RESPECT DES DECISIONS !
Dans les contributions en vue du Congrès PS, Ségolène ROYAL, Martine AUBRY et François HOLLANDE s'expriment sensiblement de la même manière sur ce sujet.
On pourra noter cependant que Ségolène ROYAL (mon précédent billet) est la seule à envisager clairement des sanctions pour les militants, pour les responsables, pour les élus qui ne comprendraient pas qu'en "la jouant perso" (ce n'est pas dans le texte, là c'est moi qui traduit !), ils tuent le Parti Socialiste.
Car à quoi bon énoncer des principes, si on ne dit pas ce qui se passe quand on ne les respecte pas, quand on les transgresse ?
Parmi les 21 contributions en présence, il me semble que certaines n'évoquent même pas le sujet, et que deux autres textes l'abordent assez clairement, ceux de Martine AUBRY et de François HOLLANDE. Extraits :
Martine AUBRY :
La liberté de débat au sein du parti a pour corollaire le respect des décisions lorsqu’elles sont prises. Sans cela, il n’y a pas de Parti. La cacophonie actuelle a pour seul résultat de nous rendre inaudibles. Les idées qui ne sont pas portées collectivement n’ont pas plus de force qu’un feu de paille.
Lorsque nous avons adopté une ligne, le parti socialiste doit parler d’une seule voix. Pas seulement celle du premier secrétaire : nous sommes favorables à des responsabilités fortes confiées aux secrétaires nationaux, y compris pour exprimer publiquement la parole du parti socialiste en notre nom à tous. Il nous faut aussi une direction capable de faire respecter les décisions de notre parti à tous les niveaux de responsabilité.
(on connait quelqu'un qui n'a pas dû lire le texte, avant de le signer !)
François HOLLANDE :
Comment rendre cohérente la parole socialiste ?
Notre diversité est une chance à la double condition de mener les débats nécessaires mais aussi de les clore par une décision qui s’impose à tous. La discipline de vote –celle issue des délibérations de nos instances et a fortiori de ses militants- est la première condition de la crédibilité du PS. On ne peut prétendre vouloir lutter contre l’individualisme qui ronge notre société et l’installer au cœur de notre propre formation politique.