Dans un document officiel, les représentants de la présidente de Poitou-Charentes à la commission chargée de vérifier les votes demandent au conseil national l'annulation du scrutin pour désigner le premier secrétaire du Parti socialiste.
Ils réclament au conseil national, qui se réunit mardi soir, l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.
Pour les représentants de l'ex-candidate à l'Elysée à cette commission, le sénateur David Assouline, Jean-David Ciot et l'avocat Jean-Pierre Mignard, "de nombreuses irrégularités, quelques unes faisant peser des soupçons sur les intentions réelles de leurs auteurs, pouvant s'apparenter à des fraudes, ont été constatées dans le cadre de ces opérations de vote".
Les estimant "constitutives de manoeuvres altérant la sincérité du scrutin", ils demandent "au Conseil national d'annuler le scrutin du 21 novembre 2008", qui a donné la victoire par 42 voix à la maire de Lille.
Selon les représentants, "il sera démontré que les contestations notamment élevées par Ségolène Royal, font apparaître que celle-ci peut autant, sinon plus, que Martine Aubry revendiquer la victoire".
"Ce scrutin est vicié de façon rédhibitoire et il ne peut produire aucun effet utile ou légitime", disent-ils, évoquant notamment des cas d'absence d'isoloirs ou de listes d'émargement ou de destructions de procès verbaux.
Les travaux de la commission interrompus lundi à 17h devaient reprendre ce mardi à 14h alors que le Conseil national du PS a lieu à 18h.
Terre brûlée
De son côté, le député Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Martine Aubry, a dénoncé mardi une "politique de la terre brûlée" de la part des partisans de Ségolène Royal. "Ils ne peuvent appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue" ni "s'en remettre à la justice pour désigner la première secrétaire" du PS, estime-t-il.
