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Cette fameuse question des alliances


Dans une interview au Parisien le 8 novembre, Vincent PEILLON
était interrogé sur le sujet :


Vous ne pensez pas que ceux qui vous reprochent d’évoquer des alliances

avec le centre refuseront un rassemblement autour de vous ?


C’est une hypocrisie car nous sommes tous sur la même position.

Michel Rocard, soutien de Bertrand Delanoë, avait demandé lors de la présidentielle l’alliance avec le MoDem dès le premier tour. Dans le même camp, Michel Destot a fait une alliance à Grenoble.

Martine Aubry, elle, l’a faite au second tour à Lille.

Même chez les proches de Benoît Hamon, certains ont fait une ouverture au centre aux municipales.


Notre ligne est claire : on veut un grand PS, un parti de masse où viennent les jeunes, les classes populaires. Ensuite, nous voulons le rassemblement de la gauche et enfin, comme cela a toujours été fait, y compris par François Mitterrand, nous voulons rassembler sur nos valeurs et sur notre projet socialiste tous ceux qui veulent battre la droite.

Cessons les comportements sectaires à l’intérieur du PS, à l’égard des partenaires de la gauche plurielle, à l’égard de l’extrême gauche, puis à l’égard des démocrates. Nous n’avons pas à distribuer des paires de claques à tout le monde à l’intérieur du PS, ni sur notre gauche, car les mêmes qui rejettent le centre critiquent violemment Besancenot, ni vers les démocrates.

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Un rappel de notre motion n'est pas inutile :


6.5 - Fédérer la gauche et attirer les démocrates

Il est parfaitement légitime que le congrès du PS débatte de sa stratégie d'alliances.

C'est une question importante. Elle découle en effet du projet du PS, de sa force idéologique, politique, électorale. C'est aussi une question que l'on doit aborder avec franchise, en regardant les réalités en face, en évitant par exemple le double langage des alliances locales les plus diverses, combinées à un discours fermé voire sectaire au pan national.


Premier principe : nous voulons, comme tous les socialistes, un parti socialiste  puissant, plus puissant qu'aujourd'hui. La moyenne électorale du PS, ces 15 dernières années se situe entre 20 et 25 % des suffrages exprimés, sauf exception. Nous pensons que le Parti socialiste peut et doit faire mieux en se fixant comme objectif ambitieux de dépasser les 30 %, comme François Mitterrand nous en a montré la possibilité en 1986 et 1988. Cela dépend de nous, de notre capacité à nous rassembler, à devenir le parti de toute la société française pour porter un idéal réalisable, un enthousiasme, une gaieté et une envie d’être ensemble. 
 
Deuxième principe : nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Épinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.  A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous. 

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