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PS : Quand les éléphants piétinent ...


Alors que chaque jour parait dans les quotidiens nationaux un article sur Bertrand Delanoe, Martine Aubry, les reconstructeurs (et moins souvent sur Ségolène Royal), la
dynamique autour des prétendants a du mal à s'enclencher...

Conséquence : les proches de Delanoe ou de Aubry parlent sans cesse (pour ne pas dire à tort et à travers) à la presse
(certainement de peur qu'on les oublient) !

Dernière en date à s'exprimer?
Elisabeth Guigou qui s'est engagée au côté de Bertrand Delanoë...

Mais qu'a donc à (nous) dire de si intéressant l'ancienne garde des Sceaux?
Oh ! Trois fois rien ...   elle essaye juste de faire en sorte que Bertrand Delanoe puisse se déclarer (ndlr : essayer de lui assurer la victoire ! )

Comment ?
En nous assurant que Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont faits pour s'entendre.

Extraits :  "Ils sont très amis, ils s'apprécient et se parlent beaucoup. J'espère au final qu'il y aura des rapprochements"  a assuré l'ancienne garde des Sceaux mardi sur LCI. 


"J'espère que cela se produira" (un rapprochement Delanoe/Aubry), indique toutefois Élisabeth Guigou. "Auparavant, chacun va être sur sa contribution mais après, rien n'est exclu."

Manque de pot, du côté du pôle des reconstructeurs, dont Martine Aubry pourrait prendre la tête, Claude Bartolone est plus prudent sur un éventuel rapprochement avec Bertrand Delanoë. "Aucun des deux n'a envie que leur relation dégénère car cela ferait le jeu de Ségolène Royal", explique l'artisan du rapprochement entre fabiusiens et strausskahniens.

Les perceptions de ces déclarations stratégiques au sein du PS


À l'approche du congrès, certains au PS redoutent la multiplication des manœuvres, à l'instar de Gaëtan Gorce. Mardi soir, lors du bureau national du Parti socialiste, il a lancé une virulente mise en garde. "On est saisi d'effroi quand on réalise que tout cela va encore durer pendant près de six mois et que les débouchés prévisibles seront soit un affrontement sans issue, soit un arrangement sans contenu. Il faut en sortir et en sortir vite !", a assuré le député de la Nièvre. "Pour déjouer les manœuvres de congrès et les arrangements d'appareil», il a proposé, avec Manuel Valls et le délégué national du parti aux questions stratégiques, Louis Gautier, "de voter, le même jour et en même temps, pour les motions et pour notre premier secrétaire". La meilleure manière, selon eux, d'éviter que le congrès de Reims ne débouche sur un clash, comme à Rennes en 1990, ou sur une synthèse molle, comme au Mans en 2005



Et Ségolène Royal dans tout cela ?

La présidente du Poitou-Charentes continue son petit bonhomme de chemin en multipliant déplacements sur le terrain, contacts avec des parlementaires, réunions de travail au sein de la région...



Plutôt que de parler à la direction et aux cadres du PS, Ségolène Royal a décidé de parler aux militants (comme elle l'a fait à Bordeaux, le week-end dernier) et aux Français (comme elle l'a fait lors de son débat sur la laïcité à Rennes, lors de son rendez-vous avec des blogueurs, lors de sa déclaration sur Total...)

En résumé, pour Ségolène Royal, il s'agit d'entrer dans le congrès en s'appuyant avant tout sur les militants, de la même manière qu'elle avait conquis l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

Conclusion : La base du parti, le terrain et les militants contre la Rue de Solferino, l'appareil et les cadres, voilà l'affrontement qui se dessine pour le congrès de Reims...

Source :
LePost
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