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"Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les
étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tant à faire, alors faisons-le, nous sommes les socialistes, tous ensemble"
Jean
JAURES
(sifflé au Congrès de Reims)
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Frais des députés opaques et secrets :
"ça finira en scandale"
Source : SudOuest.fr - le 3 juin 2012
Le chantier de la transparence financière de l'Assemblée reste inachevé. L’absence de contrôle sur les frais fait craindre le scandale. Des députés redoutent des effets sur l'image de la politique.
"Depuis que je suis ministre, financièrement, c'est dur. Parce que quand j'étais député, il y avait l'IRFM. Et je me la mettais dans la poche !"
Cette phrase entendue par le vice-président de la commission des finances, Charles de Courson (Nouveau Centre), illustre la dérive la mieux gardée du Palais-Bourbon. Celle de l'indemnité représentative des frais de mandat, dite IRFM. Officiellement, en sus d'une indemnité parlementaire de base de 5 514,68 € brut par mois, les députés disposent d'une seconde indemnité mensuelle de 6 200 euros versés sur un compte spécifique destiné à couvrir "l'ensemble des frais afférents à l'exercice du mandat parlementaire qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée nationale" selon une note interne du Palais-Bourbon, la fameuse IRFM.
À des fins personnelles
Cette indemnité ne saurait donc constituer un revenu bis mais peut être affectée à des dépenses de transport ou de loyer pour une permanence. Ce à quoi se limitent beaucoup de députés. Mais un flou entoure pourtant cette indemnité. "Beaucoup de mes collègues l'utilisent à des fins personnelles, et ils me le disent. Surtout ceux qui bénéficient déjà d'indemnités liées à un autre mandat. Je me tue à dire que cela finira par un véritable scandale, du même ordre que celui qui a coûté leur carrière à des députés anglais en 2009", déplore Charles de Courson.
Récemment, le député PS et président du Conseil général de l'Ardèche Pascal Terrasse s'est fait épingler par "Marianne" et Mediapart pour avoir utilisé une partie de cette indemnité pour des vacances. Une pratique loin d'être isolée. Au point que, dans les années 2000, l'administration fiscale avait commencé à y mettre son nez. Un zèle vite stoppé par un amendement de Michel Charrasse en 2002, instaurant la défiscalisation de l'IRFM. Ni le fisc, ni la Cour des comptes n'ont désormais de droit de regard sur cette indemnité.
L'Assemblée a ajouté une petite subtilité en autorisant les députés à transférer une partie de l'enveloppe destinée à payer les assistants parlementaires sur le compte IRFM. "Juste après la décision, 70 collaborateurs se sont fait licencier", relève Séverine Teissier, présidente d'Anticor.
Dans une note confidentielle que nous nous sommes procurée datant du 11 octobre 2011, la questure rappelle que les " éventuels excédents" de l'IRFM doivent être reversés à l'Assemblée, mais aussi que les députés ont jusqu'au 8 avril pour effectuer les transferts !
En réalité, la Commission pour la transparence de la vie politique (CTVP) estime, dans son dernier rapport, que l'enrichissement personnel pour la durée d'un mandat dû à l'IRFM oscille "entre 1 400 et 200 000 euros". Elle précise en outre "qu'aucune restitution d'un éventuel excédent » de l'IRFM n'est réellement ordonnée par l'Assemblée. Et que "la commission a pris l'habitude de demander aux parlementaires, dans le cas où la variation de leur patrimoine est inexpliquée, la valeur de leur compte IRFM en fin de mandat" !
Aucun contrôle
Auteur d'une proposition de loi rapidement balayée visant à encadrer l'IRFM, le député EELV François de Rugy tacle : "Il y a une hypocrisie. Très clairement, rien n'empêche un député de faire un virement sur un compte privé, il n'y a absolument aucun contrôle. À la fin du mandat, les députés gardent le reliquat s'il y en a ! Je crois que certains députés s'estiment mal payés, mais qu'ils n'osent pas le dire, alors on entretient ce système qui portera préjudice à toute la classe politique."
