleurs guère à l’enthousiasme. "Dernière station essence avant le désert", pronostiquait récemment Arnaud Montebourg avant un énième conseil national. Des adhérents ont déjà choisi de ne pas participer à la traversée : selon un document que nous nous sommes procuré, près d’un militant sur cinq est absent et ne reviendra sans doute jamais. "Il n’y a plus d’énergie vitale. La vérité, c’est que le PS s’est asséché…", estime l’ancienne ministre Marie-Noëlle Lienemann, dont le diagnostic rejoint celui de beaucoup de dirigeants.

Quel remède ?
Ce n’est cependant pas la première fois que ce parti est ébranlé. Et qu’il a su rebondir (2). Quatre ans après la débâcle des législatives de 1993, Lionel Jospin est revenu aux affaires. Deux ans après le séisme du 21 avril 2002 (élimination au premier tour de la présidentielle), le PS s’offrait 20 régions sur 22. Et la défaite de Royal contre Sarkozy en 2007 n’a pas empêché le PS de reprendre quelques couleurs aux municipales. Les militants les plus optimistes veulent croire que les régionales de mars 2010 seront l’occasion d’un sursaut.

Conscient tout de même que le pouls du malade faiblit, le PS cherche le bon remède. Pour les uns, la rénovation passe par l’organisation de primaires pour désigner le candidat à la présidentielle, pour les autres, il faut d’abord se concentrer sur le projet. Le
s dirigeants doivent choisir. Et vite. Car les adhérents s’impatientent (3).
MES COMMENTAIRES "COUP DE GUEULE" !

(1) Calamiteux, mais chuuut ! Combien de fois ai-je entendu, dans ma section et ailleurs, qu'il fallait vite l'oublier ? Les français, eux, n'ont pas oublié ...
Et pour ma part, j'entends encore cet élu du Nord (et non des moindres) qui au Conseil Fédéral du 8 juin n'a rien trouvé de mieux que de "relativiser" l'impact de ce merveilleux Congrès, qu'il considère comme un "Congrès fon-da-teur" !!!
C'est un cauchemar ... je me pince !  

(2) Voui, c'est aussi ce que j'ai entendu dans diverses réunions. Il y a des champions de la thérie de la relativité ! Eh bien moi, non, JE NE RELATIVISE PLUS RIEN !   

(3)
Les dirigeants doivent choisir ? Et si on donnait plutôt ce pouvoir aux militants. Je reprends volontiers l'avis de Gaëtan GORCE qui, appelant à la tenue dès septembre d'ETATS-GENERAUX DU RENOUVEAU, écrivait :
"La rénovation ne pourra véritablement aboutir que si elle échappe à un système qui est structurellement incapable de l'accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants"
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Published by CORDIEZ Daniel - dans Refondation du PS
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