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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:00

Toutes les vidéos  :  ICI

L'introduction par Ségolène ROYAL 

L'intervention d'Hélène CIXOUS, écrivain et philisophe
L'intervention de Paul MOREIRA, journaliste et auteur du livre "Travailler à en mourir"

Les interventions de Dominique DUVAL & Guy EYERMANN, salariés de l'entreprise Fabris

L'intervention d'Yvan du ROY, journaliste, auteur du livre "Orange Stressée" 

L'intervention d'Yves PERROT, chef d'Entreprise, Président du Centre des Jeunes Dirigeants Paris (CJD) 

L'intervention d'Anna SAM, caissière de super-marché, auteur de "Les tribulations d'une caissière" 

L'intervention de Michel GOLLAC, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST) 

Les interventions du public 

La conclusion et le résumé des propositions, par Gaëtan GORCE, deputé de la Nièvre


Ségolène ROYAL s'attaque au stress au travail
Source : 20minutes.fr  -  le 28 octobre 2009


REPORTAGE - Elle animait ce mercredi soir une "Université populaire et participative" sur le mal-être dans les entreprises...
Dès son arrivée, à la mairie du 4e arrondissement de Paris, Ségolène Royal est assaillie par une nuée de journalistes. Elle est aussitôt interrogée sur le débat sur l'identité nationale. Il s'agit pour elle d'une "opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales" de mars, mais ce débat "fondamental" doit avoir lieu, ajoute-elle avant d'entrer dans la mairie.
 
Des bonus-malus dans les entreprises
Elle anime, ce mercredi soir, une "Université populaire et participative" sur le travail. L'occasion, selon elle, de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. La présidente du Poitou-Charente réclame la mise en place de bonus-malus dans les entreprises.
Retrouvez tous nos articles sur France Télécom en cliquant ici

La salle, au premier étage de la mairie, est pleine à craquer. Les sympathisants de Désir d'avenir peinent à trouver un siège. Ségolène Royal entre, suivie par les caméras. La salle se lève. Véritable ovation pour la présidente de la région Poitou-Charente. "Je viens de Bourges, mais je suis en vacances à Paris, alors je suis venue l'écouter", confie Amélie, 32 ans, "Pour moi, il est logique qu'elle s'exprime sur ce sujet", ajoute-t-elle.  
Un thème qui nous concerne tous
Souriante, dans un tailleur gris, l'ex-candidate à la présidence française prend place derrière le pupitre. A ses côtés, des chefs d'entreprises, des syndicalistes, des chercheurs, mais aussi des écrivains et journalistes, spécialistes du mal-être dans les entreprises. Mais aucune tête connue du parti Socialiste.
 
"C'est un thème d'actualité qui nous concerne tous", confie un des sympathisants, faisant référence aux récents suicides chez France Telecom. «Je suis venu écouter Ségolène Royal bien sûr, mais aussi les spécialistes qui sont venus débattre sur le sujet», ajoute-t-il. Le calme se fait dans la salle. Les débats qui doivent durer jusqu'à tard dans la soirée, commencent par la projection d'un extrait du film "J'ai très mal au travail", de Jean-Michel Carré.
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:00

Une vidéo "amateur", fabrication maison, du début de cette UPP consacrée au travail à laquelle j'ai assisté hier soir à PARIS.
Debout (bel effort !), comme une partie des participants dans cette belle salle du 4ème arrondissement.

Les différentes vidéos sont en cours de publication sur le site Désirs d'Avenir. Et, de bien meilleure qualité que mes extraits, je les reprendrai ultérieurement sur ce blog.


Vidéo UPP du 28 octobre 2009 - ambiance

envoyé par  daniel-c

C'est dans une salle comble et dans une atmosphère très studieuse que s'est tenue cette' Université Populaire et Participative.

Animée par Gaëtan Gorce, député de la Nièvre et en présence de Ségolène Royal, l'Université a réuni chefs d'entreprises, syndicalistes, chercheurs et journalistes autour notamment de Michel Gollac, sociologue, Yvan du Roy, journaliste, Paul Moreira, journaliste, Yves Perrot, chef d'entreprise (CJD), Guy Eyermann et Dominique Duval salariés de l'entreprise Fabris (Chatellerault) et Anna Sam, caissière de super-marché.

