
La loi sur le travail dominical est entrée en vigueur ce week-end. Mais ses détracteurs ne désarment pas : le secrétaire général de Force Ouvrière indique avoir saisi le BIT.
"Il y a une convention internationale du travail sur le repos hebdomadaire, et nous considérons que la loi qui a été votée ne répond pas, ne respecte pas toutes les dispositions de cette convention", a expliqué Jean-Claude Mailly ce matin sur RTL.
Il précise que des dérogations existent, certes, à cette convention internationale ; mais souligne qu’il y a "des formes à respecter et on ne peut pas déroger de manière temporaire et pour n’importe quoi".
Ces dérogations concernent des secteurs bien précis : santé, restauration, entreprises qui travaillent en continu...
Et le secrétaire général de FO estime qu’elles ne doivent pas être étendues à tous les secteurs : "ce n’est quand même pas vital d’aller acheter des meubles un dimanche".
Force ouvrière en appelle à
l'Organisation internationale du travail
Source : lesechos.fr - le 18 août 2009
"Observations". Comme elle l'avait déjà fait - avec succès - contre le contrat nouvelle embauche, Force ouvrière a saisi l'Organisation internationale du travail contre la réforme du travail dominical. La procédure choisie n'est pas tout à fait la même. En 2005, la centrale avait émis une "réclamation" ; cette fois-ci, elle a transmis des "observations". Mais l'objectif affiché est identique : contraindre la France à revoir sa réforme.
Force ouvrière estime que, contrairement à ce que veut la convention internationale n° 106 sur le repos hebdomadaire, les dérogations au repos hebdomadaire dominical ne sont pas suffisamment justifiées.
"Si on le fait, c'est qu'on estime qu'on a des chances de gagner", commente le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Le feuilleton va en tout cas durer : il s'était écoulé deux ans avant que l'OIT condamne le CNE. D'ici là, on peut imaginer que, comme à l'époque, la justice française soit aussi saisie du même argumentaire.