Mémoire ...

 

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"Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tant à faire, alors faisons-le, nous sommes les socialistes, tous ensemble"
Jean JAURES

(sifflé au Congrès de Reims)


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Affaire de KARACHI : aux JT ... toujours rien ! Articles du 1er au 5 juillet 2009 :


-
Retraites : une nouvelle contradiction, une nouvelle dégradation sociale
- Et avec la TVA à 5,5 %, vous prendrez bien une carte UMP ?
- Ségolène ROYAL au Monténégro : "les 5 défis du temps présent"
- Hénin-Beaumont ... ton univers impitoya-able !
- Quand on vous disait que la sincérité des votes, au PS ...
- De la "fable" de l'attentat de Karachi, par Eva Joly

- Une réunion de section PS - Evreux : la base a le blues
- Travail dominical : Communiqué de presse du PS
- La moralisation politique peut bien attendre
- Européennes encore - les engagements volatiles de l'UMP : l'exemple Dati
- Hervé Novelli, les pieds dans le tapis ! Qu'il se repose ... le dimanche
- Hénin-Beaumont et ailleurs ... les carences du PS

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- C'est dimanche et je ne travaillerai pas
- C'est dimanche, savourons l'humour des meilleures phrases politiques
Dimanche 5 juillet 2009

Comme chaque année, un jury décerne aux politiques le "Prix de l’humour", souvent d’ailleurs involontaire. Cette année c’est Bertrand DELANOË, le maire de Paris, qui décroche la timbale :


Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ! 

 

Luc Chatel (prix spécial du jury)

Le chef de l'Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C'est la preuve de la qualité de leurs relations !

 

Jean-François Copé (prix des internautes) s'adressant à Nicolas Sarkozy

Tu as prévu de filer les clés de l'UMP à Xavier Bertrand : tu devrais en garder un double !

 

Guillaume Bachelet, PS (prix de l'encouragement)

La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant !

 

Il y avait bien d'autres nominés et phrases savoureuses

Christine Albanel

Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croit !

Martine Aubry

Ségolène Royal aura la place qu'elle souhaite au PS même si la plupart sont déjà occupées ! 

Najat Belkacem

Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants

Jean-Pierre Raffarin

Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat. 

Nadine Morano

Je suis Sarkoziste jusqu’au bout des globules. 

Roselyne Bachelot (après la victoire des handballeurs français aux Championnats du monde)

Dans les vestiaires, nous n'avions qu'un seul mot :

énorme !

Jean-Christophe Cambadélis

Si Ségolène s'excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux 

Jean-François COPE

Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance 

Michel Rocard

Le PS est mal portant; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place 

Ségolène Royal (de retour des Etats-Unis)

J'ai inspiré Obama et ses équipes m'ont copiée 

François Gerbault, sénateur sortant

Le système des quotas a été inventé par un Sénateur romain : Numérus Clausus

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Humour / Dérision
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Dimanche 5 juillet 2009

Sur le blog de Seb Musset  -  5 juillet 2009


C'est dimanche et je ne travaillerai pas

L'actualité bégayant (1) les neurones grillant, il me semblait bon de publier à nouveau cette vidéo datant d'octobre 2008 au sujet de la proposition de loi sur le travail dominical. Texte ressorti de derrière les fagots (2) ces jours-ci puisque jugé trop chaud pour être voté en hiver.

(1) Funès-te Sarko dans son nouveau n° - je fais ouvrir les magasins pour Michelle Obama !
(2) Sur le blog de Gérard FILOCHE : L'arnaque de la loi sur le travail du dimanche

SM > LE JOUR DU SAIGNEUR
Vidéo envoyée par sebmusset


2e partie de l'interview de Seb Musset, écrivain, du 26.10.08

Comme notre président nous a refait le sketch de sa "copine vendeuse salariée sur les Champs-Elysées" pour la 7e fois dans son discours soporifique des Ardennes, sur les mesures à prendre pour la relance de l'emploi afin de justifier sa volonté de faire travailler les plus pauvres le Dimanche, j'ai pensé bon de faire le point sur le sujet...

L'UMP a ouvert un blog sur le sujet : Il est important de le pourrir d'y laisser son avis.

