
"Un débat de vie ou de mort" pour le PS
Selon Manuel Valls, présent ce samedi à Marseille aux ateliers d’été du courant PS, L’Espoir à gauche, le dossier des primaires est "un débat de vie ou de mort" pour le PS : "Dans ce cycle politique qui commence, c'est la dernière tentative pour nous sauver."
Avec les primaires, "on crée les conditions d'une dynamique nouvelle et c'est l'occasion d'un autre rapport à la démocratie", vante le député-maire d’Evry, premier, en juin dernier, à s’être déclaré candidat aux primaires, qui appelle à "imposer" cette "formidable occasion de mobiliser".
Deux autres proches de Royal, Jean-Louis Bianco et Vincent Peillon, leader du courant L'Espoir à gauche y étaient déjà allés, vendredi, de leur plaidoyer pro-primaires. Sans pour autant approuver la méthode de Montebourg, jugée «inopportune» par Bianco. "Les menaces ne servent à rien, je ne crois pas que ce soit la bonne méthode", a également commenté Peillon.
"Il faut aller assez vite. Il faut que nous en parlions très sérieusement dans les prochaines semaines", a déclaré l'eurodéputé sur France-Inter, tandis que Bianco réclame un vote "des militants à la rentrée" sur les modalités, puis la mise en place de ces "primaires après les régionales". Lui assure cette position largement partagée au sein du parti, citant Ségolène Royal, Benoît Hamon, les amis de Dominique Strauss-Kahn et une partie de ceux de François Hollande et de Bertrand Delanoë.
Peillon insiste enfin, sur la nécessité d’élargir ces primaires au-delà des socialistes, pour faire participer "tous les protagonistes : les Verts, les Radicaux, les citoyens et bien entendu le plus grand nombre de français." Il se veut optimiste quant à la participation: "l'idéal c'est d'aller vers trois, quatre millions" de votants.
En revanche, Benoît Hamon, sans s’opposer au dispositif - les primaires peuvent "permettre d'atteindre l'objectif" de battre Nicolas Sarkozy – refuse de se précipiter. "Le PS n'est pas sommé de résoudre la question du mode de sélection du prochain candidat dans les trois mois sous peine de disparaître", temporise son porte-parole dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.