Au cours de cette semaine de l'entre-deux tours des municipales, le débat, les échanges d'arguments portent autant sur la stratégie de BAYROU que sur le MoDem lui-même, semble t-il.
Que ce débat ait lieu, ça n'est pas surprenant. Il avait surgi, avec la force que l'on sait avant le 2ème tour des présidentielles, et cela grâce à Ségolène ROYAL. On sait aussi que notre candidate avait été amplement dénigrée en cette occasion.
Et dans les mois qui ont suivi, il ne s'est plus passé grand-chose ... l'immobilisme sur ce sujet semblant le maître-mot au PS.
Mais voilà, le sort de nombreuses municipalités dépendra, le 16 mars, des alliances qui se sont réalisées entre listes de Gauche et listes MoDem ... parce qu'il faut bien arriver à un résultat électoral, et convaincre les citoyens.
Et, même s'il s'agit d'élections locales (enfin, c'est ce que l'on dit, mais ...) : réussir à battre les listes de Droite !
SUR CE BLOG, UNE SERIE D'ARGUMENTS AVANCES CES DERNIERS JOURS :

Sur le Net, la stratégie du MoDem
trouble les militants socialistes
le 12.03.2008
A Colombes, où le MoDem a rejoint la liste UMP après le premier tour, les socialistes n'ont pas d'états d'âme : le site de campagne de Philippe Sarre (43 % au premier tour), tête de liste PS-PC, dénonce la stratégie de la liste centriste ("Ni droite ni gauche... Mais surtout à droite!"), l'accusant de "trahir" leurs engagements. Et le candidat socialiste d'appeler les électeurs centristes à voter à gauche, tout en moquant la stratégie du MoDem.
La stratégie du MoDem d'alliances au cas par cas avec l'UMP ou le PS dérange dans les rangs socialistes, et sur la Toile, militants et sympathisants sont dubitatifs. Même dans les villes où des alliances ont eu lieu avec le parti de François Bayrou, les militants s'interrogent. Marc Vasseur, militant socialiste dans le Nord, affiche son soutien au maire de Roubaix René Vandierendonck, qui a conclu une alliance dès le premier tour avec le MoDem.
Mais il avoue son trouble après les désaccords internes au MoDem à Toulouse, où une partie de la liste à rejoint la listes soutenue par l'UMP de Jean-Luc Moudenc. "La situation à Lyon avait déjà semé un certain trouble, donnant l'impression d'un MoDem incapable de prendre des décisions collectives, un parti d'addition de personnes où le projet politique semble accessoire, au moins pour une minorité active", explique-t-il. Avant d'ajouter : "C'est peut être aussi cela le problème de Bayrou, une ambition présidentielle, fut-elle légitime, placée au-dessus de tout" . Nicolas, sympathisant socialiste, note lui aussi que "le bipartisme n'est pas une solution", mais critique la "stratégie du MoDem qui permet juste de faire perdre toute lisibilité à la politique française".
Le "strauss-kahnien" Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, remarque lui sur son blog que "la tentative de tactique" du parti centriste "n'est pas couronnée de succès". Et juge plus important de maintenir l'union de la gauche, avec souplesse : "La stratégie de l'alliance prioritaire à gauche, sans exclure du dialogue ceux qui refusent l'UMP, est plutôt gagnante."
A la gauche du PS, le jugement est encore plus catégorique : plusieurs blogs reprennent le texte du sénateur Jean-Luc Mélanchon, qui affirme que "le MoDem n'existe pas". "Qu'on songe donner une prime à l'opportunisme noir que pratiquent les bayroutistes sous prétexte de modernité voila qui est tout a fait consternant !", martèle-t-il, raillant au passage la position de Ségolène Royal, favorable à une alliance "partout où c'est possible" avec le MoDem.