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 4 juillet 2009

Vu sur le blog de Marc VASSEUR - 1er juillet 2009 :

 

 

Comme préalable et au risque de choquer,  je veux dédouaner les citoyens d’Hénin-Beaumont si par malheur, dimanche ils plaçaient le FN à la tête de cette collectivité du bassin minier.

Davantage que la victoire de Marine Lepen, c’est bien un Parti Socialiste déliquescent qui serait durement et justement sanctionné.

Comme trop souvent, on ne manquera pas d’ajouter que tout cela est local… ah cette fameuse immunité du local qui permet avant tout de se dispenser de toute réflexion de fond sur nos pratiques, sur nos idées. 

Pourtant, le système mis en place à Henin-Beaumont est révélateur de ce que devient le PS depuis plusieurs années. 

Un parti dont les pratiques rappellent désormais les heures les plus sombres du socialisme municipal de la défunte SFIO. Un conglomérat de notables dont le lien avec les réalités se distend à mesure de l’érosion militante ; le résultat en est un clientélisme qui devient la "seule matrice idéologique". 

Vidé de tout contenu, de toute ambition, les sections sont devenues des vases clos grisonnants où quelques "lionsots" peuvent s’ébattre pour devenir dans un premier temps des apparatchiks et dans un second temps, s'ils ont bien servi leur maître, devenir à leur tour des notables. Ce phénomène est d’autant plus commode que le jeu de l’alternance démocratique externe est quasi nulle et le débat interne ne peut plus exister puisque vicié par un réseau d’obligés bien installé. En un mot, quiconque serait tenté de s’opposer aux hommes en place, n’aurait non pas le choix de vaincre ou de périr mais de se plier ou de périr. Dans certaines communes, le clientélisme atteint un tel paroxysme qu’on ne s’étonne plus de voir des taux d’adhésion à un parti politique (le PS en l’occurrence) sans commune mesure avec le reste du pays, et notamment dans le personnel municipal. 

Le tableau s’assombrit encore un peu plus quand on aborde la question du réseau plus restreint des notables. Celui-ci est parfaitement installé où chacun se tient gentiment avec des jeux de chaises musicales parfaitement rodés. On se souvient des soutiens répétés de la Fédération du Pas de Calais à des personnages encombrants (et Dalongueville n’est pas un cas isolé). 

Institutionnalisée, cette "gouvernance" est malheureusement validée par la direction du PS et aurait peut-être même tendance à faire école. C’est ce fameux repliement sur le local considéré comme la seule ligne qui vaille. Cette réalité n’est pas le fait de Martine Aubry, c’est une tendance qu’on observe déjà sous Hollande. 

Hélas, la Première Secrétaire loin d’infléchir ce mouvement tend à le renforcer et par conséquent les déviances qui en découlent (clientélisme, féodalisme, clanisme…). Les propos de Catherine Génisson sont à cet égard révélateurs puisqu’elle considère que "le problème central d'Hénin-Beaumont, c'est surtout la déviance d'un individu et le climat délétère d'une commune. Cela fait un terreau idéal pour le FN. Mais la division du parti a commencé dès 2001, quand un directeur de cabinet se présente contre son maire" (source Médiapart) or c’est bien le système mis en place dans le Pas de Calais depuis des lustres qui fait qu’on en est arrivé là.

Pour ceux qui douteraient, je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article très complet de Médiapart avec ce commentaire du journaliste qui a fait l’enquête "Beaucoup de témoignages de militants et élus locaux d'Hénin-Beaumont et du Pas-de-Calais ont été recueillis sous couvert d'anonymat. Toutes les personnes citées ont été jointes mardi, par téléphone". Et moi, je ne mets pas de noms car je préfère me préserver…

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Refondation du PS - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Samedi 4 juillet 2009

Alors, le dimanche payé double ?
P'tet bein qu'oui, ou p'tet bein qu'non ???


Hervé Novelli, les pieds dans le tapis !


Source : travail-dimanche.com  -  le 2 juillet 2009


Où Hervé Novelli, Ministre du Tourisme, en face d'un Bourdin très en forme, essaye d'expliquer que tout le monde sera payé double le dimanche !

Si, si, tout le monde !

Heu, mmm ... Mais finalement en fait, pas tout à fait, il ne sait pas, mais il faut une contribution complémentaire, mais ce ne sera pas le double, et puis finalement cela ne concernera personne !


Un grand moment de rigolade !


Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Vendredi 3 juillet 2009


Dans la série
"Les-candidats-UMP-s’engagent-à-être-présents-au-Parlement-européen"

et "devant les français' s'il vous plait  ... et sous vos applaudissements !

... sous-titre : "On nous prend pour des cons" :




La vie rémunératrice de Rachida Dati
par Jean QUATREMER - Coulisses de Bruxelles - Libération.fr, le 29 juin 2009


Exilée à Strasbourg par la volonté du Prince, l’ex-ministre de la Justice va sans aucun doute briller par son absence. Procès d’intention ? Que nenni. Que l’on en juge :

La nouvelle députée européenne UMP a déjà fait savoir qu’elle resterait maire du 7e arrondissement de Paris et, selon Les Échos de ce matin, elle se prépare à rejoindre le cabinet d’avocats américains Willkie Fart & Gallagher.


Je sais bien que les politiques sont des surhommes, mais là, il ne faut quand même pas exagérer. Si la jeune maman qu’est Rachida Dati veut en plus assumer sa vie familiale, on voit vraiment mal comment elle va pouvoir jouer son rôle de parlementaire européenne qui nécessite une forte présence à Bruxelles et à Strasbourg.

Mais cela n’a guère d’importance : elle percevra quand même son salaire de 7661 euros bruts par mois plus les diverses indemnités liées à son statut (298 euros par jour de présence, 4202 euros par mois pour ses frais généraux, etc.) qui s’ajouteront aux 4808 euros bruts mensuels plus les 1208 euros de frais de représentation de son mandat de maire.
Sans parler de ses honoraires d’avocate. Les années à venir s’annoncent donc très confortables pour Rachida Dati.

On est content pour elle. Mais la France n’aura pas gagné une eurodéputée d’influence dans l’affaire.
Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Européennes 2009 - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Vendredi 3 juillet 2009

La moralisation politique peut bien attendre
par Caroline Fourest - 
LeMonde.fr  -  le 3 juillet 2009


ll est loin le temps où les "affaires" empoisonnaient le climat politique.

Nous vivons désormais dans un climat tempéré, où la fraude électorale, le détournement d'argent, les boîtes à chaussures et les rétrocommissions rythment l'actualité française sans émouvoir outre mesure. Nos politiques ont même de jolies formules pour botter en touche avec légèreté. Le financement occulte du RPR était "abracadabrantesque". Celle de Karachi serait "grotesque".

Dans certains pays, de telles révélations tétaniseraient. En France, un bon mot, un revers de main affligé, et nous sommes censés changer de sujet. Il n'existe qu'un seul contre-pouvoir capable de s'obstiner : le juge d'instruction. Le voilà bientôt épinglé, tel un joli papillon, sur le tableau de chasse de nos taxidermistes. On le convoquera bientôt pour se souvenir avec nostalgie qu'il fut un temps, en France, où les hommes politiques tremblaient...

Le rapport Léger vient de tomber. Il est sans surprise. C'est-à-dire conforme à ce que le pouvoir exécutif souhaitait. La suppression du juge d'instruction est programmée.

La réforme met en avant les dysfonctionnements de l'affaire d'Outreau. Pourtant, les contre-pouvoirs existent et les leçons ont été tirées. La chambre d'instruction peut à tout moment intervenir en cas de dysfonctionnement, annuler une décision voire démettre un juge d'instruction. En prime, comme le souhaitait Robert Badinter depuis des années, le juge d'instruction n'est plus seul à enquêter. Il est encadré de confrères, sur un mode collégial, ce qui permet d'éviter l'entêtement irrationnel d'un seul homme comme Fabrice Burgaud. Ces pôles d'instructions viennent d'entrer en vigueur. Pourquoi ne pas leur laisser une chance de faire leur preuve au lieu de s'entêter à supprimer le juge d'instruction ?

La commission Léger invoque un argument étonnant. Instauré sous Napoléon, le juge d'instruction serait une fonction dépassée et archaïque, dans la mesure où elle ne traite plus que 5 % des affaires en cours. Sauf que les 5 % en question sont des affaires politiques, sensibles. Elles ont toutes les chances de finir au panier avec la réforme proposée. Puisque le ministère public - dépendant de l'exécutif - devient l'unique inquisiteur. Et la police, sous pression du ministère de l'intérieur, sa seule boussole.

