Alors ? 10 000 ? ... 17 000 ?

Un article lu sur liberation.fr
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Lourde addition pour le mammouth
. Bercy table sur 17 000 suppressions de postes. Les syndicats enseignants préparent la rentrée.
Les fédérations de l'Education nationale se voient aujourdh'hui pour "construire, au plus près du terrain, la mobilisation" contre les suppressions de postes annoncées, indiquait hier l'UNSA-Education.
Deux hypothèses sont sur la table : la première, évoquée début juillet par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, prévoit la suppression de 10 000 postes; la seconde, celle du ministre du Budget, Éric Woerth, en retire 7 000 de plus.
Si l'on s'en tient aux engagements de campagne du candidat Sarkozy - non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite - le second scénario serait le plus probable. Au total, le gouvernement prévoit de supprimer 30 000 à 40 000 postes dans la fonction publique.
"35 000" avait précisé François Fillon dans son discours de politique générale au début du mois. Or, l'Education nationale représente la moitié des effectifs. D'où les 17 000 avancés par Woerth.
En attendant les arbitrages définitifs, les syndicats affirment que l'hypothèse basse serait déjà inacceptable : "Dix mille de moins, c'est une centaine par département, on a jamais vu une telle hémorragie", souligne un responsable du SNES.
Entre l'enclume de Bercy et le marteau des syndicats, la marge de manoeuvre de Xavier Darcos est étroite. Frédérique Rolet, secrétaire nationale du SNES, le voit bien : "Nous avons affaire à un ministre qui connaît bien l'Education nationale. Il sait qu'on ne peut pas arbitrer à la calculette. Mais, en même temps, il nous dit clairement qu'il est là pour appliquer la politique gouvernementale."
Pour rendre possible ses objectifs, le gouvernement devra nécessairement, selon les syndicats, "revoir l'offre éducative" pour la rentrée 2008. Cela passerait, notamment, par la diminution des horaires des élèves et la promotion de la bivalence des enseignants (enseignement de deux matières). De quoi provoquer, préviennent les syndicats, "un mouvement de mécontentement de grande ampleur".