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Affaire Orelsan : une association de défense des femmes soutient Ségolène


Suite à la polémique sur l'affaire Orelsan / Francofolies, et  les accusations portées contre Ségolène ROYAL, l'association des Elu(e)s Contre les Violences faites aux Femmes soutient la position "courageuse et honnête" de la présidente de la région Poitou-Charentes.

Cette association est composée de personnalités politiques d'horizons divers (Verts, PS, UMP, PCF, PRG, CAP21, Alternative citoyenne, MoDem), comme on peut le constater sur le site ECVF.


Orelsan : une association de défense des femmes
soutient Ségolène ROYAL

  AFP  -  13 juillet 2009


L'association des Elu-e-s contre les violences faites aux femmes (ECVF) a soutenu lundi la position "courageuse et honnête" de Ségolène Royal, qui en tant que présidente de région avait souhaité que le rappeur controversé Orelsan ne se produise pas aux Francofolies de La Rochelle.

"Nous soutenons Ségolène Royal, dont nous estimons la position courageuse et politiquement honnête", indique l'ECVF dans un communiqué.

"Courageuse, car le combat contre le sexisme paie peu en termes de reconnaissance médiatique, politique ou sociale. Honnête, car (...) Ségolène Royal est engagée depuis une quinzaine d'années contre les violences faites aux femmes", précise l'association "qui rassemble des élus de tous les partis politiques républicains de gauche comme de droite".

La déprogrammation du rappeur Orelsan des Francofolies a pris un tour politique, les critiques se concentrant sur la présidente socialiste de Poitou-Charentes. Si le festival a nié toute pression, celle-ci n'avait pas caché sa satisfaction après la déprogrammation du rappeur.

"Depuis qu'Orelsan a été déprogrammé des Francofolies, Ségolène Royal est prise pour cible", déplorent ces élus, faisant valoir que "d'autres personnalités politiques de différents partis ont aussi dénoncé le caractère inadmissible des paroles d'Orelsan, sans s'attirer autant d'animosité", citant notamment Dominique Bussereau (UMP), Christine Albanel (UMP), la députée Marie George Buffet (PC), le président de la région Centre François Bonneau (PS), ou l'adjoint au Maire de Paris Christophe Girard (PS).

"Si les femmes n'étaient pas considérées comme des citoyennes de seconde zone, l'affaire Orelsan n'aurait même pas eu lieu : car de tels chanteurs ne seraient pas programmés, tout comme ne le sont pas des chanteurs ou des artistes aux messages racistes ou antisémites", estime l'ECVF.

"Pourquoi n'agite-t-on l'épouvantail de la censure que lorsqu'il s'agit de sexisme?", interroge l'association, qui demande "une prise de conscience politique de la dangerosité du sexisme et du machisme érigés en culture".

"Presque tout le répertoire du chanteur, et non seulement la chanson  'Sale Pute', fait l'apologie des violences sexistes et sexuelles", assure l'association, qui cite la chanson "Suce ma bite pour la Saint-Valentin".

Pour ECVF, la liberté d'expression "connaît des limites : l'appel à la haine et au meurtre", et estimant que "Orelsan a dépassé toutes ces limites".

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