Lu dans
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE (Olivier Picard)
"Le dialogue social qui figure, pourtant, dans l'intitulé du texte, a été sacrifié. Les syndicats ont été consultés, c'est vrai, mais avec un délai couperet et il n'a été tenu aucun compte de leurs principaux désaccords. A tel point qu'on se demande finalement pourquoi on leur a demandé leur avis...
Sur le fond, rien de choquant. Le gouvernement a parfaitement le droit d'appliquer la politique sur laquelle il a été élu.
Sur la forme, on ne manquera pas de relever une certaine hypocrisie. La loi ne vise pas tant à mettre les partenaires sociaux dans le coup - pour qu'ils inventent eux mêmes un dispositif viable - qu'à faire adopter des règles contraignantes limitant, de fait, le droit de grève.
Une approche délibérément idéologique, qui en vaut une autre, mais qui doit être assumée comme telle, sans habillage. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy doit choisir sa méthode : soit il impose d'autorité un traitement de choc, soit il fait confiance à une concertation qui, inévitablement prendra des mois pour aboutir"
Entendu à la télé : Un député UMP a déclaré : "IL FAUT ALLER BEAUCOUP PLUS LOIN" "METTRE LES SYNDICALISTES AU PIED DU MUR" CA C'EST UN TRAITEMENT DE CHOC !!!