Ségolène Royal
"L'heure de vérité" sur France 2 - 26 juin 1994
Au lendemain de la démission de Michel ROCARD de son poste de premier secrétaire du PS, Ségolène ROYAL était longuement interrogée par Olivier MAZEROLLES sur les circonstances du départ du dirigeant socialiste, sur les courants et les clans qui minent le fonctionnement interne du parti, sur l'avenir du socialisme en France dans l'après MITTERRAND et sur le nouveau projet de la gauche démocratique. A tout cela l'ancien ministre de l'environnement répond avec calme et sérénité.
Dans cette vidéo, on y parle (les journalistes) :
- de la guerre des chefs (déjà !!!)
- des courants … des coups bas, des règlements de comptes (re-déjà !!!)
- du changement des règles de la politique (oui, oui, mais quand !!!!!)
Ségolène dans le texte (de 1994 … transposable en 2006, 2007, 2008 …) :
"J’estime que la légitimité d’une direction, d’un mouvement démocratique, repose sur la base militante"
"Je pense que le Parti Socialiste a deux chantiers devant lui :
- il faut pacifier l’intérieur du PS
- il faut remettre en mouvement le PS"
Elle parle des "espérances déçues au moment du Congrès, qui a reconduit les courants de Rennes."
Michel Rocard a perpétué la tradition des courants ? "Oui, bien sûr, et il en a été victime."
"Il n’y a pas que des choses négatives dans les courants. Le PS s’est enrichi aux courants d’idées, de pensée. Mais quand il n’y a plus eu de courants d’idées, ces courants sont tout simplement devenus des clans.
Si on veut pacifier le PS, il faut passer d’un système clanique à un système clair, avec une majorité et une opposition."
A noter aussi, au détour d’une phrase : "C’est extrêmement douloureux, un échec électoral."