Vous avez dit bizarre, comme c'est étrange !
L’affaire Gautier-Sauvagnac, président de la Fédération patronale de la Métallurgie (UIMM) continue de susciter des interrogations. Sur l’importance des prélèvements d’argent, évidemment : on parle de 5, puis 15 et maintenant 20 millions d’euros …
Mais quelque chose me "chiffonne", dans cette affaire : comment peut-on croire que, soudain, on découvre des mouvements importants et suspects, alors que cela remonte à 2000 ?
Je sais bien que le temps est à la corruption, et à la confusion excellemment entretenue par ce pouvoir, par Sarkozy en personne, avec ses embrouilles, ses mensonges, d’autant plus énormes que les français les avalent goulûment.
Mais quand même ! Comment peut-on nous faire gober que personne ne savait, que tout cela s’est passé sans qu’un ou plusieurs banquiers ne s’en aperçoive.
Mais ce n’est pas fini, il y a autre chose : le financement des syndicats est maintenant sur la sellette, des soupçons ont été lancés.
Curieux, là aussi, que cela sorte en ce moment. Le pouvoir chercherait à faire exploser le syndicalisme, après s’être attaqué à l’opposition politique, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
Avez-vous entendu souvent Sarkozy, pendant la campagne, valoriser le rôle des syndicats ? J’ai le souvenir d’une réplique face à Ségolène Royal, critiquant avec toute l’ironie dont il est capable, notre candidate sur sa méthode de dialogue. En résumé : vous avez un problème, vous réunissez les syndicats et vous les laissez régler le problème … Ou encore, c’est Claude Guéant qui déclare que 53 % des français, c’est autre chose que 7% de salariés syndiqués. Si les chiffres sont exacts, le procédé est teinté de tout le mépris dont, lui aussi, est capable.
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Le projet socialiste, et le Pacte Présidentiel, c’était une tout autre vision, celle qui a été dénommée Démocratie sociale.
En voici quelques extraits :
"Notre système de relations sociales doit être profondément reconsidéré. Le rôle des syndicats doit être affirmé, la négociation collective confortée et clarifiée et le droit de l’entreprise repensé pour rééquilibrer les pouvoirs entre capital et travail."
"Nous proposerons, dès le début de la mandature, la mise en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale."
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Ségolène ROYAL avait naturellement repris ces propositions. Constatant l’archaïsme du syndicalisme français, en comparaison avec nos voisins européens, elle les avait même renforcées, en militant pour un dialogue social de qualité, pour le développement d’un syndicalisme de masse.
Voyez-vous Sarkozy tenir ce discours ? Après tout, oui,
il en est capable … pour ensuite faire le contraire.
Et c’est sans doute ce qu’il est en train de faire !