DES ENGAGEMENTS NON RESPECTES ...
MAIS SARKOZY A CONVAINCU L'EUROGROUPE
Un article publié sur ce blog le 4 juillet était intitulé
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"DEFICIT : Sarkozy arrivera t-il à convaincre
(endormir !) les européens ?"
On pensait avoir la réponse lundi en début de soirée : c'était NON !
Ses partenaires européens de l'Eurogroupe était très critique vis-à-vis du dérapage budgétaire français.
Celui qui avait avancé comme un point fort de son projet la réduction du déficit, celui qui fustigeait le Pacte Présidentiel de notre candidate Ségolène ROYAL, a été obligé de s'expliquer directement (on ne saura jamais pourquoi Christine Lagarde a fait le voyage !)
Un voyage à BRUXELLES où, selon le journal LE MONDE il devait "expliquer pourquoi il a décidé de reporter à 2012 l'assainissement des finances publiques françaises ...
Cette décision viole plusieurs engagements de la France. Elle va notamment à l'encontre de son programme de stabilité approuvé le 30 janvier par l'UE et qui prévoit une réduction importante du déficit dès 2007 afin de parvenir à un déficit proche de zéro et à un endettement inférieur à 60 % du PIB en 2010.
L'échéance 2010 avait, en outre, été solennellement réitérée en avril dernier par tous les ministres des finances de la zone euro, qui s'étaient engagés à tirer parti de la forte croissance actuelle ? 2,6 % dans la zone euro cette année ? pour accumuler des réserves en prévision du vieillissement de la population.
De plus, la promesse de réduire le déficit de 0,5 % par an est écartée : le gouvernement a déjà renoncé à ramener les déficits publics à 1,8 % en 2008 après 2,5 % en 2007, puisque l'on parle désormais d'une stabilisation l'an prochain.
En outre, si les "réformes structurelles" préparant l'avenir ont bonne presse à Bruxelles, les mesures annoncées par le gouvernement français font tiquer dans les milieux européens. Le seul coût du "paquet fiscal" qui sera soumis cet été au Parlement est évalué à 0,6 % du PIB par :
- la déduction fiscale des emprunts immobiliers (0,3 point de PIB)
- la suppression des droits de succession (0,1 point)
- l'exonération des charges sociales pour les heures supp. (0,2 point).
"Nous voulons plus de détails, mais ce ne sont pas des réformes structurelles", estime un responsable de la Commission qui doute de leur impact sur la croissance économique.
De plus, loin de se stabiliser, la dette de la France est repartie à la hausse au premier semestre pour atteindre environ 65 % du PIB au lieu de 63,7 % fin 2006, et son déficit en fait le cancre de la zone euro, surtout par rapport à l'Allemagne, qui devrait avoir un déficit de 0,6 % cette année à comparer aux 2,5 % français."
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Et puis, arriva la fin de la soirée : c'est OUI !
Avec ce gros titre (REUTERS) :
L'offensive Sarkozy, qui ne s'estime pas lié par des engagements pris juste avant l'élection présidentielle - de manière un peu rapide selon lui - a visiblement touché sa cible.
"Il faut un peu de temps pour que les réformes génèrent des économies", a-t-il argué.
Si le choc de croissance qu'il attend de ses mesures produit ses effets en termes de recettes fiscales, "alors nous pourrons être au rendez-vous de 2010".
"Si nous n'y arrivons pas, alors je demanderai d'être au rendez-vous de 2012", a-t-il dit. "La question n'est pas d'évoquer des résultats à trois ans mais de les tenir."
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2010 ... 2012 ... ON VERRA !!!!!
Cet engagement a suffi à éviter une crise que personne ne veut ouvrir avec un président nouvellement élu alors que l'Union européenne commence à peine à sortir de la paralysie provoquée par le "non" français à la Constitution européenne de 2005.