
Elle est tellement "affichée" qu’elle ne nous avait pas sauté aux yeux. Heureusement, le journal de Dassault est là pour nous rappeler à la réalité. Oui, Nicolas Sarkozy est devenu serein. Vraiment serein. Il aurait d’ailleurs confié à "un ministre de ses amis" que ses "ambitions personnelles sont assouvies" et qu’il n’aurait "plus que des ambitions collectives" ! Tout le monde est témoin de ce changement. Surtout Le Figaro ! Et bien sûr les ministres auxquels le quotidien donne la parole. L’un d’entre eux ose expliquer que le chef de l’Etat "a appris la gravité des choses" !
Quand Sarkozy se jospinise !
Il a aussi, semble-t-il, découvert qu’il ne pouvait pas tout, que le verbe n’était pas le faire, que l’agitation n’était pas l’action. Le Figaro nous révèle que, interrogé sur le dossier "Continental", il aurait répondu : "Je ne sais pas. Je n’ai pas réponse à tout, un sujet après l’autre." Il a tellement "appris la gravité des choses" Nicolas Sarkozy, qu’il se "jospiniserait " presque ! Laissez-le encore quelques mois aux affaires et il finira par nous dire, à son tour, que "l’Etat ne peut pas tout"…
Heureusement, le quotidien nous dévoile une autre scène de la vie quotidienne au Palais qui nous prouve que la mutation de Nicolas Sarkozy en véritable homme d’Etat (ennuyeux et prévisible) est loin d’être terminée. Juste avant sa visite officielle en Espagne, il aurait pris connaissance avec satisfaction d’un classement des quinze leaders d’opinion de la planète, réalisé par... Facebook. Un classement dans lequel il est le seul homme politique à apparaître avec… Barack Obama. Ouf, Nicolas Sarkozy reste ce grand enfant qui voulait conquérir le monde. Et ça, il n’y a que Le Figaro pour ne pas le voir. Et pour cause, pour le journal, c’est presque déjà fait : "Visiblement, Nicolas Sarkozy estime désormais s’être taillé sa place dans l’Olympe des chefs d’Etat qui influencent le cours de l’Histoire." Comment dit-on déjà ? Sans liberté de lécher…