Personne n’est évidemment exclu de cette démarche."
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"Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les
étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tant à faire, alors faisons-le, nous sommes les socialistes, tous ensemble"
Jean JAURES
(sifflé au Congrès de Reims)

Articles du 17 au 20 novembre 2009 :
Source : La Voix du Nord - le 20 novembre 2009
"On craint, pour 2010, encore plus de ruines d'entreprises dans le Dunkerquois."
En cette fin d'année, la CGT s'annonce pessimiste sur le thème de l'emploi. Et pour que chacun prenne conscience que l'avenir ne s'annonce pas rose dans le Dunkerquois, elle invite à se mobiliser demain, à 15 heures, place Jean-Bart.
"Il faut jouer collectif !, espère Dominique Wailly, secrétaire de l'union locale. Associations, salariés, syndicats, on
est tous dans le même panier. Ce mouvement, on le lance car c'est un appel de la base. Il faut oublier nos petites querelles car nous sommes tous animés par la défense du salarié. On va vers une
aggravation du chômage dans le secteur. Les difficultés économiques peuvent toucher directement, ou indirectement, dans son entourage, chacun d'entre nous."
Car selon la CGT, l'heure est grave, le chômage partiel une règle. "Tous les secteurs de l'industrie et du secteur public sont touchés, les commerçants et les sociétés de service le seront aussi, cela ne relancera pas l'économie réelle. Les commerçants verront peut-être là les gens dans la rue pour la dernière fois, ensuite, ils n'auront plus de sous pour les fêtes."
Et d'énumérer les sites de production connaissant actuellement quelques difficultés.
Total ? "Deux à trois raffineries doivent fermer en France, on n'est pas sûr de la voir redémarrer, surtout quand on évoque un repreneur."
Rexam : "140 emplois directs supprimés, sans compter les sous-traitants".
Sans oublier "plusieurs dizaines d'emplois supprimés à Betafence Bourbourg, 33 à Isocab, le chômage partiel dans la métallurgie chez Tim à Quaëdypre et bientôt à ArcelorMittal, les hôpitaux, France Télécom, La Poste...".
Principaux mots d'ordre lancés demain : "Non à la casse des emplois, il faut obliger les groupes à puiser dans leurs profits pour conserver les salariés"
"Obliger le gouvernement à relancer la politique de l'emploi en arrêtant la dégradation des services publics et de subventionner les entreprises qui licencient"
"Interdiction de licencier pour les entreprises qui font des bénéfices".
Avec l'envie "de voir la peur changer de camp", la CGT de lancer un appel ferme aux élus : "Les élus, on ne les entend pas beaucoup. Mais à force d'acculer les gens dans la misère, ça risque de péter dans la rue comme lors de la fermeture des chantiers navals ou de la réforme portuaire..."
Michèle DELAUNAY - le 17 novembre 2009 :
Une question d'éthique
Oui, c'est la politique que je déteste, celle qui nous fait perdre la confiance des Français et qui nous fait perdre confiance en nous mêmes. Mais justement, il faut qu'elle cesse, que les Socialistes s'expriment et plus encore leur direction.
Socialiste récente, le congrès de Reims était mon premier Congrès. J'ai soutenu la motion "E", "L'espoir à gauche, fier d'être socialiste" dont je donne l'intitulé complet mais la belle formule "l'espoir à gauche" est celle qui a marqué et qui est demeurée dans les esprits.
Même si Gerard Collomb était le premier signataire de cette motion, il ne fait de doute pour personne, pas plus les militants que le public, à ce moment comme aujourd'hui que cette motion était celle de Ségolène Royal.
Peu après les affres de ce Congrès, dont je me suis promis que s'il était pour moi le premier, il serait aussi le dernier sous cette forme, nous avons vu un beau matin un mouvement se constituer sous la forme d'une association "L'espoir à gauche". Vincent Peillon, brillant lieutenant de Ségolène dans la période précédente, s'est porté à sa tête. Pour ne parler que d'eux parmi mes collègues députés, soutiens de la motion E, certains ont été conviés régulièrement, d'autres de temps en temps, d'autres encore pas du tout, par le même Vincent Peillon.
Une certaine interrogation s'est progressivement installée parmi
les militants de la motion E : la référence à Ségolène apparaissait de plus en plus ténue. A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon,
on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement" : il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui l'ont soutenue et qui l'ont
d'ailleurs fort bien accueillie. Elle a eu raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour tous les socialistes.
Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association, mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".
C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas.
Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire. Il ne s'agit pas de "bisbilles" que l'on peut écarter en les considérant, à raison, comme de moindre importance que tous les signes qui témoignent du médiocre état de notre pays. Mais Chef elle est, en chef elle doit se comporter.