 

Vidéo UPP du 28 octobre 2009 - introduction de Gaëtan GORCE
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:00

Pour cause de déplacement, votre administrateur de blog préféré (!)
ne publiera aucun billet aujourd'hui.
Comme annoncé ces derniers jours se déroule ce soir l'Université Populaire Participative



"Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif :
les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

à la mairie du 4ème arrondissement  -  75004 Paris
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 21:00


Présentation des UPP par Ségolène Royal
envoyé par  segolene-royal
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:00

Ségolène ROYAL vous invite
à l'Université Populaire Participative

"Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif :
les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"


le mercredi 28 octobre 2009  -  18h 30

à la mairie du 4ème arrondissement
2 place Baudoyer  -  75004 Paris


Chères amies, chers amis,

Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés.

La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?

Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.

Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses.

Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film "J'ai très mal au travail",de Jean-Michel Carré.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement.

Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

http://a31.idata.over-blog.com/0/19/15/20/signature3.gif

PROGRAMME


Ouverture par Ségolène Royal, puis interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Ivan du Roy, journaliste, auteur de "Orange stressé"

Paul Moreira, journaliste, auteur de "Travailler à en mourir"

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:00


Université Populaire Participative
sur les pesticides et la santé
6 juillet 2009

 

L' Université populaire participative "Les pesticides : quel impact pour notre alimentation  et notre santé" s'est tenue avec succès le 6 juillet au Théâtre Dejazet.


Retrouvez toutes les interventions des participants (Ségolène Royal, Jean-Paul Jaud, Professeur Dominique Belpomme, Serge Morin, Paul François et Delphine Batho) et le débat avec la salle.


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 07:00

Les pesticides :
quel impact pour notre alimentation et notre santé


Notre université populaire consacrée à l'impact des pesticides sur l'alimentation et la santé s'est tenue le 6 juillet au théâtre Dejazet, en présence de deux éminentes personnalités : Jean-Paul Jaud, dont le film "Nos enfants nous accuseront" a été projeté, et le Professeur Dominique Belpomme, cancérologue, spécialiste des liens entre santé et environnement.


La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd’hui contaminées par des pesticides. La pollution de l’eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l’objet d’une loi du silence.

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s’empare-t-il pas du problème ?

Autant de questions auxquelles ont répondu nos intervenants :

 

Paul Jaud :

Pionnier de la télévision moderne, il a participé à l'aventure de la création de Canal+. Depuis deux ans, il se consacre à l'écriture cinématographique.

Sorti le 5 novembre dernier, "Nos enfants nous accuseront" connaît un succès retentissant.

Sans peur d'affronter une réalité dramatique, Jean-Paul Jaud s'attaque aux dangers de l'agriculture chimique.    http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/  (affiche, bande-annonce, synopsis, presse)

 

Dominique Belpomme :

Professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, qu’il a fondé en 1984, il est internationalement connu pour ses travaux de recherche ...

Serge Morin :

Agriculteur et élu Vert de la Région Poitou-Charentes, il est responsable du programme "Terre saine, zéro pesticides" dans la région.

Paul François :

Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en justice le fabricant américain Monsanto.

L'accident a changé sa vie. Il faisait chaud, ce 27 avril 2004, près de Ruffec, dans ce coin de Charente du Nord, où Paul François, céréalier de 44 ans, cultive 240 hectares de terres. Blé, maïs et colza. Le gaz a surgi de la cuve ...

L'intervention de Ségolène ROYAL 


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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 20:00

Dans mon billet du 16 juin, j'ai publié le résumé de l'Université Populaire Participative (l'une des premières lancées lors de l'AG de Désirs d'Avenir le 28 mars).

L'événement, qui s'est tenu à Paris le 15 juin, a été relaté dans la presse, et pour une des rares fois en s'attachant au contenu, au fond. Plutôt qu'à l'aspect superficiel, genre "la dame en blanc" !
C'est à souligner.



Quand le PS patine, Royal travaille

Source : L'EXPRESS.fr  -  le 16 juin 2009 

 

Fraichement entrée dans la direction du Parti socialiste, Ségolène Royal réunissait ce 15 juin, experts et militants pour plancher sur l'après-crise. Histoire de prendre de la hauteur et de préparer 2012.

Qu'on se le dise : pendant que le parti socialiste soigne sa gueule de bois post-Européennes, Ségolène Royal, elle, travaille. Les quadras du PS, Pierre Moscovici et Manuel Valls en tête, appellent à des primaires ouvertes à gauche ? La toute nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste préfère parler du fond. Lundi 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes a ainsi animé le quatrième rendez-vous de son université populaire participative. Le thème: "Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise?"

Une demi-heure avant le début de la soirée, la presse patiente déjà en nombre devant les grilles de la mairie du 4e arrondissement de Paris, fief de la royaliste Dominique Bertinotti. La consigne est pourtant claire et sans appel: ni caméras, ni photos à l'intérieur, et ce à la demande des participants. 

