On connait la chanson. De déception en déception, de coup foireux en coup foireux, les militants du PS voient leur parti s'enfoncer, et entendent chaque fois, inexorablement, les appels à l'oubli de ces épisodes qui fâchent : allez, on va vite oublier, on va passer à autre chose, regardons devant nous !
Oui, on connait. Nouvelle illustration avec les courriers échangés entre Martine Aubry et Manuel Valls. Ce passage lu dans LeParisien.fr (le 16 juillet 2009) nous indique la conduite à tenir, et nous sommes sauvés ! :
"Il n’y a de toute façon pas de majorité au PS pour sanctionner Valls, assure un membre de la direction du parti, sous couvert d’anonymat. Même si beaucoup pensent qu’il est un peu limite dans sa démarche, la réaction de Martine est excessive. Il faut vite oublier cette histoire."

IL FAUT VITE OUBLIER CETTE HISTOIRE !!!
Après le lamentable congrès de Reims, mes chastes oreilles ont entendu ce même type de discours lénifiant venant de mes chers responsables locaux :
"Il faut vite oublier ce congrès raté, et se mettre au travail" !
Je ne peux m'empêcher de penser qu'avec de tels propos apaisants, et parce que le "travail collectif" a été une illusion, le PS paye maintenant la facture : échec aux européennes, fuite des adhérents (dans cet ordre ou dans l'ordre inverse), désarroi des militants ... et celui des dirigeants.
Les hauts dirigeants, je ne les fréquente pas. Par contre -- et il ne faudra pas qu'à la rentrée on me raconte "des salades" -- le moral des quelques camarades rencontrés récemment est au plus bas. Leur nombre aussi !
Pour en revenir au congrès de Reims, occasion (gâchée) pour le PS de définir une orientation, j'en connais quelques uns qui n'ont absolument pas oublié l'affligeant spectacle :
LES FRANCAIS !!!