La mesure est censée améliorer les droits des victimes et de la défense ? Pour le coup, c'est une fable. Les parties civiles ne pourront plus demander une instruction ni traiter avec un magistrat indépendant. Elles dépendront entièrement du bon vouloir du parquet... Oubliées les perquisitions au ministère de la justice comme dans l'affaire Borrel. Terminée l'instruction dans l'affaire des "bien mal acquis" par les amis de la "Françafrique". Aujourd'hui, le parquet doit intervenir pour empêcher la saisie d'un tribunal. Demain, il n'aura qu'à refuser d'instruire.

Seul le fait de couper le cordon entre le parquet et le pouvoir exécutif pourrait éviter une telle régression. Mais bizarrement, le président y est hostile. Pour Olivier Morice, qui défend les familles dans l'affaire de Karachi, le doute n'est pas permis : "Il s'agit d'une reprise en main politique pour éviter la mise en cause de puissants dans des dossiers délicats."

L'affaire de Karachi est tout particulièrement délicate. La piste d'Al-Qaida se dégonfle. D'après le juge d'instruction chargé de l'enquête, les onze ingénieurs français pourraient avoir été victimes de représailles. En raison de rétrocommissions non versées, dans le cadre d'un marché suspecté d'avoir servi à financer la campagne de 1995. Le ministre du budget ayant pu donner le feu vert à cette transaction s'appelait Nicolas Sarkozy. La ministre chargée de la défense au moment de l'attentat de 2002 s'appelle Michèle Alliot-Marie. Elle vient d'être nommée garde des sceaux. Le premier dossier qu'il l'attend concerne la suppression du juge d'instruction.

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Vendredi 3 juillet 2009


Travail dominical :
Communiqué de presse du PS, le 1er juillet 2009

Travail du dimanche : une tromperie organisée


En réponse à la grave crise économique qui sévit actuellement, la droite a comme seule réponse des reculs sans précédent sur le droit du travail. La nouvelle proposition de loi sur le travail du dimanche en est un exemple flagrant.

Le texte débattu la semaine prochaine est loin de présenter des concessions par rapport au texte précédent. Derrière la communication, la vérité du texte présenté est la généralisation du travail dominical dans le commerce. Plus de 5000 communes touristiques seront touchées. Ce sont toutes les grandes villes de France, les villes moyennes et les petites villes qui sont frappées de plein fouet par la proposition de loi.

A rebours des discours lénifiants de la majorité, pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contrepartie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement.

La mise en avant du volontariat pour quelques zones qui se comptent sur les doigts d’une main relève de la tromperie. Quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche ? Le texte ne prévoit en outre aucun droit de retour automatique à un poste sans travail dominical. La majorité crée ainsi le volontariat obligatoire !


Le Parti socialiste s’oppose avec force à ce recul social extrêmement préoccupant pour les droits des salariés. Il s’y oppose pour les mêmes raisons que lors des débats sur le premier texte présenté en décembre 2008. Les critiques restent les mêmes. Pour le Parti socialiste, le travail du dimanche est :

-    inefficace sur le plan économique
-    dangereux pour les salariés
-    néfaste pour la vie sociale

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Vendredi 3 juillet 2009

A Evreux, la base a le blues
Source : LeParisien.fr  -  le 28 juin 2009

EVREUX (EURE), Sur 250 adhérents que compte la section, seuls une quarantaine de militants sont venus dresser le bilan des européennes.

"On va dans le mur"  "Le parti est bloqué."  "Le mal est profond" ... Mardi soir, les militants socialistes d’Evreux  vident leur sac et la réunion de section tourne vite à la séance de psychothérapie collective.

Dans une salle aux murs blancs décorés par quelques affiches de campagne, une quarantaine de personnes (sur les 250 adhérents que compte la section) font le bilan des européennes.

