Pour le troisième mois consécutif l'UMP trafique les chiffres du chômage en continuant d'ignorer les corrections habituellement apportées aux estimations brutes données par l'ANPE .
L'UMP et son candidat continuent de faire la sourde oreille aux injonctions de l'EUROPE demandant à la FRANCE de corriger les estimations de son bilan économique dont les statistiques du chômage , en la matière , L'Europe classe la France en queue de peloton .
Et pendant ce temps en FRANCE , les techniciens chargés d'établir ces statistiques se mettent en grève pour que le public ne les considère pas comme des collabos à la solde du pouvoir :
Chômage: Les statisticiens en grève
"Vendredi prochain, notre direction va continuer à légitimer une estimation mensuelle du taux de chômage qui ne trompe que ceux qui le veulent bien", déclarent-ils dans un communiqué.
Cet appel a été décidé lors d'une assemblée générale des personnels et des organisations CGT, SYNTEF-CFDT, FO, SNU/FSU et Unsa.
La semaine dernière, une centaine d'agents de la Dares, de l'Insee et de l'ANPE s'étaient rassemblés devant la tour Mirabeau, dans le XVe arrondissement de Paris, pour demander à leur direction respective de ne pas publier la prochaine estimation mensuelle des chiffres du chômage entre les deux tours de l'élection présidentielle.
En janvier, l'Insee avait décidé de ne pas publier l'enquête emploi pour 2006 menée par ses services et contredisant la baisse du chômage affichée par le gouvernement.
Selon les syndicats, la direction de la Dares a "participé à la mascarade" en refusant d'utiliser des études de ses propres services, qui expliquent comment "des modifications de la gestion de la liste de chômeurs par l'ANPE conduisent, depuis 2005, à une sous-estimation du nombre réel de demandeurs d'emploi."
"La crédibilité de la Dares et plus largement du système statistique public est en jeu. C'est donc avec la même exigence que le personnel fera grève jeudi 26 avril pour s'opposer à la publication du chiffre du chômage de mars prévue le vendredi 27", précisent-ils dans leur communiqué.
La crise d’identité que traverse l’ANPE est d’autant plus profonde que la façon dont elle remplit ses autres missions, qu’il s’agissent du contrôle de la recherche d’emploi ou du comptage des chômeurs, est également sur la sellette. Ce sont en effet les services qui calculent le chiffre mensuel du chômage. Or la fiabilité de ce chiffre est de plus en plus contestée par les experts eux-mêmes, qu’il s’agisse de ceux de l’INSEE (Ministère de l’Economie) ou de la DARES (Ministère du Travail).
(...) Le succès de la grève d’aujourd’hui traduit le refus de nombre de salariés de l’ANPE d’être associés à ce qui apparaît à tort ou à raison comme une manipulation liée aux échéances électorales.
Bien entendu après l'élection du 6 mai ...
Stop ... le mensonge ne passera pas

Le 6 mai on vote
Ségolène ROYAL