On voit bien là que notre parti n'a plus la notion de ce que ressentent nos concitoyens.
La maison brule et il faudrait attendre 6 mois que les pompiers arrivent.
Suggérons à la direction du parti socialiste d'aller chercher les idées là où elles ont déjà été débattues :
- dans les associations qui soutiennent les chômeurs, les sans-papiers, les sans domicile fixe...
- auprès des éducateurs de quartiers défavorisés,
- auprès des syndicats,
- auprès de tous les professionnels qui interviennent dans l'éducation, la santé, la culture, l'information, la communication...
- auprès de tous ces "think tanks" qui réfléchissent à l'économie, à l'action politique...
Et puis, pensons à tout ce qui émerge actuellement des universités populaires et participatives de Désirs d'Avenir.
Les idées existent, c'est le moment ou jamais de les mettre en pratique.
Encore faudrait-il que certains, englués dans leurs certitudes et leur ostracisme, se décident à passer à l'action en matière de travail collectif, de rassemblement, plutôt que d'en parler, d'en parler, d'en parler ...
Pourquoi ai-je dit "ostracisme" ?
C'est à cause d'une anecdote qui me reste dans la tête. Ca s'est passé au Conseil Fédéral du 8 juin à LILLE, ça se passe comme ça au Parti Socialiste :
Un des mandataires de la motion "E" à l'automne 2008 est intervenu, pour signaler notamment que "Désirs d'Avenir" (qui est une association, ne leur en déplaise) allait organiser un travail de réflexion dans le cadre d'une Université Populaire Participative consacrée à la "Croissante verte".
Quel brouhaha et que de moqueries au seul nom de "Désirs d'Avenir" ! Pensez-donc, une secte (je ne l'ai pas entendu ce soir-là, mais les réactions furent ... déplacées).
D'autant plus déplacées, aussi, après le succès des Verts au scrutin européen de la veille !!!