La meilleure riposte aux provocations, à la brutalité et à la corruption d'un système qui tire la France vers le bas, c'est la construction d'un avenir commun appuyé sur les valeurs républicaines de liberté, d'égalité et de fraternité.
Dans ce contexte, la Fête de la Fraternité revêt cette année une importance toute particulière.
C'est pour cela que Ségolène Royal a choisi de l'organiser dans une ville de banlieue telle qu'Arcueil (ville du Val-de-Marne, toute proche de Paris).
Alors que le pouvoir en place, pouvoir de la peur, confronté à ses échecs fracassants dans la sécurité, dans l’économie, dans l’éducation, dans la santé, a pris la décision funeste, pour faire diversion, de bafouer la République ; alors que ce pouvoir dépressif se nourrit du discrédit de toutes les formes de croyance et d’espérance, notre pays a besoin de se souvenir qu’il existe toujours un rêve qui s’appelle la France, le rêve d’une société fraternelle, où les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Face aux mensonges sarkozystes, nous nous devions de montrer à notre pays son vrai visage. C’est pour cela que nous organiserons notre Fête de la Fraternité dans une ville qui est un symbole parce qu’elle ressemble à tant d’autres villes de France.
Arcueil représente le type même d'une ville populaire. Elle compte 45% de logements sociaux, ses cités les plus récentes ont été construites pour offrir un environnement harmonieux. Les plus anciennes, comme « la Vache Noire » ou « le Chaperon Vert », ont été construites dans les années 1960. Elles font aujourd’hui l’objet d’importantes reconstructions, démolitions, réhabilitations, qui impliquent l’ensemble des habitants. Ces cités côtoient plusieurs quartiers pavillonnaires, représentatifs de ce que l’on appelle souvent abstraitement « le péri-urbain », alors qu’il s’agit de la réalité de la vie de plusieurs millions d’entre nous. Arcueil témoigne ainsi d’une diversité urbaine et sociale que l’on retrouve dans tant de nos villes qui contribuent aujourd’hui à faire le visage de la France.
Sa diversité sociale s’enrichit d’une diversité culturelle. Plus de quarante-sept nationalités sont représentées dans cette ville où les habitants ont toujours été à l’avant-garde de la défense des Droits de l’Homme, de l’ouverture et de la coopération avec l’étranger. A l’époque de l’Apartheid, Arcueil s’est ainsi distinguée par ses témoignages de solidarité envers les Sud-africains en lutte. C’est ainsi que Dulcie September, qui représentait l’ANC en France, y a été accueillie et y a résidé, et que Nelson Mandela a visité Arcueil en 1996 pour rendre hommage à la solidarité de ses habitants ; beaucoup d’Arcueillais-es s’en souviennent encore aujourd’hui.
Contre la propagande éhontée de ce pouvoir qui voudrait nous faire croire que nous ne pouvons pas vivre ensemble, Arcueil est la preuve flagrante que la diversité est toujours harmonieuse quand elle se conjugue avec la fraternité, quand le respect est partagé et quand on donne à tous le pouvoir de s’exprimer et à chacun l’attention qu’il requiert.
La ville s’est par exemple illustrée ces dernières années par des initiatives démocratiques importantes : les assemblées de quartiers dotées de budgets, le droit de pétition devant le Conseil municipal, le référendum local d’initiative populaire, par exemple pour la réhabilitation des cités. C'est une ville qui démontre quotidiennement les vertus de la démocratie participative.
Pour toutes ces raisons, Arcueil a le visage de la France : des femmes et des hommes qui prennent en main leurs destins, qui agissent les uns vis-à-vis des autres en citoyens, qui pour beaucoup, comme tant d’entre nous, endurent la situation actuelle, qui comme tant d’entre nous se demandent souvent comment finir le mois, mais qui comme tant d’entre nous résistent, travaillent, espèrent et qui, coûte que coûte, luttent à leur échelle pour une France plus forte parce que plus solidaire. C’est la France où la fraternité n’est pas qu’un mot, mais une réalité et un combat quotidiens. C’est la France que ce système corrompu voudrait cacher pour mieux faire passer dans l’ombre ses mesures injustes et impuissantes. C’est la France qu’à Désirs d’Avenir nous avons décidé de regarder dans les yeux.
Nous remercions Daniel Breuiller, maire d'Arcueil, pour son accueil. Nous avons eu l'occasion à de nombreuses reprises d'observer et apprécier son travail remarquable en ce qui concerne le rassemblement à gauche, au-delà des étiquettes. Nous connaissons son abnégation et son engagement pour la démocratie jusqu'au bout. Et comment oublier que les efforts réalisés dans la ville ont aussi été possibles grâce à l’implication de Denis Weisser depuis plusieurs années ? Quand on connaît les qualités humaines de Denis et son engagement dans le sens de l'intérêt général, on n'est pas surpris que les Val-de-marnais aient reconnu son travail en l’élisant conseiller Régional.
Nous devrons être nombreux à Arcueil pour montrer qu’une autre France est possible et que nous refusons de nous taire et de subir.