Charles de Courson abonde : "Je suis effaré par le fait que mes collègues ne se sont jamais posé la question." La tentative de transparence d'un député PS en 2009 frisait d'ailleurs l'ingénuité. En mettant en ligne ses dépenses d'IRFM, il annonçait utiliser plus de 3000 euros par mois pour rembourser des prêts liés à l'achat de sa permanence. Ce qui revenait à terme à se constituer un patrimoine immobilier avec des indemnités défiscalisées. Cet aveu lui a valu une volée de bois vert de la part de certains de ses administrés, mais aussi de ses collègues parfois dans la même situation !
La questure n'a pas souhaité répondre à nos questions. Parfois sollicitée par des députés sur l'absence totale de demande de justificatifs, elle a l'habitude d'avancer qu'un contrôle coûterait cher et rapporterait peu. En l'absence de règle claire et de pénalité, un contrôle drastique de l'IRFM pourrait bien effectivement ne rapporter que des ennuis !
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Fort heureusement, au Parti Socialiste le temps des petites phrases est révolu ... quoi que ? L'appréciation de J.M Ayrault version 2012, venu à La Rochelle soutenir Ségolène ROYAL est bien meilleure qu'en mars 2010. Il avait voulu à l'époque faire de l'humour (au"Théatre des deux ânes" !) aux dépens de Ségolène en ces termes :
"Si j'avais été le premier ministre de Ségolène Royal, j'aurais peut-être encore plus souffert que François Fillon avec Nicolas Sarkozy !"
Allez, on garde les archives mais on passe l'éponge !!!
Jean-Marc Ayrault à La Rochelle :
"Ségolène Royal est la seule candidate"
Source : sudouest.fr - le 2 juin 2012
En visite vendredi à La Rochelle, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, a rencontré des chefs d'entreprise. Mais il a surtout apporté son soutien plein et entier à la présidente de Poitou-Charentes pour les législatives.
Ségolène Royal a le sourire. C'est tellement vrai - et si peu fréquent ces derniers temps… - qu'hier, à La Rochelle, pour la venue de Jean-Marc Ayrault, une seule petite phrase revenait en boucle : "Elle est de très bonne humeur." Et ce n'est pas parce que la foule des grands jours ne s'est pas franchement déplacée à son meeting, donné en soirée à deux pas de l'Aquarium, qu'elle risque de le perdre.
Certes, la présence à ses côtés de Maxime Bono, le maire des lieux, et du Premier ministre aurait dû lui offrir une meilleure affluence. Mais l'essentiel est ailleurs. Il tient en quelques mots. Le locataire de Matignon l'a dit et répété avec toute la tranquillité qui le caractérise : il la soutient pleinement pour les législatives.
Et c'est sans aucun doute ce message que l'on retiendra de son déplacement en Charente-Maritime, précisément dans la circonscription que la présidente de Poitou-Charentes entend conquérir. Au nez et à la barbe, faut-il encore le rappeler, d'Olivier Falorni, l'ex-responsable du PS départemental, aujourd'hui son principal adversaire.
Pas d'annonces
Et pourtant, celui qui sera bientôt l'ex-maire de Nantes était d'abord venu inaugurer ici sa première rencontre officielle avec les acteurs économiques. Une table ronde organisée avec près d'une centaine de chefs d'entreprise à l'Imprimerie rochelaise qui a donné lieu à un échange courtois, mais sans aucune annonce de la part de Jean-Marc Ayrault. Rien que l'on ne sache déjà.
Il a bien été question de la future banque publique d'investissement, de l'avenir des heures supplémentaires, du pouvoir d'achat et de la croissance verte notamment, mais globalement, sur tous ces sujets, le Premier ministre s'est borné à rappeler sa volonté de mobiliser les énergies. "De travailler avec les territoires". "Tout ne se fera pas de Paris", a-t-il promis.