Quoi faire ?
1 - Activer ce comité d'éthique pour lequel nous avons massivement voter le 1er octobre. Sans bruit excessif, sans journalistes, en interne. Mais est-il seulement constitué ?
Ségolène Royal et Vincent Peillon doivent à l'évidence poursuivre séparément leur chemin. Quelques points méritent précision, même si leur intérêt est d'abord interne : Vincent Peillon siège aujourd'hui dans les instances nationales comme représentant désigné de la motion E. Cette situation doit elle être maintenue.
De la même manière et pour la même raison, Vincent Peillon a été situé en position éligible dans nos listes européennes. N'est-ce pas, cela aussi, une interrogation ?
2 - Laisser la parole aux militants, sans affrontement, en liberté et en responsabilité, en particulier au regard des prochaines échéances.
Le Parti Socialiste, c'est d'abord chacun de nous.
Rendre le courant aux militants, tout simplement
L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes
qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.
Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.
On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels.
J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.
A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.
La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce, de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une «reprise en main et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.
Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.
Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.
Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.
Elle confie la direction de son courant à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce. Vincent Peillon lui répond qu'il n'entend pas se "laisser congédier".
Ségolène Royal a annoncé mardi sur Canal+ avoir confié l’«animation» de son courant «Espoir à gauche» à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, après sa dispute avec Vincent Peillon, son ex-lieutenant qui s’était imposé à la tête du courant.
Interrogée sur Canal+, l’ex-candidate à la présidentielle 2007 a annoncé qu’il fallait «reporter après les élections régionales l’organisation» de son mouvement. «Je réunirai le mouvement après les élections régionales».
«Deuxièmement, d’ici là, j’ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d’animer le courant, avec bien sûr tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible», a poursuivi la présidente PS de la région Poitou-Charentes.
Une violente querelle l’oppose depuis samedi à Vincent Peillon. L’eurodéputé a jugé qu’elle avait «ruiné» sa rencontre de Dijon tandis que Mme Royal considère qu’on a voulu l’évincer de son propre courant.
«Nous n’allons pas nous laisser congédier. C’est d’ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants», a réagi Vincent Peillon, qui était interrogé par l’AFP.
«Ségolène Royal se comporte comme à la préfectorale, en décidant des nominations. Hier, c'était le vote des militants et aujourd'hui, c'est: "Je nomme trois personnes"», a-t-il ironisé, avant de conclure: «Vis-à-vis des Français, c'est inconvenant».
"Une certaine dérive"
Mme Royal a expliqué, mardi, avoir pris ces «deux décisions» avec son «équipe», en l’occurrence son Conseil politique réuni à la mi-journée.
«Un courant au PS, ça rassemble tous les militants qui ont voté pour un candidat au poste de Premier secrétaire. Tous les candidats qui ont voté pour moi, qui m’ont mis en tête sur la motion, puis qui m’ont donné 50% -peut être un peu plus- et se rassemblent ensuite dans un mouvement, dans un courant Espoir à gauche».
«C’est ce que j’ai porté», a-t-elle assuré.
Qui est le chef? «Justement. J’ai été candidate au poste de Premier secrétaire. J’ai délégué à une équipe l’organisation, l’animation de ce courant parce que je ne peux pas tout faire», a-t-elle fait valoir.
«Petit à petit, il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s’est concentré sur une seule personne. C’est à dire qu’on est revenu au fonctionnement archaïque des courants, ce que j’ai toujours détesté», a-t-elle affirmé.
«Il faut remettre en place des fondamentaux, des choses paisibles, de l’ordre juste, prendre un peu de hauteur, que tout le monde se calme», a ajouté Mme Royal.
"Est-ce vraiment vrai qu’à une réunion sur ce sujet très important qu’est l’éducation, on ait ainsi introduit le trouble", s’est interrogé l’ancien ministre de l’Education, pour qui "«la passion personnelle du pouvoir et des médias ne doit pas aller jusqu’à créer ce désordre".
"Autant j’approuve à 100% l’initiative de Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, de prendre une initiative en faveur de la contraception (…) autant je suis atterré par l’attitude qui a été la sienne au cours de ce week-end et qui jette sur le parti socialiste une certaine forme de discrédit", a-t-il déploré.
Interrogé sur le jugement de Vincent Peillon, qui a estimé dimanche que Mme Royal "ne pourra pas faire gagner la gauche en 2012", M. Lang a fait remarquer cruellement que la candidate socialiste en 2007 "ne l’avait pas fait gagner la dernière fois".
"C’était une élection pourtant où nous avions quelques chances de l’emporter.
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