"La région Poitou-Charentes, il y a encore beaucoup de choses à faire, dans tous les domaines", assure Bussereau. Mais quoi ? L'animateur Jean-Pierre Elkabbach ne pose pas la question... et les indices livrés par le candidat sont maigres pour le deviner : "rappeler ce que Jean-Pierre Raffarin avait su faire à une époque", ce serait son programme ? C'est un peu léger et pas très moderne, mais le secrétaire d'Etat aux Transports n'a que ça à nous mettre sous la dent !
Quant aux différences entre lui et Ségolène Royal, elles restent ténues : "je suis sérieux, j'ai déjà fait mes preuves sur le terrain et je suis un enfant de cette région." Pas un dossier, pas un axe, pas une mesure prise par l'actuelle présidente du conseil régional qu'il ne puisse citer et critiquer, Dominique Bussereau semble plus vouloir sanctionner "l'animatrice » du Parti socialiste et son "oeuvre de destruction" que la responsable de collectivité locale.
A la proposition de Jean-Pierre Elkabbach de débattre en direct avec la candidate socialiste, il exulte, gonfle le torse et promet du spectacle... Grisé par la lumière, les caméras, les micros qui se tendent vers lui du fait de la personnalité face à laquelle il a été placé, le ministre des Transports se laisse aller à la stratégie habituelle de l'UMP de railler l'ex-candidate socialiste sur son influence sur le Parti socialiste. Un bon argumentaire électoral effectivement, mais pas pour la même élection... à moins que Dominique Bussereau ne convoite secrètement le poste de Premier secrétaire du PS !