Nous sommes accablés de reportages, de déclarations, d'analyses politiques sur les conséquences de l'affaire DSK.
Accablés, c'est bien le mot.
J'ai longtemps hésité avant de publier ce billet. Comme l'ont fait de nombreux amis, le service minimum était de reprendre les propos de notre candidate aux Primaires Ségolène ROYAL.
Ils sont dans la tonalité de la plupart des personnalités du PS, somme toute. C'est-à-dire soucieux d'une certaine dignité, mais on sent bien l'embarras que provoque l'événement.
"DSK a droit comme tout citoyen à la présomption d'innocence tant que les faits ne sont pas prouvés. Ma pensée en cet instant va à sa famille, à ses proches et aussi à l'homme qui traverse cette épreuve".
"A chacun de se maîtriser et de ne pas chercher à profiter de la situation"
"Le moment n'est pas venu de commenter les conséquences de cette affaire sur la politique intérieure".
Sur toutes les nombreuses déclarations, quelque chose me préoccupe toutefois. Je vais tenter de résumer :
- oui, bien sûr, il y a la présomption d'innocence
- oui, il faut attendre le déroulement des procédures policière et judiciaire ayant cours aux USA, et considérer les deux versions en présence
- mais puisque deux versions il semble y avoir, ce qui me gène c'est le silence absolu qui est fait sur l'épreuve que vit la victime supposée, la femme de chambre qui déclare avoir subi une agression.
Peut-être est-elle coupable d'affabulation (certains vont jusqu'à avancer l'hypothèse d'un complot), mais en l'état actuel du dossier, elle est la présumée victime.
J'ai entendu en d'autres occasions l'émotion s'exprimer face aux violences faites aux femmes. Beaucoup ont souligné l'omerta, ou encore chez les victimes la peur de témoigner.
Là, pas un mot.