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Retraites : la négociation sur la pénibilité du travail dans l'impasse



RETRAITES :

la négociation sur la pénibilité du travail
dans l'impasse


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters  -  17.07.2
008

 


Les négociations sur la prise en compte de la pénibilité dans l'âge du départ en retraite entre syndicats et patronat se sont terminées sans accord, après une ultime séance au siège du Medef, mercredi 16 juillet.



"Nous avons pris acte des propos des organisations syndicales qui conduisent à la fin de cette négociation"
, a déclaré François-Xavier Clédat, chef de file de la délégation patronale,
"un accord nous semblait possible sur le volet prévention, mais aucun compromis n'est apparu sur un dispositif de réparation".

Les organisations syndicales demandaient, en effet, que soit créé un dispositif de départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des tâches pénibles, ce que la délégation patronale a interprété comme "la mise en place de nouveaux régimes spéciaux". Les employeurs proposaient un régime de départ progressif deux ou trois ans avant l'âge normal de la retraite, sous forme d'un mi-temps payé 60 % de l'ancien salaire, à condition que l'Etat paye les 40 % complémentaires.

"IL Y A EU DU GÂCHIS"

Cette impasse met un terme à trois ans de négociations infructueuses sur la pénibilité du travail, un dossier qui faisait partie intégrante de la réforme des retraites pilotée par l'actuel premier ministre, François Fillon, en 2003. Les deux camps n'ont d'ailleurs pas manqué de s'accuser mutuellement de l'absence d'avancées. François-Xavier Clédat déplore que les syndicats n'aient "pas bougé d'un iota", alors que la CFTC accuse le Medef d'"immaturité" et de se "déshumaniser". "Il y a eu du gâchis dans cette négociation. C'est un mal de notre patronat, sur les questions de santé, ils sont toujours à la traîne, comme sur l'amiante", a résumé Jean-Louis Malys de la CFDT.

En l'absence d'un relevé des points d'accord et de désaccord, le gouvernement se voit dans l'obligation de proposer des pistes pour débloquer la situation. Jusque-là, il a laissé les discussions patronat-syndicats suivre leur cours, contrairement aux pressions exercées dans d'autres dossiers d'ordre social, comme les 35 heures ou la représentativité syndicale.

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