En revanche, s'il est un sujet qu'il n'a pas renvoyé à la prochaine conférence sociale - qui, elle, devrait éclaircir tous ces dossiers -, c'est celui des législatives : "Je veux adresser un message aux électeurs à La Rochelle. Leur dire que Ségolène Royal est une personnalité qui joue un rôle important dans la vie politique française : elle a été candidate à l'élection présidentielle française, elle a une très grande expérience, elle a été dans le gouvernement. En même temps, elle incarne un esprit de renouveau et d'innovation." Difficile de dérouler plus beau tapis rouge.
Ségolène Royal, dont la campagne impeccable derrière François Hollande n'est pas étrangère à ces louanges, ne s'y est pas trompée, elle que les sondages donnent en tête au premier tour avec 33 %. À la question de savoir si cette visite du Premier ministre était un vrai coup de pouce pour sa candidature, elle a répondu par l'affirmative : "C'est un plus très important". "Mais, ajoute-t-elle, il y a une dynamique de campagne. Je ne m'occupe pas des chiffres, je m'occupe des électeurs."
Qu'importe donc qu'Olivier Falorni, cet ancien camarade de la maison rose, rêve de contrecarrer ce plan. 3Ségolène Royal est la seule candidate, insiste Jean-Marc Ayrault. Je vais partout soutenir les candidats qui portent les messages de la majorité présidentielle. Il est important que les Français donnent au président de la République les moyens de son action."
En clair, il ne faut pas que la petite entreprise des législatives vienne, elle aussi, à connaître la crise. Le meilleur moyen pour que Ségolène Royal perde le sourire.
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Comme c'est beau la solidarité ! L'appui des sommités régionales et locales permet aux "dissidents" aux législatives de se parer de toutes les vertus, et de se transformer en accusateurs : on n'accepte pas les règles communes dans le parti (ça s''appelle les statuts), mais peu importe, on rejette la faute à ceux qui en sont les garants, et on profère quelques menaces au passage !
Si je ne suis pas un aficionado de la direction actuelle du PS, je tiens toutefois à souligner que la discipline dans un groupe est essentielle. Combien de personnalités du PS, imbues de leur personne, s'en sont affranchies, discréditant ainsi l'image d'un parti dit de "rassemblement", le mot magique depuis des lustres ? Des noms ? : Lang, Fabius, Bartolone, Emmanuelli, et j'en passe ! Ceci au niveau des chefs à plumes nationaux, mais les sous-chefs locaux ne sont pas en reste :
Daniel Percheron derrière Kucheida :
vent de fronde contre Martine Aubry
Source : lavoixdunord.fr - le 1er juin 2012
Au lendemain de son exclusion du PS, Jean-Pierre Kucheida a réglé ses comptes avec la "tsarine" Aubry et "l'escroc Montebourg". À Annequin, chez son suppléant, le député de Liévin, dissident dans la 12e, a fait valoir un soutien de poids : le président du conseil régional, Daniel Percheron.
Ah, qu'il était heureux ce jour de juin, Yves Dupont ! Si fier que François Hollande choisisse sa commune, Annequin, pour lancer sa campagne de la primaire citoyenne. Presque un an a passé depuis ce rassemblement "hollandais" et les mêmes soutiens ou presque remplissent la salle ce mercredi : le président du conseil régional, la sénatrice-maire de Cambrin Odette Duriez, l'ancien ministre Jacques Mellick, et cet élu donc que Jean-Pierre Kucheida a pris comme suppléant. Cet homme exclu mardi, avec le député-maire de Liévin, par le bureau national du PS.
Alors ce soir-là, l'heure est aux lendemains qui déchantent, à la révolte contre "le comportement scandaleux de la première secrétaire". Celle qui, selon Yves Dupont, " n'a pas accepté le grand ministère que François Hollande lui proposait", celle qui "ne supporte pas que Daniel Percheron soit encore président de la Région".
