mais qu'entend-on à propos des plans sociaux ?
Le gouvernement entendait dissuader les entreprises de recourir à la pratique des préretraites. Malgré l’instauration d’une contribution spéciale, les entreprises continuent à recourir à cette formule pour ajuster leurs effectifs.
Il "mettra la pression sur les entreprises pour qu’elles gardent leurs salariés jusqu’à l’âge de la retraite", avait prévenu, dès juin 2007, François Fillon.
En cela, il reprenait le discours présidentiel de "supprimer" les préretraites.
Soit, la France est en la matière à la traine avec un taux d’activité des 55-64 ans, qui stagne toujours autour de 38%, alors que le taux moyen au sein de l’Union européenne est de 45% et qu’un objectif de 50% a été fixé en 2010.
Mais Sarkozy est coutumier du fait, il annonce, il annonce ... et il y a les réalités.

La réalité, ce sont les menaces sur l'emploi dans la Sidérurgie en Moselle, et plus récemment les suppressions de postes annoncées à Arc International (611 salariés en sureffectif) : arrêt de la production de cristal à Blaringhem (Nord) pour fin 2009 ...
Et à chaque fois, on entend parler de la possibilité de recourir aux départs en PRERETRAITE !!!
Personnellement, cette annonce de la suppression des préretraites m'est apparue comme une entourloupe de plus.
Il faut être honnête, et toutes les organisations syndicales, toutes les directions d'entreprise passant par des plans sociaux le savent : le volet "départs par mesures d'age" fait partie de la panoplie des mesures les moins "douloureuses" pour les salariés.
Elles "allègent" en quelque sorte les difficultés nombreuses de reclassement dans la plupart des bassins d'emplois. C'est une réalité.
Le candidat, devenu le résident de l'Elysée, ainsi que le 1er ministre, se sont bien gardés d'expliquer tous les tenants et aboutissants des plans sociaux, et sont maintenant particulièrement muets dans les dossiers chauds de l'actualité sociale.
Ils préfèrent faire diversion, avec diverses annonces ... une par jour si possible, pour noyer le poisson !!!