Elle vient de diviser ! Elle a lancé une déclaration de guerre ! Excusez du peu !!!
Laissons-là ces déclarations pour ce qu'elles sont : extrémistes et outrancières.
Et préparons-nous pour une campagne acharnée .. pour les français ... et contre la droite, mais je suppose que personne à gauche ne va se tromper de cible ...
Préparons-nous à l'action, car ...
Elle y va !
Source : lanouvellerepublique.fr - le 29.11.2010
L'édito complétant l'article sur la déclaration de candidature de Ségolène
La rupture du pacte tripartite, en fin de semaine dernière, laissait présager cette décision. Ce n'est pas vraiment une surprise, mais cette fois, c'est officiel. Elle y va ! Ségolène Royal se lance dans la bataille des primaires, bataille qu'elle avait déjà remportée, faut-il le rappeler, avant d'être la candidate du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007.
Toutes les belles promesses d'unité, toutes les embrassades de La Rochelle, toutes les démonstrations d'amitié avec la secrétaire nationale, tout cela vole en éclats.
Qu'on le veuille ou non, la présidente du Poitou-Charentes a conservé un impact médiatique étonnant, grâce auquel elle a préservé, avec une grande habileté manoeuvrière, son aura auprès des militants... et d'une partie de l'opinion publique.
Elle agace, elle déplaît, elle joue perso, mais elle ne laisse personne indifférent. Surtout pas ses futurs adversaires dans ces primaires qui s'annoncent désormais délicates, parce qu'elle vient de bousculer un jeu que la rue de Solférino espérait plus paisible. C'est raté, Ségolène a tout cassé.
C'est évidemment la montée en puissance de Dominique Strauss-Kahn qui fait sortir la dame du Poitou de son bois régional. Cette déclaration anticipée pourrait bien être perçue comme une... déclaration de guerre. Et une obligation faite au parti d'accélérer un processus de désignation que DSK souhaitait (direction du FMI oblige) le plus lent possible ; d'autant que malgré (ou à cause) du trop-plein de candidatures, les sondages continuaient à être très favorables à l'exilé de New York. En brisant le sablier, Ségolène Royal prend le risque, et il n'est pas mince, de réveiller les vieux démons de l'infâme congrès de Reims qui avait vu le PS se faire hara-kiri. Mais pour elle, il n'était plus temps de tergiverser. Elle veut "écouter les Français pour relever la France". C'est déjà un slogan de présidentielle.
Voici que le Parti socialiste est à nouveau à l'heure poitevine.