
Aurélie FILIPPETTI - lundi 1er décembre 2008
Arcelor Mittal : la crise frappe les salariés
mais pas les actionnaires
Arcelor-Mittal annonce la suppression en France de 1400 emplois du secteur non productif. Cette décision est un pur scandale quand on sait que la société s'apprête à réaliser entre 5 et 7 Milliards d'euros de bénéfices en 2008 dont 4,5 qui seront reversés aux actionnaires.
Si l'on prend en compte les 600 emplois qui seront supprimés à Gandrange, ce seront en tout plus de 2000 postes qui disparaitront par la seule volonté de la direction d'Arcelor-Mittal.
Celle-ci ne peut nous faire croire que la crise est la seule cause de ces licenciements.
Elle n'est qu'un alibi et nous avons désormais la certitude que ces dégraissages étaient bien programmés par la direction d'Arcelor-Mittal.
Je remarque aussi le silence assourdissant du Président de la République qui était venu fanfaronner devant les ouvriers de Gandrange, en février dernier, que l'Etat ne laisserait pas tomber le site et ses employés.
L'annonce de prochains licenciements ne fait hélas qu'éclairer cette politique du mensonge et de la poudre aux yeux.
Nicolas Sarkozy avait alors promis 10 millions d'euros pour sauver Gandrange mais aussi de revenir voir les salariés avant la fin 2008.
Aujourd'hui, nous attendons toujours l'un comme l'autre!!!