"En montrant du doigt les syndicats, on voulait cacher d’autres financements par l’UIMM, en particulier des financements politiques", a lancé hier François Chérèque, le patron de la CFDT, sur France Info.
"Pourquoi ne pas s’intéresser à certains parlementaires dont chacun sait que, pendant des années, ils présentaient des amendements qui leur avaient été soigneusement rédigés par l’UIMM", a lancé de son côté Bernard Van Craeynest, le président de la CFE-CGC sur Public Sénat.
Justement, Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, sera entendu comme témoin la semaine prochaine. Dans un livre de souvenirs publié en octobre, Je ne sais rien… mais je dirai presque tout (Plon), le patron des RG racontait que la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing, en 1974, aurait été en partie financée par l’UIMM, via un groupuscule d’extrême droite.