Pour Odette Duriez, qui propose de "ramasser toutes les cartes et de les envoyer à Martine Aubry", pas de doute, cette dernière vise Daniel Percheron à travers Kucheida. Elle lance, menaçante : "Elle devrait faire attention : au Sénat, on a une petite majorité".
Mais puisqu'on est tous exclu, elle devrait faire attention. On est trois sénateurs ici..." Pendant une heure au micro, Jean-Pierre Kucheida ajuste le costume de la victime, donne rendez-vous le 18 juin, au lendemain du second tour, et accuse "l'escroc Montebourg" d'être à l'origine de tous ses maux, en particulier ces soupçons de corruption qui pèsent toujours sur sa personne. Celui qu'on a dit à la tête d'un système dans la fédération dénonce la "dérive" du PS sous Martine Aubry : "Il n'y a plus qu'une personne qui décide. Si encore on n'était que deux à être exclus, mais des dizaines et des dizaines de socialistes le sont parce qu'ils ne plaisent pas à la tsarine." À son côté, Daniel Percheron applaudit chaudement. Sans citer la maire de Lille, lui qui soutient aussi des dissidents dans la circonscription voisine de Béthune invite les militants à ne plus penser à "la mascarade nationale" : "Il faut voter pour ce que nous sommes."
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Législatives :
Ségolène Royal ne cumulera pas
Source : La Nouvelle République - le 21.05.2012
Invitée de France Bleu Poitou hier matin, Ségolène Royal, a annoncé officiellement qu'elle renoncerait à la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes si elle était élue députée à La Rochelle le mois prochain. En campagne pour la présidence de l'Assemblée nationale (comme Jack Lang et Jean Glavany d'ailleurs), l'ancienne députée des Deux-Sèvres accepterait ainsi de se soumettre au non-cumul des mandats.
Pourtant, il y quelques semaines, sur les mêmes ondes radiophoniques, elle déclarait qu'elle honorerait le mandat
que lui ont confié les Picto-Charentais tant que son parti n'imposerait pas le non-cumul. L'élection de François Hollande a changé la donne : s'il y a une majorité socialiste à l'Assemblée
nationale en juin, il y aura une loi qui limitera le cumul des mandats.
Cette décision n'étonne donc pas son vice-président, Jean-François Macaire, qui le juge conforme "au fait qu'elle a toujours défendu le non cumul des mandats". Il rappelle qu'elle avait déjà montré l'exemple en 2007 en ne sollicitant pas le
renouvellement de son mandat de députée des Deux-Sèvres, "favorisant ainsi l'émergence de Delphine Batho, qui est aujourd'hui au gouvernement"
"C'est une bonne nouvelle pour les Rochelais "
"C'est une bonne nouvelle pour les Rochelais à qui elle montre que c'est essentiellement à leur territoire
qu'elle se consacrera, continue ce fidèle. Et il n'y a pas d'inquiétudes à nourrir pour le conseil régional puisque l'impulsion a été donnée et que le travail se poursuivra." C'est
vrai que la collectivité régionale avait continué à tourner pendant la campagne des présidentielles en 2007 ou celle des primaires l'an dernier.
Ceci dit, Ségolène Royal s'est bien gardée de fixer une date précise pour son départ. A la radio, elle a indiqué que
celui-ci se ferait "en concertation avec les équipes", et pas avant d'avoir mené à bien certains dossiers, citant "le photovoltaïque, la banque régionale d'investissement, les
digues". Elle n'a pas, non plus, indiqué qui pourrait lui succéder à la tête du conseil régional. "C'est elle que les électeurs ont désignée en 2010, c'est donc à elle d'organiser les
choses s'il doit y avoir une succession", estime Jean-François Macaire.
