
Benoît HAMON, nouveau porte-parole du PS, avait récemment dénoncé la "rage" des proches de Ségolène Royal : "Les royalistes ont dans le sang ce poison de la division dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant".
Ce dernier a regretté jeudi ses propos, estimant qu’il avait eu "tort" de le dire et qu’il s’agissait d’une "faute" de sa part.
Interrogé sur RTL au sujet de sa déclaration dans une interview au mensuel Bretons, l’eurodéputé a répondu :
"Je l’ai dit le 12 décembre, dans un moment qui est un moment que je regrette d’ailleurs". "Je le regrette, parce que si ça a blessé - je pense que ça a blessé des militants socialistes sincères - c’était une faute de ma part ..."
"Nous étions dans un moment qui était un moment de tension, on dit parfois ce qu’on a sur le coeur, et on a tort de le dire. J’ai eu tort de le dire".
Après les propos polémiques que l'on attendait pas de la part du porte-parole du PS, il faut donc prendre acte de ce mea culpa.
Je relève que, à ma connaissance, Henri Emmanuelli n'a rien fait de la sorte après nous avoir assimilé à des membres d'une secte.
Je relève aussi que plusieurs intervenants sur des sites Désirs d'Avenir, tout en saluant - à des degrès divers - ces excuses publiques de Benoit HAMON, restent prudents quant à la volonté réelle de ne plus "blesser" une partie non négligeable des militants socialistes.
Beaucoup considèrent, et j'en fais partie, que les bonnes résolutions de début d'année n'ont pas fait disparaître comme par enchantement le front "TSS".
Apparu de manière éclatante lors du Congrès de REIMS, il n'a certainement pas fondu comme neige au soleil !