Martine Aubry vient donc de donner une interview au JDD, six jours après l'annonce de la candidature de Ségolène ROYAL.
Avant même cette candidature, la question de l'organisation des primaires faisait l'objet d'un débat au PS. Mieux vaut tard que jamais ... faute d'avoir véritablement eu lieu ce printemps, au moment de la convention sur la "rénovation".
Quand j'écris "au PS", ça ne signifie pas uniquement dans les sphères dirigeantes ...
Concernant le calendrier, sujet que d'aucuns nous présentent toujours comme secondaire, Martine Aubry nous dit qu'elle n'en changera pas.
Pas de surprise, donc. La ligne de conduite reste de perdre un maximum de temps pour laisser DSK "réfléchir" ...
Il y a toutefois UNE information : elle a décidé de reculer sa prise de décision vis-à-vis de sa candidature : "J’annoncerai ma décision personnelle en juin, comme notre calendrier le prévoit."
Pourtant, à La Rochelle cet été, alors que "son" calendrier" était connu, Martine Aubry envisageait de donner sa réponse en fin d'année. "Avant le début de l'année 2011" avait-elle dit.
Je note que cela n'avait pas déclenché de "jolie pagaille" au PS à ce moment-là. Tout était serein, pas de grandes envolées lyriques sur "la bataille des égos".
Et puis, une certaine Ségolène a décidé qu'il était temps de clarifier tout ça.
Alors, soudain la fièvre monte. Un des éléphants réclame une intervention de la 1ère Secrétaire.
Il fallait que ce soit Lang (rien d'étonnant, plus "respect des règles" que lui, tu meurs !) :
Martine Aubry doit "taper du poing sur la table et siffler la fin de la récréation"
Bien, maître !
C'est d'ailleurs le mot d'ordre qui est passé après l'interview de Martine :
"Je me félicite que Martine Aubry siffle la fin de la récréation. Elle appelle tous les socialistes à travailler, ensemble, autour de la constitution de leur projet ainsi qu'à respecter les règles qu'ils se sont fixées" (Jean-Marie Le Guen, un proche de DSK)
Pour le sénateur David Assouline : "Ce calendrier me convient complètement parce que c'est le calendrier gagnant. Il ne faut pas qu'il y ait de trou d'air au milieu"
MAIS ON N'EST PAS A L'ABRI DES TROUS DE MEMOIRE, monsieur l'ex-lieutenant de Ségolène !