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Qui pour lui succéder ?
Qui s'assoira dans le fauteuil que laissera Ségolène Royal au conseil régional de Poitou-Charentes si elle redevient
députée ? Dans cette hypothèse, les regards se tournent immanquablement vers Jean-François Macaire, premier vice-président, fidèle parmi les fidèles depuis 2004.
"J'ai toujours dit que j'étais disponible et préparé, assure celui-ci. Mais il ne s'agit pas d'une auto
proclamation, ce n'est pas à moi de décider." Parmi les autres « royalistes » du premier cercle, socialistes évidemment, Yves Debien (Deux-Sèvres) ou Françoise Mesnard
(Charente-Maritime) pourraient également figurer en bonne position pour cette succession.
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Affaire Bettencourt :
vers une convocation de Sarkozy ?
Source : L'Express.fr - le 24 mai 2012
Selon Le Monde, le juge Gentil, en charge du volet politique de l'affaire Bettencourt, est convaincu que Nicolas Sarkozy a bénéficié d'argent liquide de l'héritière de L'Oréal pour financer sa campagne de 2007.
Nicolas Sarkozy a-t-il reçu de l'argent liquide des Bettencourt pour financer sa campagne de 2007? Le juge d'instruction Jean-Michel Gentil, en charge du volet politique de l'affaire Bettencourt, en semble convaincu, d'après les PV d'audition publiés par Le Monde.
Selon les informations du quotidien du soir, la piste d'un financement illégal se précise. Notamment grâce aux agendas des protagonistes du dossier. En effet, des rendez-vous entre Eric Woerth, alors trésorier de campagne de Nicolas Sazkozy, et Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, coïncident avec de gros retraits d'argent en espèces effectués par le couple Bettencourt.
Autre élément troublant: une annotation dans un carnet appartenant à François-Marie Banier. Sur le calepin, le photographe mentionne le 26 avril 2007 que sa confidente se plaint des exigences financières du candidat Sarkozy. Ce même 26 avril, souligne encore Le Monde, la famille Bettencourt a reçu de Suisse une importante somme d'argent.
Sarkozy pourrait être convoqué
Enfin, plusieurs témoins, secrétaires ou chauffeurs, affirment que Nicolas Sarkozy a rendu visite à l'héritière de L'Oréal durant la campagne présidentielle de 2007.
Si Nicolas Sarkozy nie tout financement illégal, des proches assurent qu'"il redoute d'être entendu", selon le JDD. Légalement, l'immunité pénale du chef de l'Etat est levée un mois après son départ du pouvoir. Nicolas Sarkozy pourrait donc en théorie être convoqué dès le 16 juin par le juge Gentil.
Le président sortant pourrait également être rattrapé par le volet financier de l'affaire Karachi.
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Jean-François Copé,
Pinocchio du salaire des ministres
Source : NouvelObs.com - le 17 mai 2012
Le patron de l'UMP compare les rémunérations de l'équipe Ayrault à celles du premier gouvernement de Fillon, qui n'a duré que quelques semaines...
Le "Nouvel Observateur" décerne deux Pinocchios à Jean-François Copé.
Jeudi 17 mai, au lendemain de la formation du gouvernement Ayrault, le patron de l'UMP Jean-François Copé s'est empressé de souligner l'"imposture" de la promesse électorale de François Hollande de baisser le salaire des ministres de 30%, actée lors du premier Conseil des ministres, car, selon lui, le premier gouvernement Ayrault compte "14 membres de plus" que le premier gouvernement Fillon.
"François Hollande en avait fait la mesure symbole de son Etat exemplaire" mais, "dans le même temps, le premier gouvernement de François Hollande compte 14 membres de plus que le premier gouvernement de Nicolas Sarkozy", déclare-t-il.
