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2ème tour Régionales 2010 : large victoire de la Gauche

régionales 2010- 2ème tour - score national
La gauche confirme son succès,
l'Alsace reste à droite

Source : LEMONDE.FR  -  le 21 mars 2010

Selon les premières estimations, les électeurs, qui se sont légèrement plus mobilisés, ont confirmé le résultat du premier tour des élections régionales, en accordant la victoire à la gauche dans presque toutes les régions.


Léger sursaut de la participation

Comme au premier tour, les électeurs n'ont pas voté en masse ce dimanche. Mais plus de la moitié des inscrits se sont déplacés à l'occasion de ce second tour. Selon les instituts de sondage, l'abstention se situe entre 49 % et 49,5 %, alors qu'elle avait atteint 53,6 % au premier tour, un record pour des élections régionales. Elle reste bien supérieure à l'abstention enregistrée au second tour des élections régionales de 2004 (34,32 %).


La gauche largement majoritaire au niveau national
Le second tour confirme la défaite de la droite esquissée dès le premier tour. La gauche obtiendrait 59 % des suffrages dans six régions métropolitaines où elle affrontait la droite en duel, selon l'institut TNS-Sofres/Logica. Dans douze régions théâtres d'une triangulaire avec le Front national, le PS et ses alliés obtiendraient 49 %, contre 33,5 % à la droite et 17,5 % au Front national.

L'union de la gauche remporte la quasi-totalité des régions

En Poitou-Charentes, la présidente sortante, Ségolène Royal, emporte la mise avec 60 à 61 % face au ministre des transports, Dominique Bussereau, améliorant d'environ cinq points son score de 2004.

En Ile-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon bat largement sa rivale UMP, Valérie Pécresse. Le président de région sortant obtiendrait 55,3 % selon des résultats partiels communiqués par le ministère de l'intérieur.

Les socialistes Jean-Jack Queyranne (51 %) en Rhône-Alpes et Daniel Percheron (51,8 %) en Nord-Pas-de-Calais, ainsi que Georges Frêche en Languedoc-Roussillon (54 %), conservent facilement leur siège, dans le cadre de triangulaires avec la droite et le Front national.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le président sortant, Michel Vauzelle, s'impose avec 43 % face à l'UMP Thierry Mariani
(33 %). Avec 24 %, Jean-Marie Le Pen arrive troisième, en progression de quatre points par rapport au premier tour.

Jean-Yves Le Drian (PS) conserve largement (49,9 %) la région Bretagne dans une triangulaire avec l'UMP (32 %) et Europe Ecologie (17,9 %).

En Pays de la Loire, Jacques Auxiette (PS) a rassemblé 57,2 % des voix face au candidat de la majorité Christophe Béchu (42,8 %).

La Corse, seule région métropolitaine, avec l'Alsace, à avoir résisté à la vague rose de 2004, bascule à gauche. Elle est arrivée en tête avec 36,7 % des voix, devant l'UMP (27,5 %) et les deux listes nationalistes (25,9 % et 9,9 %), selon une estimation diffusée par France Bleu Frequenza Mora, France 3 Corse et l'institut MediaTerra.


L'UMP conserve l'Alsace et conquiert La Réunion
La gauche ne réalise pas le "grand chelem" qu'elle espérait. En Alsace, alors que les derniers sondages prédisaient droite et gauche au coude-à-coude, l'UMP conserve finalement cette région assez facilement, avec 46 à 47 % des suffrages, loin devant la gauche (autour de 39 %) et le Front national (14 % à 15 %).

Autre motif de satisfaction pour l'UMP : la victoire à La Réunion, où Didier Robert l'a emporté (45,46 %), dans une triangulaire qui le mettait aux prises avec le président sortant du conseil régional, le divers gauche Paul Vergès, et le candidat du PS.


Les réactions
Première à s'exprimer dimanche soir, peu après 20 heures, Ségolène Royal a évoqué un "vote sanction" qui "a pris pour la droite l'allure d'une déroute". "Le président de la République, le gouvernement et sa majorité doivent prendre toute la mesure de cette défaite cinglante et reconnaître leur échec", a-t-elle ajouté.

Le premier ministre, François Fillon a dit reconnaître "le succès des listes de gauche aux élections régionales et assumer sa part de responsabilité". Il sera reçu lundi matin par Nicolas Sarkozy, pour "faire le point sur le message des Français", a annoncé l'Elysée.
"Il faut revenir à nos fondamentaux, c'est-à-dire ce qui a permis l'élection de Nicolas Sarkozy comme président de la République et de la majorité en 2007",
a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale,
Jean-François Copé
, qui a reconnu une "réelle défaite". A la question de savoir si cet échec était un échec personnel pour le chef de l'Etat, il a considéré que "dans des périodes comme celle-là, difficile pour une famille politique, on doit faire preuve de beaucoup de lucidité, donc crever les abcès (...) et de beaucoup d'esprit de responsabilité".

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