Vincent Peillon s'est exprimé dans les colonnes du journal Le Monde le 14 février.
En tout début d'entretien, un sujet qui intéresse énormément les médias (les français, pas sûr !) : le devenir de l'imam de moins en moins caché, DSK.
Les réponses de Vincent Peillon ne laissent planer aucun doute : désormais, il soutient fermement la (non) candidature de DSK.
A propos du sus-nommé, le journaliste pose la question de "sa capacité à rassembler la gauche. Pour cela, Martine Aubry n’est-elle pas mieux placée ?"
Réponse de V. Peillon (extrait) :
"Aujourd’hui, il semble être le mieux à même de rassembler largement la gauche au premier tour et au-delà au second. Quant au risque de non-report des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et des communistes, je n’y crois pas".
D'autres, à gauche, ne sont pas de cet avis. J'en suis.
Vincent Peillon a parfaitement le droit d'afficher ses préférences.
Ce qui est contestable, c'est la diffusion qu'il vient de faire de son interview, à travers le réseau constitué au lendemain du Congrès de Reims, "Espoir à Gauche".
C'est par cette voie que j'ai reçu un e-mail contenant l'entretien au Monde.
Nous sommes plusieurs à nous souvenir de sa tentative d'OPA sur la motion de Ségolène ROYAL, en récupérant au passage le fichier des signataires de la motion "E".
Ce qui lui permet , de façon très épisodique, de réveiller le "machin" et de diffuser ses propres messages au nom d'une nébuleuse portant toujours le nom d'Espoir à Gauche.
Il faut parler de feu-motion "E", d'ailleurs. Comme toutes les autres, elle a éclaté au gré des divers appétits de postes à responsabilité dans l'appareil du PS ou mandats électifs.
Un épisode (à Dijon) est là pour nous rappeler que Ségolène ROYAL n'avait pas tardé pour remettre les choses à leur place !
Ce qui lui valût quelques petites phrases assassines de la part de son ex-"camarade".
Bref, pour revenir à l'interview diffusé, c'est quand même très gonflé d'utiliser "Espoir à gauche", courant de Ségolène ROYAL et de ses soutiens d'alors, pour soutenir ... DSK !
Il fut un temps où Vincent Peillon dénonçait certaines pratiques détestables de quelques personnalités du PS, qu'il avait lui-même baptisé de "nuisibles", et auxquelles il semblait indiquer la direction de la sortie !
Il est évident qu'il a tout oublié de cette période et de ses bonnes paroles.