Des nouvelles du Sphynx de Washington ? Je n'y tiens pas plus que ça ... moi aussi il m'énerve avec ses atermoiements. Mais ce n'est pas ça le plus grave. C'est le spectacle affligeant offert gratuitement à nos concitoyens qui est préoccupant.
"Elle est pas finie cette nuit du Fouquet's ?" demande t-on à Sarkozy. Et DSK, "il la termine quand sa danse du ventre ?"
DSK joue avec les nerfs des socialistes
Source : LeParisien.fr - le 25 novembre 2010
Un pas en avant, deux pas en arrière : DSK donne le tournis au PS. Après avoir marqué des signes d’intérêt pour la présidentielle de 2012, la semaine dernière lors de son séjour à Paris, Dominique Strauss-Kahn prend à rebrousse-poil les socialistes. Alors qu’il est au firmament de la dernière vague de sondages, le patron du FMI vient en effet d’accorder dans l’hebdomadaire allemand "Stern", le 18 novembre, une interview dans laquelle il réaffirme vouloir terminer son travail à la tête de l’institution financière internationale.
Question du journaliste allemand : "Allez-vous vous présenter contre Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle ?"
Réponse de DSK : "Je vais vous répondre ce que je réponds à tout le monde. Je vais assurer ma fonction de directeur général du FMI jusqu’à la fin. Et la fin, c’est 2012."
Désigné en septembre 2007, le mandat de DSK, d’une durée de cinq ans, court en effet jusqu’à l’automne 2012, donc après l’élection présidentielle. Malgré la clarté des propos, faut-il en conclure que Strauss-Kahn a mis l’une croix sur un retour en France ? "Une déclaration de non-candidature dans un hebdomadaire allemand, ça n’a aucun sens", confie l’un de ses fidèles"
[ah bon ??? à l'étranger on peut donc raconter n'importe quoi ? ]
"Cela signifie simplement que tant qu’il n’a pas pris sa décision, il reste directeur général du FMI à 100%", explique Christophe Borgel, une des pièces maîtresses du réseau DSK. En clair, en pleine crise irlandaise et alors que l’avenir de l’euro est en jeu, Strauss-Kahn veut montrer à ses partenaires étrangers qu’il est entièrement occupé par sa tâche.
Quitte à mettre en boule les nerfs de certains socialistes. Viendra, viendra pas ? "Tout le monde s’interroge. Les socialistes ne peuvent plus attendre", s’agace le député Bruno Le Roux, proche de François Hollande. Lancé dans la course aux primaires, Manuel Valls met en garde contre "le jeu des petites phrases qui vont finir par poser problème".
"Un jour, il donne des signes sur France Inter, un autre jour, il ferme la porte : ça risque d’ajouter à la confusion", regrette le député Patrick Bloche. "Plus c’est le bordel au PS, plus il apparaît comme le sauveur et moins il y a besoin d’une primaire dont Strauss-Kahn ne veut pas s’embarrasser", décrypte un député prêt à s’engager derrière lui.
[ "c'est le bordel au PS" ... là dessus il y a une certaine claivoyance, c'est vrai ! ]
La méthode finit par lasser. "Le PS est le seul Parti socialiste chiite du monde avec un imam caché", grince Henri Emmanuelli. Et le député des Landes avertit :
"S’il veut être candidat, il faudra quand même qu’il se batte un peu. Il n’y a pas de raison que l’on gratte la terre avec nos ongles et que lui arrive en voiturette de golf à l’Elysée."