 

"Il y a encore des survivants au PS ?" lance, ironique, une militante à son arrivée au local, rue Joséphine. Après les 16,48 % du PS le 7 juin, ici comme dans toutes les fédérations de France, les militants n’ont pas le moral.
Anne Mansouret, la responsable de la section, donne le ton. "On n’a pas assez travaillé et on n’a pas cherché à récupérer ceux qui nous ont lâchés, les ouvriers, les chômeurs…" Les dirigeants nationaux doivent avoir les oreilles qui sifflent. Ce sont eux qui provoquent la plus grande colère de leurs troupes. "Quand, nous, militants, nous parvenons à convaincre quelques personnes sur les marchés dans la journée, le soir à la télévision, des socialistes se tapent dessus et détruisent tout ce qu’on a fait au niveau local", s’agace Anthony, trentenaire, adhérent depuis cinq ans. Arnaud regrette que les leaders n’aient que la présidentielle pour "unique perspective". D’ailleurs, sur le mode de désignation du candidat, les primaires ne font pas l’unanimité. Certains y voient un bon moyen pour que le parti se range derrière une personne et parle enfin d’une seule voix, quand d’autres jugent que le procédé ne réglera rien tant que le PS n’aura pas de projet.

Cohn-Bendit a fait rêver les électeurs 
Après plus d’une heure de réunion, Franck prend la parole à son tour. "J’ai une part de schizophrénie en moi, se lance-t-il. Je dois confesser que j’ai voté pour une liste Europe Ecologie !" Loin de provoquer un tollé, cet aveu ne reçoit en écho que quelques huées sur le mode de la plaisanterie. Visiblement, personne n’est choqué et quelques-uns, sans le révéler, ont fait de même. D’ailleurs, Daniel Cohn-Bendit, leader de la liste écologiste, est régulièrement cité en exemple. "Il a fait rêver les électeurs, contrairement à nos dirigeants", constate Hélène. Beaucoup de présents s’inquiètent d’ailleurs du manque d’idées de leur parti. "On ne fait pas vibrer les Français sur des réalités qui les concernent", déplore Olivier. "Notre logiciel est vide", reprend un autre quelques rangs devant lui. Et l’optimisme n’est toujours pas de mise. "Nos dirigeants pensent que si on se donne six mois, ça va aller : foutaise !" clame Hélène.

Un constat fait ce soir-là l’unanimité : les militants ne sont pas assez écoutés. "Le PS a été sanctionné pour son mode de fonctionnement, son mépris de la base", s’insurge Rachid, qui rappelle notamment que dans la région Centre, les adhérents avaient refusé la candidature du "parachuté" Henri Weber, qui a pourtant été maintenu tête de liste. "Il faut redonner le parti aux militants", renchérit François, entraînant des applaudissements. Anne, la chef de section, propose à ses troupes une opération SOS parti venant de la base. "Lançons auprès de toutes les sections un message pour que le PS se restructure", souhaite-t-elle. Un peu plus tôt, Hélène, elle, a comparé le PS au "Titanic qui lance les derniers canots à la mer".

Abattus après le score des européennes, les militants ne veulent pas laisser couler leur parti.
Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Refondation du PS - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 3 juillet 2009

On parle beaucoup de l'interview du résident de l'Elysée dans le journal Nouvel Obs ...
C'est un peu dans le genre des confidences sur le divan d'Henri Chapier !

Il reconnaît des erreurs ... de comportement. Promis, juré, il ne le refera plus.

Véridique : il a changé, nous dit-il !
Encore une métamorphose ? A Bruxelles le 19 juin (sa réponse à la question sur l'attentat de Karachi), cela ne nous avait pas sauté aux yeux !

De sa petite personne (c'est une expression ...), ça nous est complètement égal.
Ce qu'on voudrait bien percevoir, c'est une métamorphose de sa politique !!!

On peut encore attendre longtemps. Raison de plus pour faire de la résistance :

Jacques Villeret "Je n'ai pas changé"

 

Lire l'article satirique sur Libération.fr :  Nicolas Sarkozy a (encore) changé

Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 2 juillet 2009


De la "fable" de l'attentat de Karachi
par Eva Joly

Source : LeMonde.fr  -  le 2 juillet 2009


Une bombe explosait à Karachi, le 8 mai 2002, tuant quatorze personnes, dont onze Français. Toutes travaillaient, pour la direction des constructions navales, à l'exécution d'un contrat de près d'un milliard de dollars signé en 1994 avec la France pour la fourniture au Pakistan de trois sous-marins. Dès l'origine, les autorités françaises ont suspecté Al-Qaida d'être responsable de cet acte de terrorisme. Or, les juges d'instruction auraient émis récemment, devant les familles des victimes, une autre hypothèse : cet attentat aurait été un avertissement sanglant de certains éléments de l'armée pakistanaise, après l'interruption du versement de commissions à des intermédiaires.

