Source : NOUVELOBS.COM - 26.08.2008
Dans un entretien à paraître dans Le Monde daté de mercredi, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a annoncé mardi 26 août qu'il serait candidat au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès de Reims en novembre.
"Oui, je mettrai toute mon énergie au service de nos convictions", répond Bertrand Delanoë à la question "vous serez candidat au poste de Premier secrétaire?"
"Le 23 septembre, je serai le premier signataire d'une motion, pour une orientation politique que je souhaite majoritaire. J'accepterai donc évidemment la première tâche de militant, si les socialistes me la confient," poursuit Bertrand Delanoë.
La candidature du maire de Paris était attendue au sein du Parti, mais il avait jusqu'à présent pris soin de ne pas l'officialiser. Cette annonce intervient à trois jours du début de l'Université d'été du PS à la Rochelle, point de départ des grandes manoeuvres en vue du congrès qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Reims.
"Mettre fin à l'autodénigrement"
Jusqu'à présent, parmi les "présidentiables" pressentis du parti, seule Ségolène Royal, l'ex-candidate à la présidentielle, avait officiellement annoncé sa candidature à la succession de François Hollande.
Le journal oublie Julien DRAY, et me semble t-il Pierre MOSCOVICI !
(OK, ils ne sont pas "présidentiables" ... mais ils ont bien une petite idée derrière la tête)
Bertrand Delanoë explique souhaiter que le congrès de Reims "soit celui de la clarification, pour un parti dynamisé, créatif et ouvert". "Il est temps de mettre fin à l'autodénigrement mécanique et aux excès d'individualisme", affirme-t-il. "Nous rejetons la logique toxique des petites combinaisons".
"En revanche, sur une orientation claire, c'est-à-dire réformiste, européenne, écologiste, dédiée à une efficacité de gauche, nous avons l'ambition de rassembler pour gagner en 2012", poursuit-il estimant que "Reims doit être le moment du sursaut et de la fierté retrouvée".
"Avoir le courage de nous rassembler"
"Un certain nombre d'entre nous devraient avoir le courage de se rassembler sur les idées qu'ils partagent", estime-t-il citant "des militants et des élus qui ont soutenu les contributions de Martine Aubry, de François Hollande, de Pierre Moscovici ou de Jean-Marc Ayrault" ou la contribution "du pôle écologique".
"Nous sommes donc ouverts, mais dans la clarté et sur le fond. C'est la condition du changement. Et cela n'a rien à voir avec la question du futur candidat à la présidentielle", affirme-t-il également, en assurant qu'il serait "stupide de prétendre répondre aujourd'hui à une interrogation qui ne sera posée qu'en 2011".
"Le temps est venu pour Sarkozy de rendre des comptes"
Interrogé sur un possible rapprochement avec le MoDem de François Bayrou, Bertrand Delanöe affirme qu'il "ne recherche pas d'alliances avec des partis qui ne se proclament pas clairement de gauche".
"Seize mois après son élection, le temps est venu pour Nicolas Sarkozy de rendre des comptes", prévient par ailleurs le maire de Paris, réélu en mars dernier.
"Si, selon l'Insee, le moral des Français n'a jamais été aussi bas depuis vingt ans, il y a bien une raison", c'est pourquoi le PS doit proposer des solutions "aux Français, pour redresser les finances publiques et relancer l'investissement, là où l'Etat n'y consacre que 3% de ses dépenses".
Au sujet de la présence française en Afghanistan, il souligne que si "l'engagement originel, en 2001, était légitime au nom de la lutte contre le terrorisme et parce qu'il s'agissait d'un mandat international", "il faut clarifier la mission et revoir l'efficacité du dispositif".