Le Président a déclaré devant des ouvriers d’Alstom qu’il n’avait pas été élu "pour augmenter les impôts" rappelant à ceux que ça "démange" de les augmenter que la France était dans une "compétition" et devait éviter de faire fuir les investisseurs.
Cette sortie non dénuée d'un agacement évident, semble destiné à répondre aux parlementaires de l'UMP qui, tels Pierre Méhaignerie, bataillent pour la mise entre parenthèse ou l'aménagement du bouclier fiscal.
Mais au lieu de leur répondre directement, le Président a voulu prendre à témoin des ouvriers menacés par la crise censés mieux comprendre les nécessités de la mondialisation.
C’est le Medef qui va être content !
Quelle élégance, quelle utilisation raffinée de notre belle langue !
Avec lui, avec ses mots simples et délicatement choisis, on devrait tout comprendre, bon sang :
Eh bien non ! Des tas d'ignorants ne veulent pas comprendre que c'est la mondialisation, la mon-dia-li-sa-tion, et le bouclier fiscal va permettre d'attirer des investissements en France ... Puisqu'on vous le dit !
Bon, il ne leur en veut pas, Sarko. Un conseiller lui a dit que certains étaient un peu secoués en ce moment, qu'on allait les foutre à la porte de leur entreprise ...
Mais bon, ça pourrait être plus grave ... que ça soit lui qui perde son job de "président élu pour faire des réformes" !!!
Alors, on est gentil, hein, on le laisse travailler !