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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 08:00

Sarkozy se souhaite une bonne année !

Source : Marianne2.fr  -  le 1er janvier 2009

Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux télévisés pour la nouvelle année. Un véritable petit numéro d'autosatisfaction offert aux Français pour vanter ses qualités de grand homme d'Etat. Les mots et l'aplomb du président suffiront-ils face à la crise ?

Nicolas Sarkozy est grand. La preuve, il présente ses vœux télévisés debout. Nicolas Sarkozy est un Président lettré : il se fait filmer dans la bibliothèque de l’Elysée. Nicolas Sarkozy est fort : il "agit", dit "toujours la vérité" et sait prendre ses "responsabilités". Air connu.

Le président a poussé ce petit numéro d’autosatisfaction narcissique jusqu’à nous promettre qu’en 2009, il ferait preuve de… "sang-froid", une qualité qui, dans l’interminable liste des dons qu’il se prête, n’avait, jusqu’alors, jamais vraiment figuré au premier rang !

Le message distillé mercredi soir aux Français est clair : Nicolas Sarkozy est un grand homme d’Etat, un chef taillé pour la tempête promise pour les mois à venir. La preuve, il va s’empresser, dès lundi, de monter au feu, celui du Proche-Orient, en se rendant en Israël. Quel homme ! Le problème, c’est que face au retour du chômage de masse et à la paupérisation généralisée des salariés, les mots et l’aplomb de Nicolas Sarkozy risquent de peser de peu de poids.

Depuis le début de la grande crise, il s’est efforcé d’incarner la symbolique présidentielle, d’incarner une forme d’imaginaire national qu’il a même transporté à l’échelle européenne, parfois avec un certain succès. Il fut assez souple ou assez cynique pour y prononcer sans peine les éloges les plus dirigistes de la régulation, de l’Etat et de la puissance publique, prenant sans vergogne aucune le strict contre-pied des discours qu’il tenait pendant la campagne présidentielle de 2007.

Sa casquette de grand chef de l’Europe remisée au vestiaire de l’Union Européenne, le retour au réel et aux basses préoccupations hexagonales est plus délicat. D’ailleurs, en la matière, le discours, lui ne varie pas. Il tient toujours en un mot, ce satané talisman de "réforme", chanté sur tous les tons comme pour conjurer tous les fléaux. "Réformes" donc de l’hôpital, de l’Etat, de la recherche, de la formation professionnelle, de la procédure pénale, etc, Nicolas Sarkozy en a, comme toujours, égrené une flopée même si la plupart relèvent bien plus de la remise en cause d’acquis sociaux ou de fondements de notre pacte républicain que de réels progrès.

Mais Sarkozy a le "bougisme" en lui. Homme de crises, toujours un peu lui-même en crise intérieure, il semble presque espérer que le vent se lève pour pouvoir gonfler sa poitrine. A ses yeux, l’immobilisme est un péché, pire, une faute, un crime !

S’il s’arrête de pédaler, Sarko tombe de son petit vélo. Alors, il mouline, encore et encore…
Mais
pour aller où ?

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