
Harlem Désir, proche de Bertrand Delanoë, exhorte, à la veille de la consultation sur la rénovation du PS, les militants de sa sensibilité à ne pas rater ce "rendez-vous" et à "poser un acte d'avenir".
"La rénovation ne peut être, pour nous, ni un voeu pieux, ni une posture : c'est aujourd'hui l'intérêt général de tous les socialistes", écrit M. Désir dans une lettre aux militants de la motion de M. Delanoë au Congrès de Reims intitulée "Clarté, courage, créativité", rendue publique mercredi.
"Que chacun vote selon sa conviction, mais que le vote soit massif, car c'est cela la rénovation. Le 1er octobre, posons un acte d'avenir", lance le chargé de la coordination au PS.
Pour lui, c'est "un rendez-vous que nous ne devons pas rater", une "occasion d'avancer sur des questions décisives et d'engager un nouveau dialogue avec les Français".
La rénovation du PS est "une nécessité non pour rompre avec son histoire, mais pour lui redonner un temps d'avance en matière de pratiques politiques et démocratiques comme il a su le faire avec audace à plusieurs reprises", assure M. Désir.
Sur la limitation du cumul des mandats, une des onze questions posées aux militants, M. Désir juge qu'elle "doit contribuer au changement des pratiques politiques, aider au renouvellement et permettre de faire une place plus grande à la représentation de la diversité de notre société".
Il cite l'exemple de la fédération du Finistère, dirigée par Marc Coatanéa, qui après avoir saisi ses militants "l'a immédiatement appliquée avec ses élus". (*)
Il rappelle que Bertrand Delanoë avait démissionné de son mandat de parlementaire dès son élection comme maire de Paris.