"On passe de 15 ministres, 4 secrétaires d'Etat et 1 Haut-commissaire à 34 ministres et ministres délégués, soit une hausse de 65%. La baisse des salaires de 30% ne peut pas masquer cette réalité : le gouvernement de François Hollande va coûter beaucoup plus cher au contribuable. D'autant qu'aux 14 ministres de plus, il faut ajouter les dizaines de collaborateurs en plus, les moyens de fonctionnement."
Jean-François Copé a raison : le premier gouvernement de François Hollande, conduit par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, compte effectivement 14 membres de plus que le premier gouvernement Fillon et ne comprend aucun secrétaire d'État, qui sont moins bien rémunérés que les ministres délégués. Le coût de fonctionnement du premier gouvernement Fillon I se détaille comme suit :
1 Premier Ministre x 20.800 + 15 ministres x 13.900 + 4 secrétaires d'Etat x 13.200 + 1 Haut commissaire x 10.400 = 292.500 euros bruts, soit 58.000 de moins que le gouvernement Ayrault I.
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Le patron de l'UMP omet cependant de noter que dès le mois
de juin 2007, à l'issue des élections législatives, le gouvernement Fillon était passé à 31 membres, un nombre identique à celui du dernier gouvernement du quinquennat de Nicolas
Sarkozy.
Le coût total de ce gouvernement avoisinait alors les 432.900 euros bruts mensuels, salaire du président non compris. Soit près de 80.000 de plus que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (351.400 euros environ) après la réduction (rétroactive au 15 mai) de 30% du salaire des ministres du gouvernement. Ceux-ci ne pourront par ailleurs s'entourer de plus de 15 collaborateurs, contre 10 pour les ministres délégués, et non pas de "dizaines de collaborateurs", comme l'affirme Jean-François Copé.
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Pour eux, "c'était mieux avant" !!! ... du bon temps de Sarko
Ils nous ont assez "bassinés", dans les médias et à l'UMP,
avec la guerre des chefs au PS ... pas mieux !!!
Ayrault recevra le 29 mai syndicats
et organisations patronales
Le Premier ministre a annoncé sur RTL qu'il recevrait le 29 mai chaque organisation syndicale et patronale séparément avec les trois ministres Michel Sapin, Marylise Lebranchu et Marisol Touraine.
"Il n'est pas question de faire des shows, des sommets sociaux qui durent une heure ou deux" mais de préparer la "grande conférence sociale qui aura lieu avant le 14 juillet" sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites.
Ayrault promet un décret sur la retraite à 60 ans sous "3 semaines"
Source : NouvelObs.com - le 23 mai 2012
Il doit instaurer pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein s'ils ont cotisé 41 ans.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a "souhaité" mercredi 23 mai que le décret sur le retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt soit pris "dans les trois semaines".
Interrogé sur RTL, Jean-Marc Ayrault a précisé que "très vite, et je souhaite dans les trois semaines, l'engagement qui a été pris par le président de la République François Hollande de corriger et de supprimer une injustice" qui pesait sur les personnes ayant commencé à travailler tôt, soit respecté.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, mercredi... par rtl-fr
Le chef du gouvernement n'a pas donné de précisions sur les contours précis du décret, indiquant que la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, avait commencé à discuter avec les organisations syndicales.
Evaluer le coût
Le Premier ministre a simplement indiqué que les périodes de chômage, maladie, pouvaient "être prises en compte" comme c'est le cas déjà dans le dispositif carrières longues. "Nous pouvons travailler sur cette base", a-t-il conifé, en ajoutant que "le gouvernement tranchera".
"Je prendrai mes responsabilités aussi au vu du coût. Nous avons évalué le coût de cette mesure à 1 milliard d'euros, nous l'avons financée (...). Il faut rester dans l'épure. Il ne s'agit pas d'augmenter le coût de cette mesure."
Le décret doit instaurer pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein s'ils ont cotisé 41 ans. Jean-Marc Ayrault a évalué à "100.000" le nombre de personnes concernées la première année.
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