
(AFP) Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy devait viser "l'unité nationale" face à la crise et discuter avec les syndicats et les partis d'opposition, plutôt que de chercher un "gouvernement d'union nationale" à travers des "débauchages".
"Plutôt que de préparer des débauchages, songer toujours au coup suivant, jouer sur les plus mauvais ressorts des uns et des autres, je crois qu'il y a un objectif d'unité nationale cette année", a affirmé sur France Inter l'eurodéputé PS, au lendemain des voeux télévisés du chef de l'Etat.
"M. Sarkozy, plutôt que de préparer ou d'appeler à des gouvernements d'union nationale, qui ne servent à rien et qui font perdre des repères à chacun, devrait réunir les syndicats, les partis d'opposition" et les "mettre autour de la table", selon lui.
"La gauche, a-t-il rappelé, dirige la quasi-totalité des grandes collectivités locales" qui réalisent "70% de l'investissement national".
Nicolas Sarkozy "n'est pas seul au monde. Ce n'est pas 'moi-je', diriger la France. Il y a vingt régions, il y a des grandes collectivités locales", a insisté ce proche de la présidente de Poitou-Charentes.
M. Peillon a stigmatisé "l'exercice incroyable d'autosatisfaction" du président de la République et son "formidable abus de la première personne du singulier" lors de ses voeux télévisés.
Il a jugé "dérisoire" le plan de relance décidé par le gouvernement : "il faut se tourner de façon plus équilibrée vers la consommation autant que vers l'investissement avec des montants beaucoup plus importants", a-t-il dit alors que la direction du PS doit annoncer fin janvier ses propres propositions pour la relance de l'économie.