Charles Millon, ancien ministre de la défense, a depuis confirmé l'existence de telles commissions, et l'interruption de leur paiement sur ordre de Jacques Chirac. Reste que le motif de cette interruption n'est, lui, pas clairement établi. Souci de lutter contre la corruption, ou volonté d'assécher le financement politique de concurrents ? Selon des renseignements parvenus aux juges, en effet, il aurait pu s'agir d'éviter que de possibles rétrocommissions n'aillent contribuer au financement des campagnes d'Edouard Balladur, premier ministre et candidat à l'élection présidentielle à l'époque de la signature du contrat, soutenu par celui qui était alors ministre du budget - Nicolas Sarkozy. Ce dernier, interrogé à Bruxelles sur cette piste d'enquête, l'a qualifiée de "fable" grotesque.
Nous nous garderons bien de prétendre démêler le vrai du faux dans cette affaire. Nous ne savons pas s'il s'agit bien de la cause de l'attentat, et nous ignorons si ces commissions ont pu donner lieu à des rétrocommissions. Ce qui est absolument certain aujourd'hui, c'est la gravité de l'affaire et de ces accusations, et c'est qu'il faut que cette enquête puisse désormais se dérouler dans de bonnes conditions, afin que les responsabilités, quelles qu'elles soient, soient enfin clairement établies.

ENTRAVES À L'ENQUÊTE
C'est pourquoi nous attirons l'attention du chef de l'Etat et de sa majorité sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir, dans ce dossier comme dans d'autres, deux des réformes actuellement en cours : la suppression des juges d'instruction et l'extension du domaine du secret-défense. Si ces deux textes étaient définitivement votés, il s'agirait d'une entrave considérable à toute enquête sensible, et à la confiance des Français envers l'institution judiciaire.
En effet, une fois les juges d'instruction supprimés et leurs tâches confiées à un parquet soumis au pouvoir exécutif, des questions telles que celle qui a si fort agacé le chef de l'Etat seront bien plus difficiles à soulever... De même, comment expliquer les dispositions iniques nichées dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, qui visent à supprimer la possibilité des perquisitions utiles dans des lieux sanctuarisés, et à étendre sans fondement légitime ni démocratique la notion de secret-défense ? Si ce texte devait passer, malgré les réserves du président UMP de la commission des lois de l'Assemblée nationale et les aménagements mineurs qu'il a pu obtenir, il sera par exemple impossible d'aller saisir dans un ministère ou une entreprise les contrats litigieux, contenant des clauses de commissions illégales ou mentionnant la possibilité de rétrocommissions, terreau de la corruption. Ce serait alors utiliser, en temps de paix, la notion de "défense" pour masquer une criminalité organisée et placer les bénéficiaires de détournements de fonds à l'abri de la justice.

Quelle étrange différence avec l'abondance de textes sur la sécurité, la répression des bandes et du port de la cagoule ! Ici, on interdit ce qui est visible au grand jour, et tombe déjà sous le coup de nombreuses dispositions pénales. Là, on préserve ce qui est dissimulé dans l'ombre, et déjà presque hors d'atteinte... Au mieux, ces deux projets devenus lois provoqueraient un soupçon systématique sur toutes les enquêtes (déjà largement entravées) touchant à la criminalité financière, à la responsabilité de l'Etat, etc. Difficile alors de parvenir à une société apaisée, à des citoyens et à des justiciables satisfaits et sereins face aux juges et aux responsables politiques supposés les servir. Au pire, ces soupçons se transformeraient en secret de polichinelle, et les pires dérives qu'ils portent pourraient se matérialiser.
"Si la vérité vous offense, la fable au moins se peut souffrir", écrivait La Fontaine. Pour Nicolas Sarkozy, même la fable semble de trop... Sans doute était-il dans son droit de se défendre contre une mise en cause de son entourage politique ; mais au moins aurait-il pu le faire en prenant la mesure de la gravité de la situation.
Il y a dans cette affaire des victimes qui attendent autre chose des pouvoirs publics que des entraves supplémentaires à l'enquête.
Par CORDIEZ Daniel - Publié dans : Commentaires sur l'actualité, les déclarations - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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