Ambiance studieuse

Vers 18 heures 15 les portes s'ouvrent enfin et la foule des militants et sympathisants mais aussi de simples curieux s'engouffre dans l'escalier central. L'événement est victime de son succès, les chaises manquent, et les derniers arrivés s'entassent dans le couloir.

Celle que tout le monde est venu voir apparaît, bronzée et souriante. Ségolène Royal prend le micro, le son est exécrable. Alors que toute la presse attend une réaction post-scrutin européen, elle donne le ton. "Le contexte politique [...] renforce notre volonté de travail, de dialogue, d'écoute et de proposition". Sur les élections européennes, elle n'émet qu'un seul petit commentaire: "Cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle." Et s'autorise un constat: "Sur le parti socialiste je dirai juste un fait non polémique ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle."

Puis on passe au programme de cette très sérieuse université populaire. Les organisateurs ont fixé cinq défis et invité sept experts pour y répondre. L'ambiance est studieuse, presque scolaire. Un par un, les intervenants prennent la parole, rétroprojecteur à l'appui. Vingt minutes par personne, le compteur tourne sur l'écran géant. Dans la salle, les participants, âgés en moyenne, tendent l'oreille. Jacques Attali se lance dans une explication de la crise, le micro lui joue des tours mais son intervention est saluée par des applaudissements appuyés. Jacques Barbier, président du Réseau Eco-industries de Poitou-Charentes prend la suite, n'oubliant pas de saluer l'implication et le bilan vert de "la présidente" de région.

Royal et ses jeunes pousses

La représentation syndicale, les raisons de la crise, la croissance verte, une transparence accrue du pouvoir à tous les échelons, un "Small Business Act" à l'échelle européenne, une veille industrielle... L'université tente de dessiner un nouveau monde.

Malgré les quelques soucis techniques, l'opération fait effet. Pendant les différentes démonstrations, une feuille circule dans la salle, le public se prête volontiers au jeu du participatif. "Vient le moment de l'échange avec la salle", annonce Ségolène Royal, qui anime la soirée en lieu et place d'une Aurélie Filipetti annoncée. Pendant vingt minutes, les invités répondent aux questions du public, les autres questions trouveront leur réponse sur le site Internet.

Ségolène Royal prend une dernière fois la parole saluant "une très très grande qualité de l'université " et la "densité et diversité des interventions". "J'ai toujours la volonté de mettre en avant la nouvelle génération, c'est très important qu'elle ait la parole", insiste-t-elle pour introduire Guillaume Garot et Delphine Batho, chargés de la conclusion. Le premier résume les propositions. "Il y avait de l'espoir et du désir d'avenir, alors continuons ensemble", conclut-il.

La seconde, interrompue régulièrement par les applaudissements, appelle à de nouvelles règles du jeu et à poursuivre le travail pour "redonner confiance en la gauche".  Toute l'équipe sort par une porte dérobée, au grand dam des journalistes massés dehors.

Ségolène Royal, un pied dans le parti, l'autre en dehors, s'est abstenue de tout commentaire. Irréprochable et studieuse...

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 09:00

Université Populaire Participative
Paris, 15 juin 2009

"Quel nouveau modèle de développement

pour l'après-crise ?"

Introduction de Ségolène ROYAL


Pourquoi cette université populaire participative ?

Tout d’abord pour évaluer l’ampleur de la crise qui comme comme chacun l’admet aujourd’hui nous plonge dans une longue et douloureuse récession.
L’OCDE prévoit une baisse de 3,3% du PIB en 2009 et un taux de chômage de 10% en 2009 et de 11% en 2010.
Quel politique pour défendre l’emploi et le pouvoir d’achat et comment la crise nous oblige à repenser le modèle pour mettre résolument la France sur le chemin de la croissance durable dans l’économie mondialisée.


Je remercie chaleureusement  nos intervenants d’avoir accepté notre invitation et Dominique Bertinotti de nous accueillir à la mairie du 4ème arrondissement :


- Jacques Attali, président de la commission qui porte son nom et président de PlanetFinance auteur de nombreux ouvrages qui en font un formidable éclaireur d’idées. Auteur notamment en 2008 de La crise et après.

- Edouard Martin, syndicaliste CFDT à Arcelor Mittal, à la pointe du combat contre la fermeture du site de Gandrange que j’ai rencontré plusieurs fois sur place.

- Gontran Lejeune, président du Centre des jeunes dirigeants, dont le témoignage sera accompagné de quelques interviews filmés de quelques chefs d’entreprises président du Centre des jeunes dirigeants.

- Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE et qui participe au projet et co-auteur d’un rapport à paraître sur les nouveaux indicateurs de croissance avec Amartya Sen et Joseph Stiglitz  qui sera parmi nous en direct par  liaison vidéo. Auteur de La nouvelle écologie politique : économie et développement humain.

- Yann Algan, qui a beaucoup travaillé sur la confiance comme condition d’émergence d’un nouveau modèle de développement, vient de recevoir le prix  du meilleur jeune économiste français, et est l’auteur du livre « la société de défiance ».

- Jacques Barbier, président du pôle de compétitivité  des éco-industries crée dès 2004 dans la Région Poitou-Charentes qui regroupe plusieurs centaines d’entreprises et laboratoires de recherche, c’est le passage des discours à l’action, dans une région classée numéro un par la Banque Européenne d’Investissement pour son plan énergie solaire avec la mobilisation de 400 millions d’euros.

- Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard, qui a coordonné l’organisation de cette université. Auteur du  rapport du Consiel d’analyse économique  Les leviers de la croissance française.


Dans cette  démarche pour construire un nouvel ordre économique, social et écologique, il y a au moins cinq défis que je voudrais voir évoqués ce soir.

1. Premier défi : gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités.

Nous avions pensé que la crise marquerait le début d’une ère nouvelle de responsabilité et de contrôle. Malgré les avancées du G20 nous voyons persister des signaux inquiétants : le bilan des banques en Europe demeure  opaque; le crédit ne circule toujours pas; aux Etats-Unis, les banques américaines s'empressent de vouloir se dégager de tutelle publique que Barack Obama a courageusement mis en place.

Par ailleurs, le  rapport remis par le directeur général de l’INSEE Jean-Philippe Cotis montre que les très hauts salaires ont connu les plus fortes hausses quant ceux des moyens et petits salariés stagnaient ou baissent en pouvoir d’achat.  Quand à la rémunération des actionnaires, elle a explosé au cours des vingt dernières années, au détriment de l’investissement et des salaires. Il n’y a pourtant pas de fatalités : en faisant passer la part des dividendes de 36% à 12% des profits, il est possible d’augmenter la masse salariale de 10%.

2. Deuxième défi : construire des sécurités nouvelles

L’angoisse monte, face aux risques de perte d’emploi et de pouvoir d’achat, de fermetures d’entreprises, de manque de débouchés au sortir de l’école, de problèmes d’accès à la santé et à la montée de toutes les formes de violences et d’agressivité, nous devons apporter des réponses car les peurs nourrissent les conservatismes et empêche notre pays d’aller de l’avant.

3. Troisième défi : la révolution écologique pour sortir de la crise. C’est la société toute entière qui doit changer. Comme le dit excellemment Edgar Morin que nous retrouverons à Poitiers pour l’Université Populaire sur les défis de la politique de civilisation en octobre : "Il ne suffit pas d’introduire l’écologie dans la politique car les problèmes de justice, de l’Etat, de l’égalité, des relations sociales échappent à l’écologie. Une politique qui n’engloberait pas l’écologie serait mutilée, mais une politique qui se réduirait à l’écologie serait également mutilée."

4. Quatrième défi : libérer les énergies par l’éducation, la formation, recherche et le soutien aux entrepreneurs. 

5. Cinquième défi : la révolution démocratique. Disons-le une fois de plus, il n’y aura pas de réforme réussie si elle se fait contre les gens et à leur place.  Démocratie sociale dans l’entreprise avec un vrai pouvoir de contrôle. Démocratie parlementaire avec un vrai pouvoir d’expertise des députés. Démocratie territoriale avec une réforme qui met fin à l’opacité et aux doublons. Démocratie de l’Etat avec une liberté garantie de la presse et des médias audiovisuels pour satisfaire la soif d’un vrai débat public sur les questions de fond, et enfin démocratie participative avec notamment l’évaluation par les citoyens des politiques publiques.


Conclusion

N’en doutons pas : faire la société plus humaine et plus fraternelle c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche.

Qu’est ce qu’un parti politique de gauche, et il deviendra exemplaire ce parti, s’il est plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il veut transformer ?

Les citoyens viendront voter s’ils se sentent respectés, ils sont les meilleurs experts de ce qu’i les  concerne. Nous avons droit à l’information indispensable qui nous permet de mieux comprendre le monde afin de le transformer. C’est le sens du travail que nous faisons ce soir.
Cette université est diffusée sur Internet, car nous nous sommes engagés, justement, à mettre l’excellence de la connaissance et de l’expérience, à la portée de tous.

Merci par votre exigence et votre présence d’y contribuer.


Retrouvez toutes les interventions des participants (VIDEOS) :  ICI

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