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Notre candidate et le maritime

 NOTRE CANDIDATE ET LE MONDE MARITIME

  A moins d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, il était utile et nécessaire que Ségolène Royal donne son point de vue aux questions posées par l’institut de la mer et le cluster maritime sur les problématiques et les préoccupations maritimes.

Il nous semble aujourd’hui urgent de ne pas oublier cette spécificité  qu’est le monde de la mer, et qui représente en France un aspect non négligeable de notre économie.

     LE FAIT MARITIME EN FRANCE

Secteur pesant 317000 emplois directs et plus de 40 milliards de chiffre d’affaires, plus de 2% du PIB.
Plus de 384 millions de tonnes de marchandises ont été traitées par les ports français en 2006. 
+ de 40% de son commerce intérieur est transporté par la mer

 

Environ 1 Milliard de tonnes de pétrole entrent dans les ports et traversent nos eaux

+ de 100 navires s'échouent chaque année coûtant la vie à + de 3000 personnes.
Devant les effets de la mondialisation la France a régressée sa place au niveau mondial pour occuper aujourd'hui que le 29ème rang de sa flotte de commerce.
DANS LE DOMAINE DE L’ACTION DE LA MER :

Elle souhaite l’adoption rapide du paquet "Erika 3" et réclame une "clarification des responsabilités de tous les maillons de la chaine du transport maritime", ainsi que la reconnaissance du préjudice écologique.

  FACE AU RETARD DE LA FILIERE PORTUAIRE FRANCAISE EN EUROPE :

 

  Le trafic en manche a atteint une telle intensité que se posera inévitablement à court et moyen terme la question de la saturation de la manche.

Elle regrette le "retard de la filière portuaire française" seuls des ministres socialistes ont eu le courage de poser le problème de la compétitivité des ports français et d’engager des réformes structurelles qui n’ont pas toutes pu aller à leur terme.

DANS LA CONSTRUCTION NAVALE ET L’INNOVATION:

Pour mémoire la construction et la réparation navale emploient en France près de 90000 Personnes.

 

En dehors du secteur militaire et du nautisme, la navale civile représente encore + de 70 chantiers répartis sur tout le littoral.

 

Il n’est pas normal qu’aucune incitation à l’innovation dans l’industrie navale ne soit prévue, alors que dans le cadre de la politique européenne  tous nos voisins européens ont prévu des budgets.

 Il n’existe pas de politique maritime digne de ce nom qui n’intègre pas cette composante forte que sont la construction et la réparation navale.

DANS L’INDUSTRIE NAVALE MILITAIRE :

La France est avec la Grande-Bretagne, l’un des deux seuls états membres de l’Union Européenne à disposer d’une marine militaire à vocation mondiale.

 

La question du second porte-avions se pose effectivement parce que celui que nous avons est immobilisé pendant 18 mois tous les 7 ans.

Or nous avons besoin d’une présence permanente à la mer. Nous y ferons face.

La solution est sans doute de négocier avec les Britanniques dans une perspective de défense européenne ou nous devons mutualiser nos moyens techniques et financiers.

AU NIVEAU DU PAVILLON FRANÇAIS :

 

 Elle n’est pas favorable au maintien du pavillon RIF ( registre international français ) en revanche il faut mettre un terme à la concurrence maritime internationale qui se fait uniquement par les coûts au prix d’une exploitation souvent scandaleuse des marins et des risques considérables sur le plan de la sécurité.

En revanche la création d’un pavillon européen serait un gage de garantie de qualité, mais qui devra nécessiter une forte mobilisation politique dans les instances internationales.

AU NIVEAU DE LA PROTECTION SOCIALE:

Le système de protection sociale des marins en France est le plus ancien de tous.

 

Pas question de le remettre en cause  il faut peut-être arriver à une certaine modernisation du régime de l’ENIM ; les réflexions sur ce point seront à mener avec l’ensemble des partenaires et au premier rang desquels les bénéficiaires eux-mêmes. 

 

Ce régime de protection sociale a été patiemment construit au cours des siècles pour pallier la pénibilité et les risques particuliers du travail en mer.

Les marins y sont légitimement attachés.

 

AU NIVEAU DE LA SECURITE MARITIME :

 

 Les questions de sécurité maritimes sont plus que jamais d’actualité.

Le modèle français de l’action de l’état de la mer est performant et efficace.

La gestion de l’accident maritime du porte-conteneurs  « MSC NAPOLI » en a encore apporté la preuve dernièrement avec notamment une bonne coordination avec les Britanniques.

La question sur l’équipement de navires dépollueurs me paraît pas important dans le combat à mener pour la sécurité maritime.

S’il est vrai qu’après les catastrophes écologiques que nous avons connues ces dernières années, des mesures ont été prises et commencent à porter leurs fruits en matière de sécurité maritime, il reste beaucoup à faire.

L’élaboration d’un  livre vert est l’occasion d’une vaste réflexion sur les activités en mer et les normes qui les régissent

L’enjeu de cette réflexion est précisément la façon de gérer les différentes composantes de la politique maritime de façon intégrée et coordonnée.

L’ENJEU ENVIRONNEMENTAL DU 21ème siècle :

Cet enjeu est majeur, il nous faut comprendre pour évaluer et anticiper les évolutions climatiques.

La France et l’Europe doivent disposer d’un pôle de recherche océanographique fort et ouvert à toutes les coopérations internationales.

L’avenir de la planète, compromis par le réchauffement annoncé, n’autorise aucune trêve dans l’effort déjà engagé.

LE TRANSPORT MARITIME :

Sans aucun doute le transport maritime est le moyen le plus écologique et le plus économique, nous nous devons de l’encourager et de favoriser les échanges intermodaux à l’échelle européenne.

 

Les projets d’autoroutes de la mer font l’unanimité, des aides publiques au démarrage seront proposées.

DANS LE SECTEUR DE LA PECHE :  

 

Bruxelles doit encourager le renouvellement des flottilles, concernant l’aquaculture la recherche doit permettre des élevages de poissons respectueux de l’environnement.

 

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