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Ségolène ROYAL se veut rassembleuse pour "combattre et proposer"


PARIS (AFP) -  "Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure": Ségolène Royal, se voulant à la pointe du combat, a transformé samedi la présentation de sa contribution en vue du prochain congrès PS de Reims en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy.

Devant plus d'un millier de militants survoltés scandant son prénom, l'ancienne candidate à la présidentielle a évoqué "l'insupportable perspective" de la privatisation d'Areva et EDF. "Non, Nicolas Sarkozy, vous n'avez pas le droit de privatiser pour vos amis financiers, ceux que vous avez besoin de remercier pour leur connivence pendant la campagne présidentielle!", a-t-elle lancé.

"Vous n'avez pas le droit de donner à vos amis Bouygues, Bolloré, Lagardère, vous n'avez pas le droit de donner non seulement les médias mais vous n'avez pas le droit de donner le patrimoine énergétique des Français", a-t-elle martelé, vêtue d'un ensemble blanc et noir.

                (ma remarque : franchement, les couleurs de l'ensemble, ça a une importance ???)

Mme Royal a aussi fustigé à plusieurs reprises le "système prédateur de Nicolas Sarkozy", opposant la "France des Falcon" (avion fabriqué par Dassault, ndlr) à celle des salariés "au pouvoir d'achat confisqué".

Remerciant les "plus de 3.000" personnes "coauteurs de cette contribution" sur son site web, elle a appelé à un congrès "utile et serein" et décliné les sept "piliers" de son texte intitulé "combattre et proposer".

Le numéro deux du PS, François Rebsamen a résumé les "quatre révolutions du texte": "mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout".

La contribution prône notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.

La présidente de Poitou-Charentes s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

"Nous n'en pouvons plus des débats tabous, a lancé l'eurodéputé Vincent Peillon, nous n'en pouvons plus de lire le XXIe avec les lunettes du XXème quand ce ne sont pas celles du XIXème!"

Une douzaine d'intervenants -politiques ou de la société civile- se sont succédé à la tribune. Edouard Martin, délégué CFDT d'Arcelor-Mittal a fustigé Nicolas Sarkozy à Gandrange qui "a eu le culot de faire un coup médiatique sur notre désespérance".

Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a assuré: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu".

Elle a d'ailleurs invité les membres du PS "à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu".

Mme Royal a également appelé à la rejoindre "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates".

Se qualifiant de "régionaliste", elle lancé un appel à peine voilé aux barons locaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, et à leur contribution "très utile, respectable et de qualité".

Elle a cité Dickens et le penseur Friedrich Engels, coauteur avec Karl Marx du "Manifeste du parti communiste". "Aujourd'hui, une révolution est en cours. Je vous propose de la réussir ensemble. Voilà pourquoi nous devons fédérer, gagner", a-t-elle dit comme si elle souhaitait adresser un signe aux amis d'Olivier Besancenot, qui portaient sur les fonts baptismaux ce week-end leur "nouveau parti anticapitaliste".

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D
Jonathan,<br /> Dis-le à François, demande-lui pourquoi Ségolène Royal était absente pendant des mois de l'Hebdo des Socialistes !!! Hebdo qui est quand même la publication officielle du parti.(alors qu'elle faisait campagne, sans doute plus que d'autres, pour les municipales)"On a très peu entendu Ségolène" ! C'est quand même fort de café. C’est à l'évidence complètement inexact. Et puis alors, il faudrait savoir : j'en ai entendu des commentaires, selon lesquels on la voyait trop, elle avait toujours une déclaration à faire "pour se faire voir des médias", selon la bonne expression de ses détracteurs.<br />  <br /> Ses détracteurs, toujours, ne se sont pas gênés pour contester même son statut d’ancienne candidate à l’Elysée, qui ne lui donnait pas, selon eux, un rôle particulier dans l’expression du PS depuis des mois. Je ne l’ai pas rêvé, vois-tu, j’ai lu les déclarations de ses "camarades".<br />  <br /> En tout état de cause, si on demande aux français "Qui vous apparaît comme l’opposant principal à Sarkozy ?" (à la droite, c’est pareil, ne jouons pas sur les mots), je doute qu’ils répondent massivement : F. Hollande. Désolé !
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J
Je voulais dire qu'il faut s'opposer à Sarkozy mais pas QUE à lui. La droite c'est pas QUE Sarkozy.Je n'ai d'ailleurs pas compris quand elle a dit que c'était le premier vrai meeting d'opposition depuis la présidence de Sarkozy. Dommage qu'elle ait attendu un an. Pendant l'année qui vient de se passer, on a très peu entendu Ségolène (c'était l'anciennce candidate à l'Elysée et elle aurait du plus s'exprimer pendant l'année qui s'est passée).J'aurai aimé plus l'entendre...Depuis un an il n'y en a qu'un seul qui s'est opposé tous les jours à sarko, et ca on ne peut pas lui retirer c'est francois hollande.en tant qu'ancienne candidate je pense que segolene aurait du etre plus présente pour s'opposer à sarko dans l'année qui s'est déroulée
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D
Jonathan,Sur le volet "Combattre", je ne trouve pas que ce soit "bête" de s'opposer à Sarkozy, et j'ai du mal à suivre l'argument "présidentialisation de la politique", alors que le PS n'a cessé, à juste titre, de dénoncer l'hyper présidence, les dossiers, les réformes lancées (mais quant à l'aboutissement ?) par Sarkozy lui-même, quotidiennement.Les ministres ne sont même pas au courant, souvent !On le laisse faire ???En politique, j'ai l'impression qu'il faut se garder des belles certitudes sur l'avenir de untel ou untel : Sarko pas candidat en 2012 ? Et qui aurait pensé que Le Pen allait souffler la place à Jospin au 2ème tour en 2002 ???Sarko plus modéré que les députés UMP ? Je pense quand même que c'est un peu fort ! Ce n'est pas Sarko qui veut liquider Mai 68 ? ... ce n'est qu'un exemple. Quant à son cynisme sur les 35 heures ...Pour terminer (et sur ce blog j'en ai parlé), est-ce en vertu de cette "farouche" opposition au gouvernement que le PS a été quasi inexistant lors des manifestations du 17 juin ? Les responsables avaient pourtant claironné leur soutien au mouvement social, non ???
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J
J'ai pour l'instant juste eu le temps de lire la première moitié de la contribution. Pleins de choses intéressantes.Juste deçu par 2 points sur ce que j'ai lu :- Ségolène parle juste de remanier et re-déployer une partie du paquet fiscal, puisqu'il est injuste pour ne pas tout simplement pas proposer de la supprimer pour allouer les financements sur des choses plus utiles, comme linvestissement dans les PME. C'est peut-être une de ses propositions mais ce n'est pas explicite.- Je trouve ça bête de chercher à s'opposer à Sarkozy... Ca montre surtout la présidensialisation de la politique. C'est à la droite tout entière qu'il faut s'opposer, du nouveau centre au FN, et pas que Sarkozy. D'ailleurs en 2012, il y a peu de chance qu'il se présente. On voit d'ailleurs que sur certains points, Sarkozy est plus modéré que certains députés UMP (ex : test ADN, 35h, etc.). Alors je dis "ATTENTION", ne nous fixons pas sur Sarkozy, mais c'est à la droite entière qu'il faut s'opposer.
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